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7 avril 2020 - 09:38 | Mis à jour : 10 avril 2020 - 13:42

Québec solidaire propose le 1-877-ARNAQUE pour dénoncer les profiteurs

Gabriel Nadeau-Dubois veut sonner la fin de la récréation aux commerçants qui profitent de la crise pour gonfler les prix des produits essentiels. Réagissant aux multiples témoignages publiés sur les réseaux sociaux, le porte-parole de Québec solidaire propose au gouvernement du Québec de suivre l'exemple de l'Ontario et de mettre en place un site Web et une ligne téléphonique d'urgence pour permettre à la population de dénoncer les prix gonflés. 

Ces pratiques commerciales abusives seraient passibles de sévères sanctions pénales. En outre, une liste des entreprises fautives serait divulguée publiquement. 

«La grande majorité des commerçants sont solidaires de leurs clients, mais certaines pommes pourries profitent de la situation pour vendre des produits essentiels cinq ou dix fois plus cher que d'habitude. Bien des gens dénoncent ces situations sur les réseaux sociaux, mais ils n'ont actuellement pas d'autre recours contre ces pratiques répugnantes. Avec 1-877-ARNAQUE, le gouvernement enverrait un avertissement clair aux profiteurs: vous êtes surveillés et si vous n'arrêtez pas, vous allez y laisser votre réputation et beaucoup d'argent», affirme M. Nadeau-Dubois.

 -> IMPORTANT : CE NUMÉRO N'EST PAS ENCORE ACTIF !

L'Ontario a d'ores et déjà mis sur pied une ligne téléphonique et un formulaire Web permettant aux consommateurs de signaler les prix gonflés de certains biens de première nécessité. En outre, les commerçants fautifs sont punis sévèrement: jusqu'à 100 000$ d'amende et un an de prison pour les individus, jusqu'à 10 millions de $ d'amende pour les entreprises. «J'invite la ministre de la Justice à s'inspirer de l'Ontario et à agir avec fermeté contre les prix gonflés. Si on est sévère avec les citoyens qui ne respectent pas les consignes de distanciation, il faut l'être aussi avec les entreprises profiteuses», affirme M. Nadeau-Dubois. 

Québec solidaire propose de confier la mise sur pied de cette plateforme et le traitement des signalements à l'Office de protection du consommateur. À l'heure actuelle, en l'absence de directives gouvernementales spéciales dans le contexte de la pandémie, l'Office propose aux consommateurs floués de ne pas acheter le produit ou de s'adresser après-coup au tribunal, des recours insuffisants en situation de crise. 

 

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