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15 décembre 2020 - 08:01 | Mis à jour : 15:50

Le député Harold LeBel accusé d'agression sexuelle

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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Le député de Rimouski, Harold LeBel du Parti québécois, a été arrêté par la Sûreté du Québec à son domicile de Rimouski en matinée le 15 décembre pour des infractions de nature sexuelle. Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a annoncé que l’accusé a été retiré du caucus pour la durée de l'enquête et du processus judiciaire.

Le député Harold LeBel, originaire de Squatec au Témiscouata, a été élu dans la circonscription de Rimouski pour le Parti québécois en 2014, puis réélu en 2018.

De son côté, la Sûreté du Québec confirme qu'elle a procédé à l'arrestation d'un homme de 58 ans à Rimouski pour des infractions de nature sexuelle. Les faits qui lui sont reprochés se seraient produits en 2017. L’identité de la victime est protégée par une ordonnance de non-publication. Harold LeBel a été libéré sous promesse de comparaitre le 11 janvier prochain pour la suite des procédures judiciaires. L'accusé bénéficie de la présomption d'innocence prévue par la loi. 

Dès qu’il a été mis au courant des faits allégués, le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a retiré Harold LeBel du caucus du parti politique, le temps que l’enquête et le processus judiciaire puissent suivre leur cours. «Le PQ prend très au sérieux les allégations qui ont mené ce matin à l’arrestation d’Harold LeBel, nous sommes évidemment sous le choc. Les raisons évoquées au soutien de son arrestation sont très graves», a-t-il affirmé lors d'un point de presse tenu en avant-midi. Ce dernier n'a pas fourni davantage d'information au sujet des gestes allégués et a refusé de commenter l'enquête en cours.

«Toutes les violences sexuelles doivent être combattues avec force. Personne n’est au-dessus de la loi. Nous plaçons notre entière confiance dans le travail des enquêteurs et collaborerons dans tous les aspects de ce processus», a complété le chef du Parti québécois. Paul St-Pierre Plamondon, visiblement sous le choc, a rappelé que lors de sa campagne pour devenir chef, il mis de l’avant la prévention des agressions sexuelles.

Harold LeBel était jusqu'à tout récemment porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’emploi, de solidarité sociale, de lutte contre la pauvreté, pour les ainés et les proches aidants, entre autres.

 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • <>. Si on se fie au dernier jugement pour monsieur Rozon... Cette affaire là ne va pas aller bien loin.

    René Plouffe - 2020-12-16 18:19