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Sous les projecteurs, par

12 novembre 2021 - 14:01

Dans ma liste musicale automnale

Après plusieurs mois d’absence et de négligence de ce blogue (fallait bien vous informer, François m'a souvent fait des gros yeux), je veux vous partager la musique que j’écoute dans ma cuisine cet automne, un classique de préparation des repas ou du lavage de la vaisselle qui n’en finit plus.

Je suis vraisemblablement incapable de faire seulement une chose à la fois. C’est ça ou une séance de chant a cappella devant l'évier, à chacun nos combats. Voici donc ce que j’écoute, à part des vieux succès des années 70 (salut ABBA, Queen, Supertramp et David Bowie).

CALAMINE

J’ai eu une véritable révélation la première fois que j’ai écouté ses paroles, Calamine et son album Boulette Proof (avec un an de retard, oups). Ça parle de féminisme, d’anti-capitalisme, de genre, de Montréal, c’est engagé et surtout, elle n’a rien à envier à l’écriture des autres rappeurs. C’est rafraichissant, dans ce monde musical qui est depuis longtemps une chasse gardée des hommes. Si vous avez des ados qui ont été happés par le rap, je leur recommande fortement cette artiste. Elle a remporté en septembre dernier le prix Félix-Leclerc, remis chaque année à un auteur-compositeur-interprète québécois. Calamine a été nommée révélation 2021-2022 de Radio-Canada. Elle est aussi en nomination aux prix GAMIQ 2021 pour Révélation de l'année et Album hip-hop de l'année. 

 

THIERRY LAROSE

J’ai aussi beaucoup aimé l’album «Cantalou» de Thierry Larose, sorti au printemps 2021. Il a participé en 2019 au concours Les Francouvertes. Je l’ai découvert sur la route, grâce à sa chanson « De la perspective d’un vieil homme», une chanson rythmée. Je la classe dans la catégorie des chansons qui m’accrochent un sourire, sans tenir compte du propos, grâce à ses qualités musicales, riff de basse, passages aux synthétiseurs, chœurs, tout est là.

 

KLÔ PELGAG

On ne peut pas passer à côté de Klô Pelgag parmi mes coups de coeur, qui a littéralement presque tout ramassé (et avec raison) au dernier gala de l’ADISQ. J’ai encore en mémoire le spectacle symphonique de son deuxième album l’Étoile thoracique, avec l’Orchestre symphonique de Québec. Avec «Notre-Dame-des-Sept-Douleurs», on est ailleurs, mais pas si loin de ses autres albums. Oui, c’est une référence à l’île juste en face de L’Isle-Verte qu’elle a visitée. Une écriture tout aussi éclatée que sa musique, j’ai hâte de voir la transposition de son univers en spectacle. Et le mot «spectacle» prend tout son sens quand on parle de Klô Pelgag. Je vous propose d’écouter la chanson «Mélamine», un virage électro-rock rempli de synthétiseurs, de percussions, d’effets vocaux. 

 

HUBERT LENOIR

J’ai aussi écouté de A à Z le deuxième album d’Hubert Lenoir, «Pictura de Ipse : musique directe» (qui signifie autoportrait), parce qu’il s’écoute «à l’ancienne», comme si c’était une vinyle. Sa démarche est intéressante : de la musique directe, avec des extraits de conversations et de musique enregistrés dans sa vie quotidienne qui côtoient un style musical se rapprochant du rap et de l’électro. Hubert Lenoir sur scène, c’est une boule d’énergie. Si certaines personnes pouvaient s’attendre à une suite de «Fille de personne II», avec ce nouvel album, on se trouve dans un autre espace de création. Plusieurs spectateurs ont pu avoir un avant-goût lors des passages plus électro entre ses chansons.

«Pas besoin d’comprendre pour qu’on s’entende

On reconnait la musique

 

À l’affiche sur grand écran bientôt chez toi prochainement

Tout le monde font leur préz avant de faire leur choix des compliments

25 ans pour m’intégrer

Est-ce que toi t’as essayé?

Flashback à l’école on m’appelait Hubert Fifi Brindacier»

 

À vos écouteurs ! 

 

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