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Le blogue de Richard Levesque

12 janvier 2017 - 05:16

Cinq ans... ou cinq secondes?

2 Commentaire(s)

Les calendriers nous apportent quelquefois d'étranges coïncidences. Ainsi, il y a cinq ans, en janvier, les mêmes dates tombaient aux mêmes jours que cette année. En 2012 comme en 2017, le 12 janvier était un jeudi, nous avions un vendredi 13, le 14 était un samedi, et ainsi de suite. Amusé par cette concordance, je suis allé voir ce que je vous écrivais dans ce blogue il y a cinq ans. Je doute que même mes plus fidèles lecteurs s'en rappellent... Alors cette semaine, je le confesse, je me copie moi-même et je vous repasse le contenu de mon billet du 12 janvier 2012!  À cette époque, mon blogue avait plutôt la forme d'un almanach, avec un petit texte pour chaque jour de la semaine. Et j'avais moins souvent des énigmes. Mais bon, en relisant, dites-moi :  s'est-il vraiment écoulé cinq ans... Pour ma part j'ai l'impression que c'était cinq secondes!

Jeudi 12 janvier: Je lisais ce matin une phrase de Bernanos: «Les optimistes sont des imbéciles heureux, les pessimistes sont des imbéciles malheureux». Autrement dit, tout le monde est imbécile –sauf Bernanos, peut-être? Et ceci dit, tant qu’à être imbécile, autant être heureux!
 
Vendredi 13 janvier: Il n’y a plus grand monde aujourd’hui qui connaît Michel de St-Pierre…  Pourtant, à une époque, c’était l’un des écrivains les plus lus de la francophonie. Je retiens de lui cette phrase impitoyable de son roman Les Nouveaux aristocrates: «Il existe notamment deux formes de lâcheté: tricher et subir».
 
Samedi 14 janvier: Une pensée de Françoise Gaudet (Derrière la scène, 1930) : «Les nuages peuvent un moment cacher l’étoile; mais les nuages passent et l’étoile demeure».
 
Dimanche 15 janvier: C’est beau l’hiver, au Québec, quand il fait beau… Le froid est vivifiant, la neige est blanche comme une robe de mariée, et le soleil orne cette robe de milliards de diamants. Et la nuit! La nuit n’est jamais si belle qu’en janvier, quand on dirait que les étoiles vont nous tomber dans la main.  (NDL'A: Voilà une phrase que j'aurais pu inclure dans mon livre La Nuit...).
 
Lundi 16 janvier: Définition d’un économiste selon Desproges: «Expert qui saura demain pourquoi ce qu’il a prédit hier n’est pas arrivé aujourd’hui.”
 
Mardi 17 janvier: Saviez-vous que le calendrier se renouvelle exactement tous les 56 ans? Par exemple, en 1944, en 2000 et en 2056, les mêmes jours tombent aux mêmes dates. Ou encore, si vous êtes né(e) le jeudi 17 janvier 1956, vous fêtez votre 56e anniversaire aujourd’hui jeudi 17 janvier 2012. La prochaine fois que vous retrouverez cette coïncidence, ce sera le jeudi 17 janvier 2068. Vous aurez 112 ans. (NDLR : actualisons - si vous êtes né(e) en 1961, disons le 13 février qui était un lundi, vous fêterez vos 56 ans le lundi 13 février 2017). Bon anniversaire!
 
Mercredi 18 janvier: Déjà les magasins sont décorés pour la Saint-Valentin.  Notre temps ne semble vivre que d’une fête à l’autre, toujours poussé en avant, sans jamais vouloir s’arrêter au présent.  On dirait que le présent fait peur… Comme un miroir dans lequel on craint de se regarder, car on sait qu’il va nous montrer tel qu’on est.

Bon, je vois qu'il y a lieu de me péter un peu les bretelles :  personne n'a résolu mes énigmes cinq et huit.  Alors je vous donne les réponses. Vous me direz si, finalement, elles étaient si terribles...

CINQ (en trois mots) Ma première est une pierre ou peut se boire, ma deuxième est particule, mon troisième est un lutin ou peut se boire. Mon tout se boit souvent dans l'temps du Jour de l'An!

RÉPONSE : Une pierre ponce, et une ponce peut se boire. «De» est une particule. Un djinn est un lutin malicieux, le gin peut se boire... Donc : PONCE DE GIN, ce qui, encore aujourd'hui, se boit souvent dans l'temps du Jour de l'An!

HUIT Mon premier est enragé, à tel point qu'il sort mon deuxième parfois, et mon troisième est une cassure.  Mon tout est abondant dans l'temps du Jour de l'An.

RÉPONSE : De quelqu'un qui est enragé, on dit parfois qu'il bout (du verbe bouillir).  Il lui arrive alors de sortir un «'stie!» bien senti (sauf votre respect, monsieur le curé).  Et une faille est une cassure, géologique ou autre.  Donc :  BOUSTIFAILLE, ce qui est abondant dans l'temps du Jour de l'An!

 

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2 réaction(s)
  • Quand j’ai commencé à vous lire, je me disais que j’avais déjà entendu parler de ça cette histoire de calendrier. Un peu plus loin, j’ai vu où c’était… ;o) Je suis surprise de savoir que ça fait déjà 5 ans; je ne sais pas si c’est juste dans mon cas, mais j’ai l’impression que plus on vieillit, plus le temps passe vite. Et concernant votre pétage de bretelles, je n’aurais jamais, au grand jamais trouvé la 8, et l’autre non plus. J’ai toujours entendu dire une « ponge de gin », ça claque pas mal plus que la ponce dans le temps du jour de l’An. ;o))
    M. Thériault - 2017-01-14 10:48
  • Ponce ou ponge, les deux sont, je crois, des déformations du mot "punch" en anglais, qui a donné "ponche" en France. Quant à savoir laquelle "claque" le plus... En passant, seule une lectrice fidèle pouvait se souvenir de m'avoir lu il y a 5 ans. Merci de ta fidélité!
    Richard - 2017-01-14 15:42