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13 juillet 2019 - 06:02

Des solutions pour réduire la production de déchets à la source

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Bien que la crise du recyclage ne soit pas si criante dans la région, de nombreuses actions peuvent être posées par les citoyens et les industries, les commerces et les institutions (ICI) afin de réduire le tonnage de matières générées à la source.

«Nous menons plusieurs actions pour favoriser la participation des municipalités à la collecte sélective, dont des activités de sensibilisation, du porte-à-porte, des opérations de communication, ainsi que des initiatives de réduction à la source», explique Valérie Boulay-Thuotte, conseillère en gestion environnementale et en gestion des matières résiduelles pour Co-Éco.

L’organisme Co-Éco collabore avec la Régie intermunicipale des déchets du Témiscouata afin de faire le tri des matières recyclables et a aussi supervisé la rédaction des Plans de gestion des matières résiduelles des MRC de Kamouraska, Rivière-du-Loup et Les Basques pour 2016-2020.

Parmi les actions concrètes qui ont été privilégiées, on compte notamment la mise sur pied de lunchs zéro déchet à l’école primaire avec des contenants réutilisables pour mettre les sandwichs, tout en évitant les emballages individuels de yogourt ou de biscuits.

«On ne ressent pas la crise du recyclage au niveau de la participation à la collecte du bac bleu. La fermeture du marché de la Chine force le Québec à trouver des débouchés locaux pour le plastique, mais aussi à favoriser la réduction à la source. C’est une nouvelle manière de percevoir les matières résiduelles, à mon avis on entre dans une nouvelle ère qui va être très profitable pour tous», souligne Mme Boulay-Thuotte.

Des marchés d’alimentation favorisent le recours aux sacs réutilisables plutôt qu’aux sacs de plastique à usage unique pour l’achat de fruits et légumes, un premier pas de plusieurs qui permet de réduire la production de déchets à la source. Les achats en vrac ou de produits peu emballés peuvent aussi être une avenue à emprunter, tout comme l’usage de produits durables à utilisations multiples comme les rasoirs, les ustensiles, et la vaisselle, selon Recyc-Québec.

«Chose certaine, le recyclage se porte bien. La majorité des bacs bleus se trouvent sur le bord de la rue lors des collectes, et le nombre de matières non-recyclables qui s’y trouvent diminue constamment. Après plus de 20 ans de collecte des matières recyclables, ça devient acquis», complète la porte-parole de Co-Éco. Les actions de cet organisme sont basées sur les 3 RV, soit réduire à la source, réutiliser, recycler et valoriser, à prioriser dans l’ordre.

La Politique québécoise de gestion des matières résiduelles prévoit que la quantité de matières enfouies par habitant soit sous les 700 kg par année. En 2013, dans la MRC de Rivière-du-Loup, la quantité de matières résiduelles éliminées par habitant s’élevait à 968 kg, selon les estimations réalisées avec l’outil de Recyc-Québec. Diverses mesures concrètes inscrites dans le Plan de gestion des matières résiduelles 2016-2020 devraient permettre de faire réduire cette quantité de déchets enfouis par habitant.

Un exemple de ces actions est la mise en place de la campagne «Une collecte qui carbure!» visant à favoriser l’utilisation du bac brun, l’ajout de contenants de récupération pour les lieux publics municipaux et la transition vers une économie circulaire.

À noter qu’en février 2019, la Ville de Rivière-du-Loup a reçu la certification Communauté bleue de la part de l’organisme provincial Eau Secours. Elle s’est engagée à promouvoir les services d’eau potable et d’eaux usées financés détenus et exploités par le secteur public et à éliminer progressivement la vente d’eau embouteillée dans les édifices et lors des évènements municipaux.

Le gouvernement du Canada a annoncé en juin dernier son intention d’interdire les plastiques à usage unique comme les sacs, les pailles, les bouteilles d’eau et les emballages alimentaires à partir de 2021.

Ce qu’on peut mettre au recyclage :

  • Papier et carton (journaux, circulaires, feuilles, enveloppes, livres, rouleaux de carton, boites, carton de lait)
  • Verre (bouteilles et pots, de toutes les couleurs)
  • Métal  (papier et contenants d’aluminium, canettes, boites de conserve)
  • Plastique (bouteilles, emballages de produits alimentaires, de cosmétiques et d’entretien ménagers des chiffres 1, 2, 3, 4, 5 et 7, sacs et pellicules d’emballage).

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