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14 mai 2020 - 13:36 | Mis à jour : 15 mai 2020 - 10:14

Un nouveau décès lié à la COVID-19 au Bas-Saint-Laurent

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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Le CISSS du Bas-Saint-Laurent rapporte un nouveau décès lié à la COVID-19 survenu hier soir. Il sera comptabilisé au bilan national du 15 mai. Le bilan des cas demeure inchangé aujourd’hui, avec un total de 40 au Bas-Saint-Laurent. 

On compte également 33 personnes rétablies dans la région, deux personnes hospitalisées et maintenant deux décès. À partir du 18 mai prochain, les services de prélèvements s’effectueront sur rendez-vous seulement. La prescription médicale sera directement envoyée aux centres de prélèvements, lesquels fixeront un rendez-vous avec l’usager.

Répartition des cas de COVID-19 par MRC : 

  • La Matapédia : moins de 5
  • La Matanie : moins de 5
  • La Mitis : moins de 5
  • Rimouski-Neigette : 7 
  • Les Basques : moins de 5
  • Rivière-du-Loup : 23 
  • Témiscouata : 5
  • Kamouraska : moins de 5
  • Bas-Saint-Laurent : 40 

Depuis le 11 mai, il est possible qu'une personne proche aidante significative puisse apporter son soutien à un résident en CHSLD, en résidence privée pour ainée ou en ressource intermédiaire et de type familial (RI-RTF). 

Les personnes proches aidantes qui seront autorisées à offrir cette implication sont celles qui offrent leur soutien de façon régulière, à tous les jours ou plusieurs fois par semaine pour répondre à des besoins et contribuer à l’intégrité et au bien-être d’un proche.

Selon le CISSS du Bas-Saint-Laurent, «l’aide et le soutien apportés peuvent concerner l’accompagnement pour les repas, la surveillance et la vigilance face à l’état général, le soutien à diverses activités de la routine quotidienne ou de nature récréative, l’aide à la marche ou encore être un soutien sur le plan moral ou apporter du réconfort.»

BILAN PROVINCIAL

Le Québec a dépassé les 40 000 cas de COVID-19 en ce 14 mai. Le premier ministre du Québec, François Legault, annoncé aujourd’hui que les conditions dans le Grand Montréal ne sont pas toutes réunies pour envisager un déconfinement. Alors qu’au Bas-Saint-Laurent et ailleurs au Québec, les élèves des écoles primaires ont pu réintégrer leurs classes lundi dernier, à Montréal, l’ouverture est reportée à la fin du mois d’aout prochain.

Le dernier bilan dressé par la Direction de la santé publique du Québec rapporte 131 nouveaux décès, pour un total de 3 351. On compte maintenant 40 724 cas de COVID-19, une augmentation de 793 cas en 24 heures. Le nombre d’hospitalisations a diminué de 42, pour un total de 1834, dont 190 personnes se trouvent présentement aux soins intensifs.

Concernant les tests de dépistage, François Legault a affirmé que 13 291 tests ont été prélevés, en route vers l’objectif de 14 000, dont la majorité sont effectués à Montréal. Les Forces armées canadiennes ont par ailleurs confirmé la présence de soldats dans les CHSLD de la province jusqu’au 12 juin.

Selon le premier ministre du Québec et les autorités de la santé publique, la situation reste «très fragile à Montréal». Pour envisager un déconfinement, il faut constater à la fois une baisse des hospitalisations, une baisse des décès, faire plus de tests de dépistage, des lits disponibles dans les hôpitaux et du personnel nécessaire dans le réseau de la santé. Toutes ces conditions ne sont pas encore réunies. 

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  • Un CHSLD est contaminé à 100% à Montréal, Une explication très possible est celle que j'expose partout sur le net depuis 2 mois, et qu'on prend pour des paroles de gérant d'estrade. Pourtant j'ai déja participé à des études de ce genre sur la fumée du tabac en 1974. Voici la dernière étude sur le sujet Ça fait plaisir de constater que je ne suis pas si fou qu'on le prétendait.
    Coronavirus: une propagation par la parole «éminemment» possible, selon une étude
    Les recherches précisent que dans un espace fermé, les microgouttelettes générées par la parole peuvent rester suspendues plus de dix minutes.
    Les travaux quant à la propagation du Covid-19 avancent à grands pas.
    Selon une expérience publiée mercredi dans la revue PNAS, les microgouttelettes de salive générées par la parole peuvent rester suspendues dans l'air d'un espace fermé pendant plus de dix minutes, et seraient ainsi un facteur de contamination.
    Jusqu'à maintenant, les effets de la toux et des éternuements étaient bien connus. Mais selon ces recherches, lorsque l'on parle, on projette également des microgouttelettes invisibles de salive qui peuvent contenir des particules virales. Plus elles sont petites, plus elles restent longtemps en suspension dans l'air, tandis que les plus lourdes, par l'effet de la gravité, vont retomber plus vite au sol.
    12 minutes dans l'air
    La transmission par l'air expiré est bien étudiée pour des virus comme celui de la rougeole, qui est l'un des plus contagieux connus et est capable de se loger dans des gouttelettes microscopiques, mais les chercheurs tentent encore de quantifier ce mode de contamination pour le Sars-Cov-2.
    Des chercheurs de l'Institut national du diabète et des maladies digestives et rénales ont fait parler une personne dans une boîte fermée, à l'intérieur de laquelle un laser était projeté. Chaque gouttelette émise traversait le laser de façon visible, ce qui permettait de quantifier leur nombre au fil du temps.
    Dans l'expérience, la personne répétait, avec une voix forte, "Stay healthy" (portez-vous bien) pendant 25 secondes. Les gouttelettes sont restées dans l'air en moyenne 12 minutes.
    Argument pour le port du masque
    En prenant en compte la concentration connue du coronavirus dans la salive, les scientifiques estiment qu'une parole forte peut générer l'équivalent par minute de plus de 1000 gouttelettes contaminées capables de rester en suspension dans l'air pendant 8 minutes ou plus, dans un espace fermé.
    "Cette visualisation directe démontre que la parole normale génère des gouttelettes dans l'air qui peuvent rester en suspension pendant des dizaines de minutes ou plus, et sont éminemment capables de transmettre une maladie dans un espace confiné", concluent les chercheurs.
    Dans des travaux publiés en avril dans la revue NEJM, la même équipe avait observé que parler moins fort engendrait relativement moins de gouttelettes.
    Confirmer le niveau de contagiosité de Sars-Cov-2 par la parole, et pas seulement par des postillons ou des gouttelettes de salive tombées sur des interrupteurs, des rampes ou des poignées de portes, aidera à justifier scientifiquement le port du masque, désormais recommandé dans de nombreux pays -- et à expliquer la forte contagiosité du virus.

    gilbert blachon - 2020-05-14 18:28