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Réouverture d’enquête au procès d’Harold LeBel

durée 21 novembre 2022 | 11h32
  • Andréanne Lebel
    Par Andréanne Lebel

    journaliste

    De nouvelles informations reçues en fin de procès mercredi dernier ont causé la réouverture de l’instruction du procès. L’avocat de la défense, Me Maxime Roy, a contre-interrogé la plaignante sur sa participation à un documentaire à propos du processus judiciaire réalisé par le Bureau d’enquête de Québecor.

    Alors que le juge Serge Francoeur devait donner ses directives finales au jury ce 21 novembre au palais de justice de Rimouski, le procès a été retardé d’environ 45 minutes à la lumière de cette nouvelle information qui ne faisait pas partie des témoignages.

    Le juge a rendu une décision autorisant les partis à contre-interroger la plaignante et à procéder à des plaidoiries supplémentaires.

    Elle a affirmé devant le jury avoir été rassurée par l’ordonnance de non-publication au moment de porter plainte contre Harold LeBel. Toutefois, le jour de l’arrestation de l’accusé le 15 décembre 2020, des informations transmises les réseaux sociaux ont permis de l'identifier. «J’étais complètement en miettes […] Mon père m’a appelée en pleurs, des amis à qui ne je m’étais pas confiée, des collègues de travail, des journalistes […] Ç’a été la pire journée de ma vie, j’en revenais pas.» L’idée du documentaire lui a été proposée par la suite.

    Lors du contre-interrogatoire mené par l’avocat de la défense Me Maxime Roy, la plaignante a affirmé qu’elle avait accepté de participer au documentaire afin de démystifier le processus judiciaire, «faire œuvre utile et apporter [sa] contribution.» Elle s’est défendue de ne pas avoir parlé de sa participation à un documentaire parce que la question ne lui avait pas été posée. La plaignante a présenté ses excuses aux enquêteurs et aux procureurs de la Couronne parce qu’elle «ne voulait pas leur ajouter du travail ou troubler le processus».

    Me Maxime Roy a affirmé lors des plaidoiries que c’était la première fois qu’on voyait la plaignante émotive lors de son témoignage lorsqu’elle a parlé de ses parents. Il a rappelé son droit de participer à un documentaire. «Pourquoi ne pas l’avoir dit aux policiers qui travaillent sur son dossier depuis deux ans et demi, aux procureurs de la Couronne ? […] Rappelez-vous que tous les efforts déployés pour assurer la confidentialité de son identité, elle donne des entrevues à visage découvert.» La plaignante a rappelé qu’il était possible de brouiller son visage et que la diffusion est prévue dans plusieurs mois.

    De son côté, la procureure de la Couronne Me Manon Gaudreault a fait valoir que cette participation à un documentaire était en lien avec la démarche qu’elle a faite depuis l’agression présumée. «Est-ce que c’est conséquent avec ce qu’elle a dit il y a deux semaines sur ses motivations à finalement porter plainte?»

    Elle a aussi soulevé qu’aucune question avait été posée à la plaignante concernant les évènements dans sa vie depuis l’arrestations d’Harold LeBel. «Pourquoi ? Est-ce que c’est parce que ce n’est pas pertinent en lien avec la culpabilité ou l’innocence de l’accusé?» Me Gaudreault a aussi demandé aux jurés si la plaignante avait tenté de cacher la vérité, ou si au contraire, elle avait avoué participer à ce documentaire devant la cour.

    Le juge Serge Francoeur a rappelé aux jurés que la preuve entendue lors de la réouverture d’enquête ne doit pas être traitée différemment de celle du procès. Il a donné ses directives aux 14 jurés en après-midi. Le jury a été séquestré vers 15 h 30, après avoir reçu toutes les informations nécessaires avant de rendre son verdict. Harold LeBel est accusé d’agression sexuelle en lien avec des gestes qu’il aurait posés en octobre 2017 à son condo de Rimouski.

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