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25 septembre 2018 - 09:59 | Mis à jour : 11:25

La Ville de Rivière-du-Loup souhaite interdire le cannabis dans les lieux publics

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin
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Les élus de Rivière-du-Loup souhaitent prendre toutes les précautions possibles avec la prochaine légalisation du cannabis. Ce mardi 25 septembre, le conseiller Nelson Lepage a déposé et présenté un projet de règlement encadrant la consommation de cette drogue dans les lieux publics, au même titre que l’alcool, en séance publique.  

Concrètement, en plus des endroits et lieux interdits à la Loi encadrant le cannabis, le projet de règlement entend interdire à toute personne «d’avoir à la vue ou d’exhiber du cannabis ainsi que ses préparations ou dérivés dans les voies publiques, trottoirs, rues, stationnements publics, parcs, places et tout autre endroit public de la Ville.» 

Également, il serait interdit à toute personne d’avoir les facultés affaiblies par l’alcool, la drogue, y compris le cannabis, ou toute autre substance dans les endroits publics. Les contrevenants pourraient recevoir des constats d’infraction. 

Cette démarche de la Ville de Rivière-du-Loup est réalisée à la suite d’une rencontre citoyenne qui s’est tenue sur le sujet dans les derniers mois. Les citoyens avaient alors fait part de leurs craintes en vue de la légalisation du 17 octobre prochain et ils avaient souligné ce qu’ils voulaient comme règlement. 

«Afin d’assurer une saine cohabitation entre les consommateurs et les non-consommateurs de cannabis, nous avons décidé d’appliquer exactement les mêmes restrictions que celles de la consommation d’alcool et de tabac sur le territoire. À titre d’exemple, il ne sera pas plus autorisé de consommer du cannabis qu’il n’est permis de boire de l’alcool sur le trottoir ou de fumer la cigarette dans nos parcs», résume la mairesse de Rivière-du-Loup, Sylvie Vignet.

Rivière-du-Loup n’est évidemment pas la seule ville à vouloir limiter strictement les endroits où il sera permis de consommer du cannabis dès sa légalisation. Il y a une semaine, la Ville de Sherbrooke a fait de même. C’est aussi dans les plans de dizaines d’autres municipalités québécoises, dont Repentigny, Saint-Eustache, Saguenay, Hampstead, Westmount et Drummondville. 

    

        >> Toutes les informations concernant ce projet de règlement sont disponibles ici. 

 

CONSULTATION PUBLIQUE

À Rivière-du-Loup, le règlement pourrait être adopté officiellement par le conseil municipal le 9 octobre prochain. D’ici là, les élus invitent les citoyens à leur faire part de leurs commentaires par courriel ([email protected]), par téléphone (418-867-6700), par clavardage sur le site Web de la Ville, par l'application mobile VilleRDL ou encore par Facebook. 

Les citoyens ont jusqu’au 2 octobre, 16 h, pour s'exprimer sur les restrictions proposées. 

 

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7 réactionsCommentaire(s)
  • @ M. Frank Malenfant: et les alcooliques eux ? Permettre de boire en public pour mieux intervenir auprès de ceux-ci.
    2 poids, 2 mesures = non merci !!

    Matt - 2018-09-25 22:16
  • @Franck
    Toi, tu as peur d'avoir peur et tu as besoin de voir les intoxiqués pour comprendre que si ces cochonneries n'existaient pas, il n'y en aurait pas de ce genre de problème. On parle de la pollution tous les jours comme la fin du monde et on se pollue le cerveau par le cannabis.
    Bravo la ville, bonne décision.

    Se tenir debout - 2018-09-25 19:10
  • 100% d'accord avec Matthieu et Laurier.

    YvesB - 2018-09-25 17:19
  • Pas de problèmes, vos citoyens viendront au Festival du «Bon Plant» à Trois-Pistoles en juin prochain. Il n'y aura pas beaucoup de senteur et de fumé, car le vent du «Nord-Est» transportera le tout vers Rivière-du-Loup.

    Marie-Pole - 2018-09-25 17:12
  • faut l'interdire absolument partout

    Laurier - 2018-09-25 15:33
  • Même restrictions qu'avec l'alcool = tout à fait logique, acceptable et normal.

    Matt - 2018-09-25 12:26
  • J'étais à la rencontre de consultation et, mis à part notre député Conservateur qui est venu nous dire que le PLC c'est le démon, les inquiétudes qui ont le plus été soulevés sont par rapport au fait que la ville approche une approche trop coercitive qui empêche les intervenants du milieu de cibler les problématiques de consommation et d'intervenir auprès des jeunes qui consomment. Ce qui avait ressorti de cette consultation, c'est que si on force tout le monde à fumer dans son sous-sol, on ne pourra pas intervenir auprès des jeunes qui s'intoxiquent et des adultes avec des problèmes de dépendance. J'espère qu'on ne déformera pas la parole des citoyens dans cette consultation, sinon ça va grandement alimenter le cynisme face à la volonté réelle de la ville de consulter ses citoyens.

    Frank Malenfant - 2018-09-25 11:16