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12 décembre 2020 - 17:24 | Mis à jour : 14 décembre 2020 - 08:47

Débordements dans les bars : «C’est intolérable, il faut se ressaisir» - Michel Lagacé

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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Divers débordements ont été déplorés dans et autour des bars hier soir dans la région de Rivière-du-Loup et au Kamouraska. Le préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé, dénonce les comportements «intolérables» de certaines personnes font fi des normes sanitaires en vigueur, alors que la situation demeure fragile au Bas-Saint-Laurent.

«Les gens en zone rouge qui décident de venir dans notre région doivent respecter les mêmes consignes que leur ville d’origine. La majorité des citoyens respectent les consignes, ce n’est qu’une minorité, environ 5% qui sont en défaut, mais ils font beaucoup de dommages et ils nous mettent à risque. On l’a vu dans la MRC de Rimouski-Neigette dernièrement. La région du KRTB est très chanceuse d’être encore en zone orange, il ne faut pas donner de prétextes à la santé publique pour nous faire changer de couleur», a-t-il commenté.

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent dit avoir une «vive préoccupation» concernant le non-respect des normes sanitaires en vigueur comme la distanciation physique et le passage d'une zone à une autre.

«Nous rappelons que la collaboration de tous et chacun est essentielle pour maintenir la situation épidémiologique plutôt favorable au KRTB. Il serait très dommage de voir une flambée de cas survenir à la suite de débordements d’une minorité de personnes», a ajouté la conseillère-cadre aux communications du CISSS, Ariane Doucet-Michaud. Elle souligne d'ailleurs la collaboration de la Sûreté du Québec et des partenaires municipaux. Le CISSS a demandé une plus grande surveillance des bars au service de police.

M. Lagacé appelle les citoyens provenant des zones rouges à «utiliser leur gros bon sens» et à se demander si leurs sorties sont absolument essentielles. Il a d'ailleurs publié une longue mise en garde sur les réseaux sociaux en après-midi, le 12 décembre. Des altercations entre des citoyens auraient eu lieu en soirée. «Il faut que les gens se ressaisissent. Il faut comprendre que si on fait des efforts, tout le monde est gagnant.» 

Il souligne que la situation s’est améliorée dans l’est du Bas-Saint-Laurent depuis le changement de palier d’alerte, lundi dernier. «Notre ambition, c’est d’être en zone orange de Kamouraska à La Matanie […] Nous avons fait beaucoup d’efforts au printemps et à l’automne pour que le portrait de notre région s’améliore, mais il ne faut pas pécher par excès de confiance», rappelle Michel Lagacé.

Ce dernier comprend que la situation dure depuis maintenant neuf mois, mais il souligne qu’il reste encore des efforts à fournir avant de voir la fin de la crise sanitaire. «On veut soulager le personnel de la santé et prendre soin de ces personnes extraordinaires. Elles méritent notre respect et la hausse du nombre de cas leur amène beaucoup de désagréments.»

Au cours des sept derniers jours, le nombre de cas de COVID-19 au Bas-Saint-Laurent a fait un bond de 100. La MRC de Rimouski-Neigette compte le taux de cas actifs le plus élevé de la région, avec 189,14 pour 100 000 habitants. Le Bas-Saint-Laurent a connu sa hausse la plus élevée du nombre de cas en une seule journée le 3 décembre, avec 45 nouveaux cas.

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6 réactionsCommentaire(s)
  • Quand la marmite surchauffe, que notre bon gouvernement ne respectent pas ces contrats social, qui plus est en remet sur le couvercle, tout explose, et c'est le début, assez c'est assez

    Denis GAUTHIER - 2020-12-14 17:12
  • Ces gestes prouvent que certaines personnes égocentriques n'ont aucune gêne à mettre la vie d'autrui en danger. Je crois que ces mêmes personnes ne savent pas aimer suffisamment pour penser aux conséquences de leurs actes. Est-ce un manque d'amour, d'altruisme, de civilité ou d'éducation, ou la somme de tous ces éléments? Au nom de leur "LIBARTÉ", ces gens maintiennent prisonnière la majorité de la population, (par le confinement qui sera décrété) et font perdre des milliers de dollars aux propriétaires d'entreprises et leurs travailleurs. Après ça, ces covidiots viendront pleurer qu'ils trouvent ça tellement anxiogène d'être en zone rouge et confinés. Malheureusement, je pense que ces pauvres covidiots ne savent ni lire les journaux ni écouter les nouvelles pour constater l'étendu de LEURS dommages. Et ce seront eux, ces pauvres, qui auront à payer, leur vie durant, la facture fiscale qui grimpe de jour en jour, en conséquences de leurs gestes qui agravent la pandémie. Qu'on passe en zone rouge pis ça presse !

    Marie-Claire Jean - 2020-12-13 10:03
  • L'humain reste l'humain. Il y aura toujours quelqu'un qui dira le contraire. Liberté, complot, dictature...etc. tant qu'il n'y aura qu'une seule personne qui fera opposition aux normes de santé, tant que le danger demeurera. EXPONENTIEL veut dire 1x2x4x32 ....Juste une personne peut contaminer une ville...Peut pas croire qu'un complotiste peut exister malgré l'ère de l'information ...

    Fernand Ouellet - 2020-12-13 09:26
  • Ceux et celles qui sont en ROUGE ne doivent pas se déplacer en zone ORANGE pour venir dans les bars et restaurants..
    Avec le NON respect des règlements de la santé publique..dans pas très longtemps le KRTB va se retrouver aussi dans la zone ROUGE ...
    Et avec Noël qui s en vient ...et si la désobéissance se maintient au Québec...dans la première semaine de janvier ce sera au-delà de 3000 cas et plus par jour...les hospitalisations et les décès suivront le même rythme en montant....😷😭

    Mimi D Amours - 2020-12-13 01:48
  • Il n'y a pas 56 solutions: On ferme les régions. Et même à l'intérieur de notre région on contrôle plus sévèrement. À cause de certaines personnes les propriétaires de commerces paient la note. Voyez ce qui se passe à St-Sauveur.

    René Lapointe - 2020-12-12 19:20
  • Quand quelque chose est "déconseillé", ce n'est pas "interdit". A-t-on distribué des amendes à ces 'visiteurs"? Il faut 'interdire" en prévoyant des exceptions pour raisons médicales, professionnelles, familiales et distribuer des amendes salées en cas de non-respect des interdictions.

    Suzanne Rouleau - 2020-12-12 19:07