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15 janvier 2016 - 07:00 | Mis à jour : 08:50

Pacte fiscal avec les municipalités : inquiétudes chez les employés

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Rivière-du-Loup – Les employés du secteur municipal et du secteur transport de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) estiment que le pacte fiscal conclu en septembre entre le gouvernement Couillard et les municipalités est inquiétant et représente une attaque envers leur droit de négocier.

«Le gouvernement a fait une promesse aux municipalités. Il a promis davantage de pouvoirs et là, on ne parle pas d’un pouvoir de taxation, mais d’un pouvoir d’imposer des conditions de travail, donc de les faire reculer pour les travailleurs et travailleuses», a soutenu Yvon Godin, vice-président de la FEESP-CSN,  qui parcoure le Québec dans le cadre d’une campagne d’information.

Rappelons que le 29 septembre, Québec a réussi à faire accepter des compressions de plus de 300 M$ par année aux municipalités en échange de pouvoirs accrus dans leurs négociations avec leurs employés. Si la nature précise de ces pouvoirs reste encore inconnue, elle inquiète déjà les syndiqués.

« Si les municipalités ont été dociles à entériner l’offre du gouvernement, c’est-à-dire à perdre de l’argent, c’est qu’elles gagnent quelque part. On craint qu’elles se retrouvent avec une force abusive dans les négociations », a ajouté M. Godin.

BAS-SAINT-LAURENT

Dans notre grande région, au moins 315 employés sont touchés par ce projet de loi, estime le Conseil central du Bas-Saint-Laurent.

« Ce pacte fiscal ne vient que saper notre rapport de force et incite l’employeur à négocier de mauvaise foi puisqu’il pourrait avoir le dernier mot », estime la vice-présidente Ginette Pelletier.

Le projet de loi sur ce pacte fiscal serait déposé vers le mois de mars. D’ici là, la Fédération des employés et employées de services publics dit avoir demandé une rencontre avec le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, pour lui demander ses intentions.

S’il maintient la voie actuellement entreprise, des moyens de pression seront à prévoir de la part des employés municipaux dans les prochaines semaines.

 

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