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25 octobre 2019 - 08:01 | Mis à jour : 10:50

Retour à l’école pour les enfants de la famille Thibault

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Les deux enfants de la famille Thibault de Saint-Antonin, dont les parents se battent depuis plus d’un an afin qu’ils puissent fréquenter l’école Lanouette située près de leur domicile, effectueront leur rentrée scolaire ce lundi 28 octobre... à Rivière-du-Loup. Ils seront cette fois accueillis dans une classe spéciale de l’école Joly. 

Bien qu’ils souhaitaient que leurs enfants soient réintégrés à leur école de quartier pour l’année 2019-2020, Josée Tardif et Stéphane Thibault ont accepté, la semaine dernière, qu’ils soient pris en sol louperivois. Ils espèrent maintenant partir sur de bonnes bases avec le personnel du nouvel établissement.

Le jeune garçon de 9 ans et la fillette de 11 ans, atteints tous les deux du syndrome de Joubert, étaient à la maison depuis le début de l’année scolaire, puisque les parents et la Commission scolaire Kamouraska-Rivière-du-Loup ne s’entendaient pas sur l’école qu’ils devaient fréquenter. Mme Tardif et M. Thibault avaient notamment convenu que les enfants ne retourneraient pas à l’école La Croisée, à la suite d’un événement qui y est survenu en juin dernier

«C’est une tentative de scolarisation, a souligné l’avocat du couple, Me Christian Lajoie, ajoutant qu’il est important que les deux jeunes fréquentent une école. Il faut scolariser les enfants, tout en assurant leur sécurité.»

Dans ce dossier, la Commission scolaire a toujours maintenu que les besoins des deux enfants nécessitaient leur intégration dans une classe spéciale, ce que n’offre pas actuellement l’école de Saint-Antonin. Une opinion d’ailleurs partagée entièrement par le Conseil des commissaires et par le Protecteur de l’élève dans un rapport qu’il a étoffé, pour ce cas précis, à la fin septembre. 

DÉMARCHES

Malgré cela, la famille Thibault, représentée par Me Lajoie, a réalisé de nouvelles démarches judiciaires au début octobre devant la Cour supérieure afin que les enfants soient réintégrés à l’école Lanouette. Cette demande a été refusée par le tribunal. 

Dans son jugement du 9 octobre, le juge Claude Bouchard convenait néanmoins qu’il était nécessaire, dans l’intérêt des enfants, d’offrir une «alternative» à l’école La Croisée. Il soutenait du même coup que l’école Joly, avec certains aménagements, était une option. 

Dans le document, on apprend également que le couple Thibault-Tardif remettait en cause l’obligation, pour leurs enfants, de fréquenter l’une des écoles spécialisées de Rivière-du-Loup. On comprend qu’ils auraient souhaité que les services spécialisés d’une classe adaptée soit offerts à l’école Lanouette, mais la direction de la commission scolaire a expliqué que cela est impossible en raison d’une demande insuffisante, ainsi que d’un manque de ressources et d’espaces. 

«Les enfants seront intégrés à Joly et le plan de match numéro 1, c’est qu’ils soient accompagnés dans la classe à temps plein avec le même enseignant et les mêmes [intervenants] à journée longue et à la semaine longue», a partagé le secrétaire général et directeur des communications, Éric Choinière, jeudi. 

POURSUITE

Dans un communiqué de presse envoyé aux médias la veille, la Commission scolaire Kamouraska-Rivière-du-Loup mentionnait que ce dossier, qui a fait couler beaucoup d’encre cette année, «tire à sa fin». Me Christian Lajoie n’est cependant pas de cet avis. 

L’avocat mentionne qu’il a entamé une poursuite en dommages et intérêts s’élevant à  275 000 $ contre la commission scolaire. Il assure que d’autres «démarches extraordinaires» pourraient aussi être entamées devant les tribunaux si la scolarisation des deux enfants ne convenait pas à l’école Joly. 

 

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