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6 avril 2020 - 15:47

Plus de 5,7 M$ supplémentaires pour les PME du Bas-Saint-Laurent

Le gouvernement du Québec a annoncé le 6 avril de nouvelles mesures visant à appuyer les entreprises de la région du Bas-Saint-Laurent touchées par les répercussions de la COVID-19, dont le programme Aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises. Ce programme est mis en place pour soutenir les PME qui éprouvent des difficultés financières en raison de la COVID-19 et qui ont besoin de liquidités d’un montant inférieur à 50 000 $ pour leur fonds de roulement.

L’Aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises a été mise en place pour supporter, pour une période limitée, le fonds de roulement des entreprises dont la situation financière est précaire en raison de la COVID-19, afin qu’elles soient en mesure de maintenir, de consolider ou de relancer leurs activités. Une enveloppe initiale de 150 M$ est donc mise à la disposition des MRC et territoires équivalents afin de venir en aide aux entreprises. Les MRC de la région du Bas-Saint-Laurent recevront un montant global de 5 715 179 $.

« Le programme Aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises permettra aux PME qui se trouvent dans une situation financière précaire en raison de la COVID-19 de contacter directement leur service de développement économique local. Elles auront ainsi la chance d’être vite prises en charge par des intervenants qui connaissent les réalités et les spécificités de leur milieu. Les mesures que nous mettons en place favorisent l’aide aux entreprises qui en ont besoin rapidement», commente la ministre déléguée au Développement économique régional, Marie-Eve Proulx.

Cette initiative s’ajoute au Programme d’action concertée temporaire pour les entreprises (PACTE), lancé par le gouvernement du Québec le 19 mars et qui s’adresse aux entreprises ayant besoin de liquidités d’un montant supérieur à 50 000 $ pour leur fonds de roulement. Elle agit en complémentarité avec les mesures mises en place par le gouvernement fédéral, soit le Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes et la Subvention salariale d’urgence du Canada.

Les entreprises de tous les secteurs d’activité, y compris les coopératives, les organismes sans but lucratif et les entreprises d’économie sociale réalisant des activités commerciales, pourront ainsi obtenir un prêt ou une garantie de prêt d’un montant maximal de 50 000 $, afin de pallier le manque de liquidités lié à la COVID-19. Les principales modalités ainsi que la façon de procéder pour obtenir l’aide sont présentées sur le site Web Québec.ca.

Le gouvernement du Québec annonce également une prolongation des Fonds locaux d’investissement (FLI) de deux ans, soit jusqu’au 31 décembre 2022. Cette prolongation permettra aux MRC de mieux répondre aux besoins actuels des entreprises québécoises.

De nouvelles mesures d’assouplissement des conditions de remboursement des prêts consentis dans le cadre des FLI ont également été prévues. Il sera donc possible de leur offrir un répit additionnel de trois mois pour le remboursement de leur prêt (capital et intérêts). Ces nouvelles mesures s’ajoutent à celles annoncées le 19 mars dernier et portent à six mois la période de répit pour les entreprises.

•          Pour aider les entreprises et les entrepreneurs touchés par les répercussions de la COVID-19, le gouvernement fédéral a instauré le Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes, qui permet d’accorder des prêts sans intérêt jusqu’à concurrence de 40 000 $ aux petites entreprises et aux organismes à but non lucratif par l’entremise de leur établissement financier.

•          Le gouvernement fédéral offre aussi aux employeurs la Subvention salariale d’urgence du Canada, qui couvrira 75 % du salaire des employés pour la première tranche de 58 700 $ de salaire, soit 847 $ par semaine, afin de les aider à continuer de verser un salaire à leurs employés et à ramener les employés congédiés sur la liste de paie. Les petites, moyennes et grandes entreprises de tous les secteurs de l’économie qui démontrent que leurs revenus ont baissé de 30 % à cause de la COVID-19 au cours des mois de mars, avril et mai y seront admissibles.

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