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23 mai 2020 - 06:53

Mylène Rioux, passionnée par la course et la mécanique

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Depuis qu’elle est toute petite, Mylène Rioux aime tout ce qui possède un moteur. Pas étonnant alors qu’elle ait décidé de faire carrière en mécanique automobile. Mais même si elle côtoie des voitures au quotidien, c’est sous le capot de son Acura Integra 1998 qu’elle a sans doute passé le plus de temps dernièrement. Un véhicule impressionnant qu’elle a mis à l’épreuve, cet automne, dans le cadre de la nouvelle série Les génies de la vitesse diffusée à Z. 

Voilà maintenant plusieurs années que cette passionnée travaille avec son conjoint Éric sur ce bolide de puissance. Une Integra originale à l’achat, mais qui développe aujourd’hui près de 650 chevaux-vapeur… Une bête de course qui peut franchir le «1/4 de mile», 402 mètres, en seulement 10,4 secondes. 

«Mon objectif, c’est d’atteindre les 9 secondes, alors on a encore du travail à faire», rigole la résidente de Saint-Antonin, au bout du fil. «C’est mon rêve d’adolescente d’avoir ce modèle-là. Je ne pense pas m’en départir un jour.»

Il faut savoir que Mylène Rioux combine sa passion pour les voitures avec celle de la course depuis un bon moment déjà. Si un moteur capricieux ne lui a jamais fait peur, une accélération à plus de 240 km/h non plus, vraisemblablement.

«Travailler sur l’auto, l’améliorer, faire les choses soi-même, tout ça est vraiment le fun, explique-t-elle. On passe des heures et des heures à travailler sur le véhicule. Tout ça pour 9-10 secondes de course, au final. Mais quand tu es dans la voiture, tu ne penses plus à rien. C’est dubonheur.»

Cette mère de famille a découvert les deux univers à peu près au même moment, à la fin de l’adolescence. Convaincue qu’elle voulait faire carrière dans le domaine automobile, elle s’est inscrite en mécanique. «J’ai quand même hésité au début, mais je l’ai fait, raconte-t-elle. Je me suis ensuite rapprochée des courses parce que mon parrain, Gaston Dubé, avait besoin de mécanos dans son équipe. J'ai grandi dans ce milieu-là.»

Sa fameuse Integra, elle se l’est aussi procuré vers 2008-2009. Une véritable histoire d’amour. «Je l’ai achetée à 18 ans avec l’argent que j’avais économisé. Au fil des ans, je l’ai modifiée pour améliorer la performance dans la rue. Puis, j’ai commencé le drag pour le plaisir», poursuit Mylène.

Les courses de type dragster, ce sont ces compétitions d’accélération en ligne droite. Après un départ arrêté, la voiture gagnante est celle qui franchit le 1/4 de mile en moins de temps. «Plus t’en fais, plus t’en veux. Évidemment, tu vois aussi d’autres véhicules performants et ça devient ton trip d’en avoir un comme ça...»

Assez rapidement, la petite Integra n’était plus adaptée pour les balades à l’épicerie, si bien qu’elle a été dédiée totalement à la course. Puis, ces dernières années, des centaines d’heures ont été consacrées à rendre le bolide encore plus rapide, plus performant. 

Après les journées de travail chez Rivière-du-Loup Toyota – Mylène est «maître technicienne», un titre qu’elle est la seule femme à avoir au Québec –, de nombreuses soirées se sont terminées tard dans l’atelier. Le véhicule, son conjoint et elle l’ont construit de A à Z.

«On a travaillé sur le moteur et on a mis beaucoup d’énergie sur le châssis. On a aussi ajouté une cage, amélioré l’aérodynamisme, remplacé les pneus arrière…tout ça pour gagner des fractions de seconde, mais ce n’est jamais assez», ajoute-t-elle, le sourire dans la voix. 

LES GÉNIES DE LA VITESSE 

Cet automne, après plus de quatre ans de travail, Mylène Rioux a enfin écrasé l’accélérateur de sa voiture sur une piste de course dans le cadre de l’émission Les Génies de la vitesse, animée par Marie-Lyne Joncas. L’objectif est simple : battre l’une des voitures d’exception du réputé collectionneur de voitures exotiques Olivier Benloulou dans une course de type dragster.

Lors du septième épisode de la série, dont la diffusion a débuté le lundi 11 mai, l’Integra 1998 de Mylène s’est frottée à une McLaren 675LT non modifiée, une «exceptionnelle» de 675 chevaux-vapeur, dont la valeur peut dépasser les 400 000 $.  

Sans ne rien «divulgâcher», l’expérience a été unique à tout point de vue. Mylène et son conjoint Éric ont fait preuve de détermination et ont su surmonter bon nombre d’obstacles pour finalement franchir la ligne d’arrivée. «Je suis vraiment fière de nous», dit-elle.

Difficile de ne pas en dire davantage. Rendez-vous devant la télévision le lundi 22 juin, dès 21 h 30, pour en savoir plus. Une bonne occasion, aussi, d’en apprendre davantage sur une fière compétitrice et sur un couple soudé par la même passion. 

 

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