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13 septembre 2018 - 11:32 | Mis à jour : 13:38

Ça ne va plus au conseil municipal de Saint-Paul-de-la-Croix

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

Le maire de Saint-Paul-de-la-Croix, Simon Périard, dénonce l’ambiance qui règne au conseil municipal, il parle même «d’agressivité et d’intimidation». «Nous avons une certaine division dans la prise de décision, quatre conseillers contre deux et moi le maire», note-t-il.

M. Périard a été élu au poste de maire lors des dernières élections municipales, le seul poste par un vote des citoyens. «Il y a beaucoup de choses qui ne sont pas faites dans les normes. Je voulais amener de la transparence et j’apporte donc des éléments qui dérangent. Je veux faire ma job de maire et je suis bloqué par quatre élus», explique Simon Périard.

À titre d’exemple, il a mentionné que les quatre conseillers (Jérôme Dancause, Johanne Charron, Christine Malenfant et Julie Bélanger) ont refusé un procès verbal parce qu’il y avait des recommandations du maire. «Le 12 mars dernier, Julie Bélanger était à l’extérieur du pays et les trois autres conseillers étaient absents de la séance pour la faire ajourner. On aurait été trois contre trois», ajoute-t-il. Les deux autres conseillers qui partagent la même ligne de pensée que le maire sont Micheline Gagné et Réjean Caron.

M. Périard a également donné l’exemple de travaux sur le rang près du pont de la rivière Mariakèche. La phase 2 de la réfection du pont a eu lieu cet été. La Municipalité a réservé une somme de 200 000 $ pour enlever une courbe prononcée dans la route près du pont. «Il n’y a aucune estimation réelle du cout des travaux et on essaie d’aller de l’avant rapidement, sans que ce soit fait dans les normes», mentionne le maire.

«J’ai sorti le rapport d’une étude sur la gestion de la Municipalité, un rapport qui avait été tabletté, il y a des choses que je veux améliorer. Oui il y a des gens qui protègent d’autres personnes», lance le maire sans hésitation. Simon Périard a également parlé des revenus éoliens et de l’argent qui provient du gouvernement. «Transport Québec nous a versé 106 000 $. Nous avons reçu 100 000 $ par année en revenus éoliens pour le projet Viger-Denonville. Cet argent a été inclus dans les revenus globaux de la Municipalité, on ne sait pas exactement ce que cela a payé. Il n’y a pas eu de baisse de taxes et pas de hausse de services. Moi, je veux que cet argent soit injecté dans des projets pour amener du dynamisme à Saint-Paul-de-la-Croix» souligne M. Périard.

La Municipalité travaille avec le ministère des Affaires municipales pour tenter d’améliorer cette situation de confrontation. «J’ai pensé à démissionner, c’est très difficile à vivre, c’est une situation qui déborde dans la vie personnelle. Mais j’ai été élu pour quatre ans par les citoyens en mentionnant que je voulais amener de la transparence. Je veux diriger le conseil municipal en fonction des citoyens, travailler pour eux», conclut le maire.

Info Dimanche a rejoint l’un des quatre conseillers dissidents pour offrir à un porte-parole du groupe la possibilité de présenter leur position, texte à lire ce vendredi.

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