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Sous les projecteurs, par

25 mars 2020 - 10:26

Hommage aux pelleteux de nuages

3 Commentaire(s)

«L’art, ça sert à rien, c’est que des pelleteux de nuages».

Si c’est pour tasser et déblayer les nuages en temps de crise pour enfin dégager les arcs-en-ciel, ça me fait plaisir de faire partie de ces fameux pelleteux de nuages.

On en a maintenant la preuve, l’art se trouve partout, même dans les endroits insoupçonnés. J’ai vécu une vague d’émotions assez difficile à cerner, quand j’ai fait le tour de ma ville hier, en voiture, à la chasse aux arcs-en-ciel qui ont été dessinés par les enfants, aidés par leurs parents, dans les fenêtres des maisons.

Un mélange d’espoir, d’incertitude, mais surtout, j’étais fière de voir la solidarité ainsi s’exprimer, grâce aux arts visuels. Plus que jamais, le rôle des artistes est primordial dans la société. En isolement, le sentiment de solitude n’est qu’exacerbé, et toute forme d’art permet sans aucun doute d’adoucir ces moments plus éprouvants, et d’entrer en communication sans avoir à mettre des mots sur ses émotions.

Ne serait-ce que pour mettre un baume sur l’anxiété collective.

Sachez que je vous ai vus et entendus, artistes de la région, réaliser de belles initiatives pour mettre de la couleur dans notre quotidien. Je pense à Marc Larouche, avec ses vidéos en direct de piano et de karaoké, toujours dans la bonne humeur, à l’auteure-compositrice-interprète Véronique Bilodeau qui fait aussi des soirées musicales en direct sur Facebook, aux gars du Rainbow Submarine, Bastien Banville, Mathieu Boucher et Maxime Varenne, avec le Long Dimanche, une autre diffusion en direct avec la collaboration d’Olivier Martin, Maud Evelyn, Kourage, Alexis Boulianne, Gabriela Viscarra, Sebastien Desrosiers, Katy-Ève Côté, Edmond Rizkallah et Philippe Boucher. Je veux vous remercier du fond du cœur pour cet engagement dans votre communauté, même à distance sur le Web.  

Lors d’une pause forcée, on n’a d’autre choix que de se remettre en question et d’observer en face notre propre identité, de retourner à nos racines. En ces temps plus difficiles, je vous encourage fortement à renouer avec ce qui vous attache à votre enfance, à votre créativité, peu importe comment elle s’exprime. Que ce soit votre grand-mère qui tricotait, les peintures que vous aimiez tant voir affichées sur votre frigo, les bricolages que vous fabriquiez dans le garage avec votre père, les recettes et les livres de votre grand-père, les prouesses vocales de Céline Dion interprétées (brillamment ou non) par votre mère dans le salon.

Rien n’est plus valorisant que d’acquérir de nouvelles connaissances par soi-même. Pour apprendre à jouer d’un instrument de musique, à faire de l’artisanat, à photographier (ce que vous repoussez peut-être depuis des années par manque de temps), le Web est votre meilleur allié.

En attendant que la neige fonde et que les températures s’adoucissent pour vrai, créons de la légèreté au quotidien. Je continue d’écrire pour vous, on se revoit bientôt. #çavabienaller

 

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Toutes vos réactions

3 réaction(s)
  • Tellement vrai! On doit s’accrocher à ce que nous connaissons et qui est réconfortant! Prends soins de vous Andréanne!
    Tania Pando Caron - 2020-03-26 08:59
  • Bravo Andréanne! On a tous besoin de ce genre de textes...
    Richard - 2020-03-30 15:50
  • Prenez bien soins des rêveurs , ils seront tellement important pour la suite ...


    Pierre Sénéchal - 2020-03-31 11:38