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5 novembre 2018 - 06:57 | Mis à jour : 6 novembre 2018 - 09:22

Voix citoyenne: l’an un de Sylvie Vignet

François Drouin

Par François Drouin, journaliste

Twitter François Drouin
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Le 5 novembre 2017, Sylvie Vignet est élue à la mairie de Rivière-du-Loup. Après 12 ans à titre de conseillère, elle accède à la plus haute fonction de la magistrature louperivoise. Elle hérite d’une ville à la santé économique enviable, mais dont le contact avec les citoyens est à rétablir. Bilan de l’an un.

Après une campagne électorale placée sous le signe de la proximité, Mme Vignet s’est élevée comme la voix citoyenne. «Je ne voyais pas, comme l’ancien maire, les communications du tout comme ça se faisait. J’ai voulu amener des changements majeurs, notamment par les rencontres citoyennes. Ça fait toute une différence, les citoyens ont le sentiment de pouvoir nous parler», souligne la mairesse.

Cette proximité avec le citoyen est au cœur de sa gouvernance et s’exprime librement au sein même du conseil où la relation avec l’ancien maire, Gaétan Gamache, était tendue. Sous son impulsion et celle des six conseillers, la nouvelle mairesse souligne avoir effectué un virage à 180 degrés.

«Nous sommes sept autour de la table, c’est tout à fait correct de ne pas être d’accord. (...) On discute et on en vient à un consensus et si on n’y parvient pas, on demande d’autres explications pour être capable de prendre une décision. (...) On écoute chacun des conseillers et on respecte l’opinion, à la différence d’avant où il n’y avait aucun respect. Une personne décidait et c’est là que ça s’en allait.»

Mme Vignet qualifie son conseil de «très belle équipe» et vante l’attitude et l’ouverture de ses membres, notamment lors des séances régulières où l’atmosphère peut parfois être tendue.

D’ailleurs, le lundi 22 octobre, elle a fait face avec un mélange de célérité et de retenue aux foudres de Roger Plante, porte-parole du Réseau de l’information sur les municipalités et bien connu des différents conseils municipaux de la région. Après avoir répondu à quelques reprises avec un flegme qui la caractérise de plus en plus, elle a préféré mettre fin à la séance.

«On se doit d’être à la hauteur et d’avoir le contrôle sur soi-même. Ça commence lors des séances du conseil devant public. Ce n’est pas rien de représenter nos citoyens. Les citoyens doivent être fiers de nous et de la façon dont on représente la Ville. (...) Ce soir-là c’était émotionnellement très fort dans la salle. Je sentais les gens dans la salle, des conseillers, prêts à le sortir. Je ne devais pas perdre le contrôle et ne pas céder à la provocation.»

CARREFOUR MARITIME

Un an après les élections, les dossiers du Carrefour maritime et de la production de gaz naturel de la Société d’économie mixte d’énergie renouvelable (SÉMER) sont toujours d’actualité. Au sujet du Carrefour, la mairesse qualifie même de «farce» les délais encourus jusqu’à présent.

«Il faut que ça arrête. (...) Il nous reste le permis d’occupation et on travaille pour l’avoir. On travaille avec le nouveau député. On doit mettre notre quai à la hauteur de notre accueil. Ce n’est pas l’image qu’on veut laisser.»

SÉMER

La mairesse image les délais encourus par la production de gaz à sa façon. «Vous savez, ça n’a pas seulement pris deux mois pour mettre du caramel dans la Caramilk. Mais personne ne savait qu’on essayait de mettre du caramel. Dans le cas présent tout le monde le sait. L’innovation technologique, il y a des couts, mais on va être gagnant. Faire de l’argent avec des déchets de table ce n’est pas rien.»

Elle assure qu’un suivi serré des sommes engagées est effectué et que plus de 90 % du processus de production est fonctionnel. Elle défend le choix de la Ville qui a privilégié la biométhanisation et la production de gaz à celle du compostage.

«La plateforme (pour le compostage) coute excessivement cher et le lixiviat doit quand même être traité. Tu n’as aucun retour d’investissement, c’est une dépense perpétuelle, contrairement au système que nous avons choisi. Mais on saurait aujourd’hui que ce n’est pas si simple à mettre sur pied.»

Parmi les projets identifiés par son administration et qui connaitront des développements au cours de la prochaine année, Sylvie Vignet cite le futur concept de l’entrée ouest de la Ville qui sera présenté d’ici peu aux citoyens, la glace olympique au Stade la cité des jeunes, les Jeux du Québec et le prochain budget participatif.

REPRÉSENTATION DE LA VILLE

Sylvie Vignet est activement impliquée au sein de plusieurs organismes, notamment avec Femmes et gouvernance et l’Union des municipalités du Québec (UMQ). «On est une ville dynamique, ouverte aux changements, une ville intéressée à ce qui se passe.»

Quant au développement économique, elle admet que le défi est maintenant de maintenir les critères qui ont valu à la Ville de Rivière-du-Loup le titre de Première ville entrepreneuriale au Canada. «Le défi c’est de rester là, de toujours être derrière les entreprises». Si elle souligne que le crédit revient aux entrepreneurs, plusieurs critères d’analyse relèvent de la ville dans le sondage de la FCEI, notamment un taux de taxation plus bas, les politiques économiques et le milieu de vie.

«Quand tu arrives à Rivière-du-Loup, c’est une ville différente. C’est une ville dynamique et notre défi c’est de maintenir notre appui au développement économique.»

Le conseil municipal de Rivière-du-Loup est composé, outre de Syvie Vignet, d’André Beaulieu, Gérald Plourde, Jacques Minville, Steeve Drapeau, Mario Bastille et Nelson Lepage.

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9 réactionsCommentaire(s)
  • Continuez votre bon travail, c'est toute la ville et ses citoyens qui en bénéficient

    JACQUES DUBE - 2018-11-08 00:39
  • @Adalbert Levesque: Habituellement vous signez votre nom de famille Lévesque et non Levesque. Une erreur de frappe, j'imagine... Pour le reste, ce n'est pas un texte éditorial. Mme Vignet a été invitée à tracer le bilan, son bilan, de cette première année. Elle a accepté et ses propos sont ici résumés.

    Francois Drouin - 2018-11-05 23:32
  • @ GB3;
    Qu'est ce que je disait. Les avancées de trottoirs font partie du menu de tous les commentaires qui ont rapport à la ville

    René Lapointe - 2018-11-05 21:40
  • On croirait lire Alice au pays des merveilles...
    M.Drouin, êtes-vous à ce point naïf? Que pense votre patron de votre texte?
    Pour moi c'est véritablement une infopub...
    Êtes-vous à l'aise de rapporter le seul point de vue de la partie au pouvoir? Que pense l'opposition et l'ex-maire que Madame la mairesse critique vertement?
    Ce serait intéressant de vous montrer équitable en donnant aussi une infopub à l'ex-maire, M. Ganache, qu'en pensex-vous M. Drouin?
    Êtes-vous à l'aise avec ce style de journalisme inéquitable et irrespectueux envers vos lecteurs?
    On voit que votre article est tendancieux, vous ne trouvez pas?
    Apprenez à faire connaître le pour et le contre et à ne pas promouvoir un seul point de vue.
    C'est comme si la belle unanimité de l'actuel conseil selon la mairesse vous suggérait que cette belle unanimité se retrouve dans toutes les couches de la population de Rivière du Loup.
    S'il faut se fier à vos écrits, nous sommes assurés de vivre dans l'ignorance.
    Apprenez à dresser un portrait plus honnête de la situation a l'hôtel de Ville en nous montrant les deux côtés de la médaille...

    Adalbert Levesque - 2018-11-05 20:30
  • Je suis assez satisfait du travail de Mme Vignet à deux exceptions près. Elle tient des réunions citoyennes tel que promis, mais n'écoute absolument pas lorsqu'on lui soumet des idées intéressantes. Deuzio, elle promettait d'être le boss à l'hôtel de ville, et on constate que c'est toujours J Poulin qui mène avec sa foutue lubie d'excroissances de trottoirs dont nous sommes une des rares villes au Québec à multiplier à outrance. Combien d'endroits, en ville sont devenus dangereux avec ce fantasme des ingénieurs de la ville. Quand donc va-t-on enlever ces accroches roues dangereux, mais aussi traumatisants pour les déneigeurs ?

    GB3 - 2018-11-05 17:45
  • C'est quasiment trop beau pour être vrai. on croirait lire un publi-reportage!

    Adalbert Lévesque - 2018-11-05 16:47
  • À Frank Malenfant,
    J'aimerais un exemple du ''agir contrairement au sens donné par la consultation''. Et surtout ne me donné pas comme exemple les avancées de trottoirs.

    René Lapointe - 2018-11-05 12:14
  • Bon travail de mme Vignet en regard des relations avec la population mais encore beaucoup de travail à faire!!! Convention collective des col bleus échu depuis 2 ans et celle des pompiers échu depuis 1 an. Ensuite l’epineux Dossier de la caserne incendie!!! On s’en va ou avec ça!! Continuer tt de même votre bon travail.

    Citoyen externe!! - 2018-11-05 09:09
  • C'est un virage dans le bon sens. Mais les consultations citoyennes, c'est pas mal juste ça, le « sentiment de pouvoir (leur) parler». T'as l'impression qu'ils t'écoutent, pis tu déchante quand tu vois qu'ils agissent contrairement au sens donné par la consultation. On ne peut pas tenir ce genre d'exercice puis faire tout le contraire sans su justifier, c'est pire encore que de ne pas consulter. Très déçu.

    Frank Malenfant - 2018-11-05 07:51