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En prolongation, par

15 novembre 2019 - 10:42

Une occasion manquée pour l’Impact

Les sujets se bousculent en ce début de semaine dans l’actualité sportive nationale. Les Alouettes de Montréal ont subi l'élimination en séries éliminatoires, Don Cherry a été congédié dans la tourmente chez Sportsnet et Thierry Henry, légende du soccer internationale, arrive avec l’Impact de Montréal. 

La nouvelle sur Henry a fait le tour de la planète «football», hier. Évidemment, tous les médias québécois en ont fait une couverture extensive. De l’autre côté de l’Atlantique, elle a aussi retenu l’attention, notamment en France où cet ancien joueur est considéré comme l’un des meilleurs athlètes de l’histoire à avoir porté le maillot bleu. 

Même si le sujet avait été traité en long et en large toute la journée, les médias se sont (naturellement) précipités à l’aéroport de Montréal, hier soir, pour accueillir la nouvelle acquisition de l’Impact à son arrivée dans la métropole. 

TVA, RDS, Radio-Canada, La Presse, le 98,5 Fm et le 91,9 Fm, entre autres, étaient donc représentés sur place afin de recueillir quelques commentaires. Personne ne s’attendait à de grandes déclarations, ni à une longue entrevue, mais au moins à quelques mots. 

Or, l’Impact de Montréal a refusé qu’il s’adresse aux médias. 

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Le nouveau directeur des sports, à La Presse, Jean-François Tremblay a dénoncé la situation sur Twitter en soirée. «[…] on m’a interpellé pour offrir une meilleure couverture au club. Je veux bien, mais il faut m’aider aussi…», a-t-il écrit. 

Une petite phrase bien simple, diplomate, mais aussi piquante. Une attitude normale, il me semble, dans les circonstances. Pourtant, sa réaction - sa critique devrais-je dire - a créé l’émoi de certains partisans de l’Impact. 

Il a été donc été interpellé avec de vives réactions, c’était même un brin irréel.

«Vous aurez tous amplement le temps de poser les questions lundi. Faut pas toujours tenter de créer de la controverse quand il n'y en a pas», lui a lancé un fan. 

«Les questions c’est pour lundi... #IMFC», a ajouté un autre. 

«Vous avez [rendez-vous] lundi avec lui! C'est quoi le problème? Est-ce que #IMFC vous a envoyé un communiqué pour que vous soyez a l'aéroport ce soir?»

Les commentaires du genre étaient nombreux, trop nombreux, il me semble. 

Quel est le problème à vouloir, comme média, en offrir davantage aux amateurs? Parce que c’était l’objectif visé ici, simplement. Quel est le problème à vouloir redonner «du gaz à une nouvelle vieille de 12 heures», comme l’a souligné Jean-François Tremblay en réponse à une critique. 

«Ça la relance plus haut dans l'éditorial des médias. Ça relance le buzz. C'est la différence», a-t-il poursuivi. 

Et il a complètement raison. 

Évidemment, vous direz que je prêche pour ma paroisse. Et vous n’avez pas tort. Mais même si je fais beaucoup, beaucoup d’efforts à comprendre la décision de l’Impact, je n’y arrive pas. 

Pour moi l’organisation a manqué le bateau, une excellente occasion de garder cet enthousiasme partisan bien brûlant jusqu’à lundi. 

Sérieusement, en quoi était-ce difficile d’offrir aux médias présents deux minutes (en réalité trois ou quatre) de Thierry Henry. Il aurait dit qu’il avait hâte d’arriver, qu’il appréciait l’opportunité et qu’il est excité à l’idée de se mettre au travail…

Combinez cela avec quelques commentaires du Québécois Patrice Bernier et c’est parfait.

Des platitudes? Nah. Ces quelques mots auraient fait la première page des journaux et ils auraient tourné en boucle dans les bulletins radio. Du bonbon, il me semble, côté marketing.  

Je le répète. Quel est le problème à recueillir quelques commentaires jeudi soir, puis à étoffer la discussion lundi lors de la conférence de presse? 

M’enfin…

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Un dernier mot sur l’arrivée de Thierry Henry. 

Pendant la journée, hier, plusieurs textes et entrevues radio sont revenus sur le séjour manqué du nouvel entraineur avec l’AS Monaco. Au 98,5 Fm, dans une entrevue avec le journaliste français Anthony Clément, on apprenait qu’Henry avait eu de la difficulté dans la communication avec ses joueurs. 

Il n’était pas encore en sol québécois qu’on remettait déjà en doute son expérience et ses compétences comme coach, ce n’est pas peu faire. Perso, j’opte pour la fameuse idée de lui laisser une chance pour la simple et bonne raison qu'il a vraiment tout à perdre à ne pas être à la hauteur avec l’Impact en MLS. 

Et s’il s’inspire ne serait-ce qu’un brin de la passion de Khari Jones, entraineur des Alouettes, ce sera toute une aventure. Avez-vous cette vidéo de son discours à la suite de la défaite des siens?

Difficile de rester indifférent, j’en ai encore des frissons.

 

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