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10 juin 2020 - 16:46 | Mis à jour : 16:51

Une saison à l’eau pour l’Héritage 1

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Le traversier L’Héritage 1 ne quittera finalement pas le quai de Trois-Pistoles pour Les Escoumins, cet été. En juillet, il prendra plutôt la route des installations du Groupe Océan, à Québec, où il doit subir d’importantes réparations en cale sèche. 

Ainsi, malgré des mois de démarches pour sauver le navire et la saison 2020, celle-ci aura aussi payé les frais de la pandémie de la COVID-19. Les directives de la santé publique ont eu un impact direct sur les chantiers maritimes québécois, forçant les équipes à être réduites de moitié et les échéanciers à être repoussés. 

Ce printemps, l’arrivée de l’Héritage 1 dans la région de la Capitale-Nationale était prévue pour le début avril, mais ce n’est que quelques mois plus tard, autour du 10 ou 11 juillet, selon les marées et la température, qu’elle aura lieu. 

La bonne nouvelle? Le traversier ne devra effectuer qu’un seul passage en cale sèche. Les travaux nécessaires, impliquant le remplacement d’une centaine de milliers de livres d’acier, s’étireront jusqu’à l’automne. Le navire devrait être de retour près de Trois-Pistoles juste avant la formation des glaces, au plus tard. 

«Normalement, il aurait 40 personnes pour le travail sur le traversier, mais les équipes ont été coupées en raison de la COVID-19. Ils regardent tout de même présentement la possibilité de faire deux quarts de travail», explique le secrétaire de la Compagnie de navigation des Basques, Jean-Marie Dugas. 

Évidemment, M. Dugas est déçu de perdre la saison 2020 de la traverse – et les retombées économiques qu’elle amène –, mais il essaie de voir les choses avec philosophie. Il explique que la traverse aurait eu de la difficulté à faire ses frais, dans les circonstances actuelles. 

«Dans notre malchance, le positif c’est probablement le fait que nous aurions été contraints de voguer à moitié de notre capacité et qu’à ce moment-là, ce n’aurait pas été possible d’être rentable», dit-il. 

«Il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur. On est chanceux d’avoir la subvention, chanceux que les travaux puissent se faire. Et si [une saison devait être perdue], c’est celle-ci.»

Rappelons que le gouvernement a octroyé, en mars, une aide financière de 4,9 M$ pour les travaux qui doivent être effectués. Cette annonce a été précédée par une vaste mobilisation citoyenne qui a amené des citoyens des Basques dans la Capitale-Nationale à quelques reprises. 

En attendant le retour du navire, la Compagnie de navigation des Basques n’oublie pas ses employés qu’elle souhaite garder. Actuellement, ils suivent des formations dans la région de Québec. Lorsque l’Héritage 1 sera en région, on espère également effectuer de petits travaux permettant de garder le lien d’emploi. 
 

 

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