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Le blogue de Richard Levesque

27 décembre 2012 - 10:57

Contes du Nouvel An?

12 Commentaire(s)
Existe-t-il des contes du Nouvel An?  Je me le demande.  Il y a des tas de contes de Noël, des contes de Pâques, des histoires et des légendes à propos de la Sainte-Catherine, de la Saint-Valentin, du Mardi Gras qui empiète sur le Mercredi des Cendres, etc. etc.  Mais existe-t-il des contes du Nouvel An!?


Bon, souvent les contes de Noël « débordent » jusqu’au Jour de l’An.  Les chants et cantiques de Noël parlent assez souvent du nouvel An aussi.  Mais un vrai conte, l’équivalent du Christmas Carol de Dickens?


Ma foi!  Je veux en écrire un.  Dommage que je n’y aie pas pensé avant, parce que là, si je réalise mon projet, ce sera pour le Jour de l’An 2014…  J’ai bien quelques idées, mais je ne me sens pas la capacité d’écrire un texte fini d’ici…  mardi prochain!


En attendant, vous, mes lecteurs et amis, peut-être connaissez-vous un ou des contes du Jour de l’An?  Si c’est le cas, je vous en prie, faites-nous les connaître!  Racontez-nous l’histoire, donnez-nous des références…


Je vous souhaite à tous une merveilleuse année nouvelle, pleine de bonne santé, de petits bonheurs, de grandes amours et de solides amitiés.


P.S.  Certains lecteurs me disent parfois qu’ils aimeraient me laisser un commentaire, mais qu’ils essaient et que ça ne marche pas.  Je vous explique comment faire :  sous votre nom (ou pseudonyme) et votre adresse e-mail (obligatoire, mais qui ne sera pas publiée), vous avez la fenêtre où écrire votre commentaire.  Sous cette fenêtre, il y a deux choses :  à gauche, quatre caractères déformés, lettres ou chiffres, et sous ces caractères déformés une petite fenêtre suivie des mots CAPTCHA Code.  Il faut absolument que vous tapiez, dans cette petite fenêtre, les quatre caractères déformés.  Ensuite seulement vous cliquez sur le bouton « Dites-le » situé à droite, sous la fenêtre du commentaire.  J’espère avoir été bien clair…  essayez, pour voir!

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12 réaction(s)
  • Celui-ci: La petite fille aux alumettes.

    Il faisait effroyablement froid; il neigeait depuis le matin; il faisait déjà sombre; le soir approchait, le soir du dernier jour de l’année. Au milieu des rafales, par ce froid glacial, une pauvre petite fille marchait dans la rue: elle n’avait rien sur la tête, elle était pieds nus. Lorsqu’elle était sortie de chez elle le matin, elle avait eu de vieilles pantoufles beaucoup trop grandes pour elle. Aussi les perdit-elle lorsqu’elle eut à se sauver devant une file de voitures; les voitures passées, elle chercha après ses chaussures; un méchant gamin s’enfuyait emportant en riant l’une des pantoufles; l’autre avait été entièrement écrasée.

    Voilà la malheureuse enfant n’ayant plus rien pour abriter ses pauvres petits petons. Dans son vieux tablier, elle portait des allumettes: elle en tenait à la main un paquet. Mais, ce jour, la veille du nouvel an, tout le monde était affairé; par cet affreux temps, personne ne s’arrêtait pour considérer l’air suppliant de la petite qui faisait pitié. La journée finissait, et elle n’avait pas encore vendu un seul paquet d’allumettes. Tremblante de froid et de faim, elle se traînait de rue en rue.

    Des flocons de neige couvraient sa longue chevelure blonde. De toutes les fenêtres brillaient des lumières: de presque toutes les maisons sortait une délicieuse odeur, celle de l’oie, qu’on rôtissait pour le festin du soir: c’était la Saint-Sylvestre. Cela, oui, cela lui faisait arrêter ses pas errants.

    Enfin, après avoir une dernière fois offert en vain son paquet d’allumettes, l’enfant aperçoit une encoignure entre deux maisons, dont l’une dépassait un peu l’autre. Harassée, elle s’y assied et s’y blottit, tirant à elle ses petits pieds: mais elle grelotte et frissonne encore plus qu’avant et cependant elle n’ose rentrer chez elle. Elle n’y rapporterait pas la plus petite monnaie, et son père la battrait.

    L’enfant avait ses petites menottes toutes transies. «Si je prenais une allumette, se dit-elle, une seule pour réchauffer mes doigts? » C’est ce qu’elle fit. Quelle flamme merveilleuse c’était! Il sembla tout à coup à la petite fille qu’elle se trouvait devant un grand poêle en fonte, décoré d’ornements en cuivre. La petite allait étendre ses pieds pour les réchauffer, lorsque la petite flamme s’éteignit brusquement: le poêle disparut, et l’enfant restait là, tenant en main un petit morceau de bois à moitié brûlé.

    Elle frotta une seconde allumette: la lueur se projetait sur la muraille qui devint transparente. Derrière, la table était mise: elle était couverte d’une belle nappe blanche, sur laquelle brillait une superbe vaisselle de porcelaine. Au milieu, s’étalait une magnifique oie rôtie, entourée de compote de pommes: et voilà que la bête se met en mouvement et, avec un couteau et une fourchette fixés dans sa poitrine, vient se présenter devant la pauvre petite. Et puis plus rien: la flamme s’éteint.

    L’enfant prend une troisième allumette, et elle se voit transportée près d’un arbre de Noël, splendide. Sur ses branches vertes, brillaient mille bougies de couleurs: de tous côtés, pendait une foule de merveilles. La petite étendit la main pour saisir la moins belle: l’allumette s’éteint. L’arbre semble monter vers le ciel et ses bougies deviennent des étoiles: il y en a une qui se détache et qui redescend vers la terre, laissant une traînée de feu.

    «Voilà quelqu’un qui va mourir » se dit la petite. Sa vieille grand-mère, le seul être qui l’avait aimée et chérie, et qui était morte il n’y avait pas longtemps, lui avait dit que lorsqu’on voit une étoile qui file, d’un autre côté une âme monte vers le paradis. Elle frotta encore une allumette: une grande clarté se répandit et, devant l’enfant, se tenait la vieille grand-mère.
    - Grand-mère, s’écria la petite, grand-mère, emmène-moi. Oh! tu vas me quitter quand l’allumette sera éteinte: tu t’évanouiras comme le poêle si chaud, le superbe rôti d’oie, le splendide arbre de Noël. Reste, je te prie, ou emporte-moi.

    Et l’enfant alluma une nouvelle allumette, et puis une autre, et enfin tout le paquet, pour voir la bonne grand-mère le plus longtemps possible. La grand-mère prit la petite dans ses bras et elle la porta bien haut, en un lieu où il n’y avait plus ni de froid, ni de faim, ni de chagrin: c’était devant le trône de Dieu.

    Le lendemain matin, cependant, les passants trouvèrent dans l’encoignure le corps de la petite ; ses joues étaient rouges, elle semblait sourire ; elle était morte de froid, pendant la nuit qui avait apporté à tant d’autres des joies et des plaisirs. Elle tenait dans sa petite main, toute raidie, les restes brûlés d’un paquet d’allumettes.
    - Quelle sottise ! dit un sans-cœur. Comment a-t-elle pu croire que cela la réchaufferait ?

    D’autres versèrent des larmes sur l’enfant; c’est qu’ils ne savaient pas toutes les belles choses qu’elle avait vues pendant la nuit du nouvel an, c’est qu’ils ignoraient que, si elle avait bien souffert, elle goûtait maintenant dans les bras de sa grand-mère la plus douce félicité.
    Annie - 2012-12-28 14:19
  • Allumettes prend 2 "l". Pouvez-vous le changer s.v.p. J'ai horreur de faire des fautes de français...
    Annie - 2012-12-28 14:25
  • Dans ceux que je connais, il y a « Le fantôme de l’avare », de Honoré Beaugrand, que l’on associe parfois à un conte populaire, mais c’est plus une légende. C’est l’histoire d’un richard de la place….

    http://www.biblisem.net/narratio/beaugfda.htm

    Il y a aussi un petit conte japonais

    Grand-père et Grand-mère au Nouvel An

    Il était une fois un grand-père et une grand-mère à la veille du Nouvel An… Grand-père gagnait sa vie en confectionnant des chapeaux de paille. Ils vivaient pauvrement, et une année, à la veille du Jour de l'An, ils n'eurent même pas assez d'argent pour acheter les traditionnels gâteaux de riz.

    Grand-père décida donc d'aller à la ville vendre quelques chapeaux de paille. Il prit cinq chapeaux, et les portant sur son dos, se mit en route. La ville était loin et après avoir longtemps marché à travers les champs, Grand-père arriva enfin à destination.
    Il déambula dans toute la ville, criant : « Chapeaux de paille, chapeaux de paille; qui veut des chapeaux? » Il y avait beaucoup de monde en ville; tous les gens s'affairaient à préparer le Jour de l'An, achetant du poisson, des alcools, des gâteaux de riz, puis ils rentraient chez eux.

    Personne n'achetait de chapeaux au grand-père. C'est que le Jour de l'An, tout le monde reste chez soi, un chapeau de paille n'est alors pas très utile. Grand-père marcha toute la journée, sillonnant la ville et vantant ses chapeaux, mais il n'en vendit pas un seul. À la fin de l'après-midi, il décida de rentrer, sans avoir pu acheter le moindre gâteau de riz.

    Quand Grand-père sortit de la ville, il commença à neiger. Il était bien fatigué, et transi de froid. Il marchait à travers champs quand il aperçut des Jizos, statues de pierre représentant des divinités japonaises. Il y avait six statues, et sur leur tête la neige s'était amoncelée, des stalactites leur tombaient même du visage.
    Grand-père, qui avait bon coeur, pensa que les pauvres Jizos devaient avoir bien froid. Il leur essuya donc la tête, enlevant la neige qui les recouvrait, et les coiffa des chapeaux qu'il n'avait pas réussi à vendre, en murmurant : « Ce sont de simples chapeaux de paille, mais acceptez-les, je vous prie... » Mais il n'avait que cinq chapeaux, et il y avait six Jizos; Grand-père coiffa la dernière statue de son propre chapeau, en lui disant :
    « C'est un chapeau bien vieux et usé, mais il vous protégera un peu. »

    Après avoir ainsi donné ses chapeaux aux statues, Grand-père reprit son chemin dans la neige. Quand il arriva à la maison, Grand-père était recouvert de neige. Grand-mère, le voyant sans chapeau, lui demanda ce qui s'était passé, et Grand-père lui raconta l'histoire des Jizos :
    « À vrai dire, je n'ai pas réussi à vendre le moindre chapeau en ville. Sur le chemin du retour, j'ai vu des Jizos, leur tête était recouverte de neige, j'ai pensé qu'elles devaient avoir froid. Alors je les ai coiffées des chapeaux que j'avais emportés, et comme il en manquait un, je leur ai aussi donné le mien. »

    Grand-mère fut touchée en entendant ce récit, et se réjouit de la bonté de son mari : « Tu as fait une bonne action. Même si nous sommes pauvres, nous avons la chance d'avoir un toit et du feu. »

    Grand-père, qui était transi de froid, s'assit au coin du feu et Grand-mère prépara le repas. Comme les chapeaux ne s´étaient pas vendus, il n'y avait pas de gâteaux de riz; aussi mangèrent-ils simplement du riz avec quelques légumes et allèrent vite se coucher. En pleine nuit, Grand-père et Grand-mère furent réveillés par un bruit dehors; quelqu'un chantait. Les voix étaient d'abord assez lointaines, mais elles se rapprochaient de la maison, et elles chantaient ceci : « Grand-père a donné ses chapeaux: il les a donnés aux Jizos Allons chez lui, allons-y! » Grand-père et Grand-mère étaient bien étonnés d'entendre une telle chanson; ensuite, ils entendirent un grand bruit, « Boum! »
    Ils allèrent voir ce que c'était, et quelle ne fut pas leur surprise en ouvrant la porte! Sur le seuil étaient disposés plein de paquets : il y avait du riz, du poisson, des alcools, des gâteaux de riz, des décorations du Nouvel An, des couvertures et des kimonos bien chauds, et bien d'autres choses encore. Grand-père et Grand-mère regardèrent autour d'eux, cherchant qui avait pu leur apporter tant de choses, et ils virent au loin les six Jizos qui s'éloignaient, coiffées des chapeaux de Grand-père.
    Les Jizos, reconnaissantes de la bonté de Grand-père, lui avaient apporté tout ce qu'il faut pour passer un Nouvel An agréable.
    M. Thériault - 2012-12-28 17:44
  • @ Annie: D'abord merci de nous rappeler cette belle histoire de LA PETITE FILLE AUX ALLUMETTES, qui en effet est un conte du Jour de l'An!

    Par contre, je ne puis ajouter un "l" au mot "allumette", seul le webmestre pourrait le faire, je crois. Mais il est facile de voir ton respect pour la langue, et que cette faute n'est qu'une faute de frappe! D'autant plus vite pardonnée qu'elle est avouée...

    Bonne année!
    Richard - 2012-12-28 19:29
  • @ M. Thériault: je ne connaissais pas du tout ce joli conte japonais, merci de l'avoir partagé!

    Pour le texte de Beaugrand, je le connaissais, mais ma foi! Je l'avais bien oublié...

    Il y a donc des Contes du Jour de l'An. Vais-je quand même en écrire un ou deux?
    Richard - 2012-12-28 19:32
  • Bien sûr que vous devriez en écrire si le coeur vous en dit. C'est très plaisant de vous lire. Vous avez ce don de nous faire vivre vos histoires, de les incorporer. En ce qui me concerne, je les ai beaucoup appréciées et y ai adhéré de bon coeur. Merci au merveilleux conteur que vous êtes.
    Annie - 2012-12-28 20:19
  • Le hic, c’est qu’il nous faudra être bien patients avant d’avoir le plaisir de lire ce (s) conte (s).

    En attendant, pour nous faire patienter, peut-être pouvez-vous commencer à glaner quelques idées pour nous concocter un conte de Pâques, pourquoi pas? Ça vous dit?
    M. Thériault - 2012-12-30 11:26
  • Conte du Jour de l'An

    D'abord, un coup d'oeil à Wiki, fidèle compagnon grâce à qui les connaissances de l'humanité nous sont accessibles au bout des doigts :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Circoncision_de_J%C3%A9sus

    Ce qui m'inspira cette petite fable.

    Il était une fois un petit garçon nommé Louis
    Qui n'avait pas demandé à quitter le paradis
    Bien confortable dans ce chaud liquide depuis neuf mois
    « Pas pressé » disait-il, « pour laisser cette chaude piscine, quant à moi! »
    Mais sa mère, à un obstétricien avait cru pouvoir confier
    Sa santé et le bien-être de son bébé.
    Docteur Émérite à l'Égo gonflé et Tête enflée
    Grand savant convaincu que de droits divins pouvait s'autoallouer
    Décida que pour sa partie de golf, il ne pouvait plus lanterner
    Provoqua la mère, fit sortir le petit
    Catholique pratiquant, il décida de circoncire le Louis
    Qui se retrouva en ce premier jour de sa vie
    À la fois expulsé de son chaud paradis
    Avec par surcroît un bout manquant à son zizi!

    --
    Heureux cycle solaire 2013 à toutes et à tous.
    Louis-Philippe Thouin - 2012-12-31 08:19
  • Sacré Louis! Elle est bien bonne!
    Richard - 2012-12-31 12:32
  • J'avais gardé 2 conte en réserve pour le jour des Rois: les voici.

    http://yvonne92110.centerblog.net/11574-un-joli-conte-de-noel-russe-est-bienvenu-je-crois
    http://www.kutchuk.com/noel/ailleurs/russie.htm
    Val T - 2013-01-03 12:47
  • contes
    Val T - 2013-01-03 12:48
  • je suis une conteuse traditionnel j'ai 77 ans j'ai connu un vraie queteur de par chez nous en Ontario qui a fait naitre en moi dans ma jeunesse l'amour du conte que j'écrit malgrer mon légere éducation de mon temps surtout j'ai participer a un bouquin *sa passaot même dans mon temps* ju'ai un conte que j'ai écrit sur le jour de l'an de mon enfance je suis une descendante Acadienne j'ai l'amour du conte que je veux laisser comme héritage au monde qui vivre trop vite et oublie le bon vieux temps si un jour l'interest vous viens de voir se conte je me ferais un plaisir de vous le faire parvenir aprés correction votre Cécile Boudreau Pagé conteuse traditionnel
    tibouillon - 2013-12-23 04:53