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5 avril 2020 - 10:24

Les impacts de la crise sur les entreprises de la construction et de la rénovation résidentielles

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Environ 60 % des entreprises actives dans le secteur de la construction et de la rénovation résidentielles craignent de ne pas survivre si les chantiers restent fermés pendant deux mois. C'est ce que révèle un sondage exclusif publié le 1er avril par l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ), qui estime d'ailleurs que la reprise économique en serait grandement fragilisée.

«Il y a tout juste une semaine, le gouvernement du Québec fermait les chantiers de construction à travers la province. À la suite de cette annonce, nous voulions avoir des données précises sur la réalité financière des entrepreneurs. Incontestablement, les résultats de notre sondage dressent un portrait inquiétant des impacts de la crise sanitaire de la COVID-19 pour le secteur de la construction», indique François Bernier, vice-président principal Affaires publiques à l'APCHQ.

L'analyse des données indique qu'en date du 25 mars 2020, 73 % des entrepreneurs du secteur résidentiel font face à des annulations de contrats. Pour deux entrepreneurs sur trois, ceci s'est traduit par une baisse immédiate du chiffre d'affaires annuel, allant de 10 % à 50 %. Au moment d'effectuer ce sondage, 76 % des entrepreneurs avaient déjà procédé à des mises à pied.

«Les résultats sont éloquents : la crise sanitaire que nous vivons risque de perturber l'industrie de la construction. Il est important que ce secteur reprenne ses activités au plus vite. Le secteur résidentiel, particulièrement du côté de la rénovation, est l'un de ceux qui peut réagir le plus rapidement dans un contexte de reprise économique et en présence d'incitatifs. On se souviendra de l'impact important des crédits d'impôt à la rénovation au lendemain de la crise financière de 2008-2009. Cette fois, des mesures de soutien aux acheteurs d'habitations neuves seraient également à considérer», estime François Bernier.

L'APCHQ offre son entière collaboration au gouvernement et aux partenaires de l'industrie pour trouver et mettre en place des propositions concrètes, réalisables et porteuses d'avenir.

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7 réactionsCommentaire(s)
  • Pour ma part, j'avais acheté une maison bâtie en 1968 ayant manqué d'amour par les précédents proprios. Il y a urgence de refaire la toiture . J'avais signé un contrat avec un entrepreneur , cela en février me signalant que les travaux devraient se faire au printemps. J'ose espérer que le gouvernement permettra, sous condition de respect de regles sanitaires, d'accomplir leur travail si essentiel. Même chose pour les autres metiers de la renovation. Une maison et bien se loger c'est essenstiel.

    Lise Bibeau - 2020-04-07 06:37
  • Bonjour M. Bernier, suite à votre article j'apprécie la mention du soutien aux acheteurs de maison neuve.
    Je souhaiterais acheter une maison en rangé mais le coût de celle-ci est absolument exorbitant. Les vendeurs sont gourmands et ne prennent en considération que ce qui entre dans leur poches.
    Si l'aide gouvernementale est de 2 000 $ par mois, prévue pour soutenir les employés qui ont perdus leur emploi, pour les garder à flots, je crois qu'il y a là, matière à réflexion, à savoir si un condo qui se loue aussi cher qu'une maison unifamiliale ou une maison en rangé soit entre 1200 $ et
    1 500 $ par mois est viable. Il en reste pas gros pour respirer. À ma connaissance nos salaires n'ont pas augmenté de 300 % dans les dernières années, il serait grand temps que l'on mettre la hache dans les coûts trop élevés du marché immobilier, puisque qu'en bout de ligne une personne comme moi qui aimerait acheter une maison avec 2 chambres ou louer un condo, est incapable de se permettre ça puisque je dois payer le même prix que si on était 2 personnes pour assumer les frais du loyer, plus les taxes et les autres frais qui s'ajoute à cela.
    Même chose pour les personnes âgées qui se retrouvent à payer 2 000 $ et plus par mois je trouve ça indécent envers eux. Le marché immobilier nous étouffe en vie.
    On goûte déjà à la cendre avant d'entrer 6 pieds sous terre.
    J'espère que mon commentaire sera pris en considération et que j'aurai une réponse de votre part.

    Monique Miville - 2020-04-06 23:19
  • Les chantiers de construction résidentiels devraient être essentiels. Plusieurs milliers de familles vont se retrouver à la rue en juin et juillet si les maisons, condos, logements ne sont pas terminés. Plusieurs ont déjà vendus leur maison ou condo et plusieurs n’ont pas renouvelé leur bail et attendent leur nouvelle habitation. Où pourront-ils loger? Je suis très inquiet...

    Aura castillo - 2020-04-06 18:09
  • Pour qu'il y ait reprise, ça prends des contrats. Pour les grands chantiers (les routes, le REM, les grands édifices), pas de problème, il faut juste reprendre là ou on était rendu. Pour les petits, comme moi, dans la rénovation résidentielle, il y aura des annulations, des reports de projets car l'incertitude est maintenant semée chez les consommateurs, plusieurs ont perdus leur emploi, les dettes s'accumulent. Moi, je ne suis pas très optimiste, on parle de 2021 pour une vraie reprise... L'économie en général est très ébranlée...

    Benoit Joly - 2020-04-06 15:55
  • La reprise des travaux, de tous les chantiers de constructions, ne doit pas se faire, avant la fin des mesures de confinement, instaurées, cependant, certains travaux, déjà entrepris, deviennent essentiels, quand, on peut supposé que l’arrêt cause la détérioration d’un produits non terminé.
    Il deviens essentiel aussi, dans le cas, ou une installation, un, état quelconque d’une structure, est sujette à mettre en danger la population.
    Pour ces travaux, je suis pour la reprise, au plus tôt, en instaurants des mesures exceptionnels de confinement des travailleurs après leurs journées de travail.
    Restons sage, mais soyons responsables.

    Gaudreault Justin - 2020-04-06 13:37
  • Un toit sur nos têtes,es pas essentiel,nous les couvreur avons que 8 mois pour faire nos contra de toiture résidentiel,et depuis quelques années déjà nous avons une surcharge de contra a effectuer, dehors sur un toit,avec une équipe de 2 ou 3 employés je crois que nous sommes pas très dangereux pour les autre et nous même,il serait temp que les les couvreur deviennent un service essentiel,si ceux si peuvent respecter la distanciation social,

    Sylvain brideau - 2020-04-06 08:10
  • Ils n y auras pas de reprise sans le retrait du système monétaire actuelle.

    Luc Rousseau - 2020-04-05 21:40