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21 avril 2020 - 06:55 | Mis à jour : 15:37

Le maire Jean-Pierre Rioux souhaite une relance graduelle

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

«Il faut reprendre une vie, il faut rouvrir des choses, tout en restant sur nos gardes», a mentionné Jean-Pierre Rioux, maire de Trois-Pistoles. Celui-ci soutient que la reprise des activités économiques devra se faire graduellement afin de remettre notre société en marche.

«Les règles de distanciation sont devenues un incontournable pour moi, ce n’est pas le temps de la critique envers les gens qui prennent les décisions. Nous sommes devenus prisonniers de notre grande insécurité face à ce virus et ses impacts. On a tous la peur en dedans de nous», a philosophé l’homme.

Le 21 avril, pour une 11e journée consécutive, le bilan officiel du CISSS du Bas-Saint-Laurent dénombrait seulement 34 cas sur son territoire. «Cela peut créer un faux sentiment de sécurité, la distanciation sociale devra rester plusieurs mois. La peur va rester là, mais ça va bien aller si on prend soin de nous un peu plus. Le lavage des mains et la distanciation sociale, ça fait partie maintenant de nos mœurs», a poursuivi M. Rioux.

Le maire de Trois-Pistoles pense toutefois que le gouvernement du Québec devra aller de l’avant avec une relance progressive, comme ce fut le cas dans les derniers jours pour les changements d’huile et de pneus sur les véhicules dans les garages et la construction résidentielle pour les maisons devant être livrées avant le 1er juillet prochain. «Des commerces sont fermés et en train de mourir», a lancé le maire.

«Le virus est là pour entre 12 et 18 mois, le temps d’avoir un vaccin. Les personnes âgées seront-elles confinées pendant tout ce temps? C’est un non-sens», a indiqué Jean-Pierre Rioux. Selon lui, il y a un risque à remettre la machine en marche, cependant il pense qu’il faut redonner aux citoyens une certaine liberté.

Concernant l’accès au Bas-Saint-Laurent, le maire croit que cette mesure va demeurer longtemps, considérant le faible taux de contagion dans la région versus celui de Montréal et d’autres centres urbains plus affectés. «On sait une chose, il faudra aller de l’avant, tout en évitant la contagion», a-t-il lancé. Jean-Pierre Rioux pense que le masque de protection pourrait devenir une tendance dans cette relance de l’économie. «Les masques augmentent le degré de sécurité, il pourrait apparaitre dans les magasins, voire même une exigence supplémentaire», a-t-il conclu.

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