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6 juin 2020 - 06:34

Réfection de la route 293 : une bonne nouvelle pour les citoyens des Basques

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Le gouvernement du Québec a présenté le projet de loi 61 pour la relance de l’économie du Québec le 3 juin. Parmi les projets d’infrastructures ciblés au Bas-Saint-Laurent figure le réaménagement de la route 293 à Notre-Dame-des-Neiges, une intervention qui est demandée depuis belle lurette par les acteurs politiques régionaux.

«Quand j’ai lu cela, j’ai arrêté ma lecture, puis j’ai recommencé au début. Je n’en croyais pas mes yeux, c’est vraiment une bonne nouvelle. C’est aussi une démonstration pure et nette qu’il n’y a jamais eu de volonté politique de réaliser ce projet, on se faisait ‘’bullshitter’’. Peu importe, il faut arrêter de regarder en arrière», a réagi le préfet de la MRC des Basques, Bertin Denis. Avec les années, le préfet a fait de ce projet son fer de lance, multipliant les sorties médiatiques lorsque des victimes perdaient la vie sur ce tronçon de la route 293.

Il rappelle que de petits budgets étaient alloués chaque année pour développer ce projet pour de l’arpentage, des études de sol ou environnementales. «On nous jouait du violon chaque année pour nous faire attendre. Quand j’étais maire de Saint-Éloi en 1993, on m’avait dit que la route 293 faisait partie des priorités quinquennales. On n’a pas les mêmes années, mais on est très heureux», ajoute M. Denis.

Ce chemin, dessiné tout en courbes pour adoucir les pentes pour les chevaux, a mal vieilli dans le temps et n’est pas vraiment adapté pour la circulation de poids lourds dans ce secteur. Des articles contenus dans le projet de loi 61 permettraient d’accélérer le processus d’acquisition de terrains ou d’expropriations, notamment.

Le maire de Notre-Dame-des-Neiges, Jean-Marie Dugas, ne se dit pas surpris de cette nouvelle puisque le projet de la route 293 était déjà ciblé parmi les priorités du ministère des Transports depuis deux ans. Il était confiant que ce chantier débloque prochainement. «Il restait quelques acquisitions de terrains à faire, dont une sablière et c’était une question de main-d’œuvre disponible avec le gros chantier de l’autoroute 85», souligne-t-il. Ce dernier travaille en collaboration avec le ministère des Transports afin que les réseaux d’aqueduc et d’égout soient installés simultanément lors des travaux de réfection de cette route, mais cet aspect n’est pas encore réglé.

En 2014, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement chiffrait le projet entre 25 et 50 M$. Une estimation qui est toujours valide en ce moment, confirme le ministère des Transports du Québec. Le secteur touché par le réaménagement se situe entre les kilomètres 44 et 48. Aucun échéancier n’a encore été fixé pour la réalisation de ces travaux. «Nous sommes encore dans la phase préparatoire des études de sols, de la rédaction des plans et devis et de l’acquisition des terrains. Il reste encore beaucoup d’étapes à franchir», souligne la porte-parole du ministère des Transports du Québec, Claire Pouliot. Des échanges auront lieu entre le gouvernement et les groupes d’opposition sur différents points du projet de loi 61 avant son adoption, notamment sur l’aspect environnemental.

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