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Le blogue de Richard Levesque

21 juin 2018 - 05:00

Bienséance

4 Commentaire(s)

Extrait du Manuel d'Hygiène, de bienséance, de civisme, par « Une réunion de professeurs [québécois], 1943 :

Page 32, Question 16 :  Pourquoi doit-on être très respectueux à l'égard des vieillards?
Réponse :  On doit respecter la vieillesse, car elle implique presque toujours la vertu.  Le vice tue le corps et l'âme, et le vicieux arrive rarement à un âge avancé.

Qu'on se le dise...

Éh! oui, il fut un temps où l'hygiène, la bienséance et le civisme étaient des matières scolaires, au même titre que le catéchisme et l'Histoire du Canada.  1943...  En ce temps-là Dollard des Ormeaux était un héros, les Hurons étaient des bons et les Iroquois étaient des méchants, le mois de mai était le mois de Marie, le premier ministre de la province de Québec s'appelait Adélard Godbout (originaire de Saint-Éloi), mais il serait bientôt remplacé par Maurice LeNoblet Duplessis.  Certains diront que c'était le bon temps, d'autres diront que c'était la Grande Noirceur...  Pour ma part je ne saurais dire : je n'étais pas encore né!  La plupart d'entre vous non plus, je présume, amis lecteurs...

1943...  La guerre tuait sans relâche, détruisait des villes et des pays, personne encore ne pouvait dire si l'Allemagne d'Hitler allaient conquérir l'Europe ou se faire anéantir par les Alliés.

1943...  Pas de télévision, pas moyen de téléphoner au village voisin sans passer par le « central »,  bien sûr pas d'ordinateurs, encore moins de téléphones cellulaires, d'Internet, de Facebook et autres « réseaux sociaux ».  Mais des coupons de rationnement pour le sucre, pour l'essence, pour bien trop de choses.

1943...  Certains chanceux avaient la radio, certains étaient abonnés à l'ACTION CATHOLIQUE, mais la plupart, pour s'informer, comptaient sur le curé.  Ce que le curé ne savait pas ne valait pas la peine d'être su.

Est-ce que les gens de Rivière-du-Loup, du Témiscouata, du Kamouraska étaient plus malheureux que nous en 1943?  Ou plus heureux?  Ils vivaient « en temps de guerre », mais ils vivaient dans un encadrement religieux leur assurant la vie éternelle -s'ils respectaient les Commandements de Dieu et de l'Église, bien sûr.  Et s'ils respectaient la vieillesse...

Une seule énigme, pour finir :

Quand je suis noire je suis profonde, quand je suis blanche je suis longue.  Quand je suis courte je suis fraîche, quand je suis longue je suis douce.  Je puis être bonne pour l'un et mauvaise pour l'autre.  Je puis être courte ou longue comme la mémoire.  Qui suis-je donc?

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4 réaction(s)
  • la nuit
    Hélène - 2018-06-21 07:17
  • Oui, Hélène, mais encore?
    Richard - 2018-06-21 19:25
  • Que voulez-vous dire exactement? Il y aurait une autre réponse à ajouter ou alors vous voulez plus d'explications pour celle qu'Hélène a trouvée?
    M. Thériault - 2018-06-24 09:49
  • J'aime bien quand la réponse est expliquée... Même si, dans le cas présent, tout est peut-être évident une fois qu'on a la réponse. Je le dis souvent: mes énigmes sont trop faciles!
    Richard - 2018-06-24 18:34