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20 mars 2020 - 18:20 | Mis à jour : 20:05

COVID-19 : Premier Tech se montre rassurante

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Confrontée à l’évolution mondiale de la pandémie de COVID-19, l’entreprise Premier Tech de Rivière-du-Loup affirme prendre la situation très au sérieux. Le président et chef de l’exploitation de Premier Tech, Jean Bélanger, a lancé un message à la population de Rivière-du-Loup et de toute la région, alors qu’il a accordé des entrevues à plusieurs médias locaux et régionaux dans la journée du 20 mars.

«On vous comprend, on comprend dans votre inquiétude que vous vous intéressez au bienêtre de nos équipiers et à ce que Premier Tech ne soit pas affaibli de cette situation particulière qu’on vit, on vous en remercie. Pour nous, il est important de mettre ces mesures en place pour assurer la sécurité de nos équipiers, de leur parler avant de commencer à aller vers l’externe, en tout respect. Sachez qu’on respecte à la lettre dans les plus brefs délais tout ce que les paliers de gouvernement nous demandent. Sur plusieurs éléments, on est même en amont de ce qui est demandé. En raison de notre empreinte mondiale, nous avons eu à vivre ça avant que ça arrive ici, au Canada, au Québec et à Rivière-du-Loup. Comme entreprise, on approche tout ça avec lucidité, confiance, de manière prudente et en s’assurant de gérer avec des faits, de faire attention aux rumeurs et de tout faire pour qu’on s’en sorte avec de la robustesse pour la reprise.»

Si le besoin s’en fait sentir en période de crise, il a ajouté que Premier Tech a toujours répondu présent pour accompagner que ce soit la Ville de Rivière-du-Loup, les organismes ou les individus qui l’ont approchée. «Nous allons agir en partenaires tout le monde ensemble dans cette période un peu inhabituelle», précise M. Bélanger.

LOCALEMENT

Environ 40 à 45 % des employés du Campus Premier Tech à Rivière-du-Loup sont présentement en télétravail. Les autres doivent être présents, soit parce qu’ils font du travail en usine ou qu’ils ont besoin d’un équipement technique particulier pour faire leur travail. Il y a un mois, l’entreprise a aussi augmenté le niveau d’entretien ménager, qui est passé de une personne à quatre employés à temps plein qui nettoient toutes les surfaces de contact. À compter de la fin du mois de février, Premier Tech a placé des commandes pour des masques et du désinfectant pour les mains afin d'en rendre disponible dans tous ses ports d’attache. Du côté des visiteurs de l'externe ou pour le personnel d’entretien des équipements, une documentation a été élaborée pour savoir s’ils ont été en contact avec des lieux à risque, et l’accès peut leur être refusé.

 UN SECTEUR ESSENTIEL

Plus de 50% des revenus de Premier Tech touchent le secteur de l’alimentation et elle doit poursuivre ses opérations pour soutenir ses clients, tout en assurant la santé et la sécurité de ses employés.  «Pour plusieurs d’entre eux [clients], leurs gouvernements locaux, régionaux ou national leur ont demandé de maintenir leurs opérations de s’assurer de maintenir l’accès à ces denrées et produits-là. Ils comptent sur nous pour les appuyer et les supporter. C’est important de trouver le bon équilibre entre supporter ces acteurs qui vont aider à gérer et résorber la crise dans les semaines qui s’en viennent tout en assurant la santé et la protection en limitant la propagation de la COVID-19», a commenté le président et chef de l’exploitation de Premier Tech, Jean Bélanger.

Ce dernier se trouve d’ailleurs en isolement volontaire de 14 jours à la suite d’un séjour à l’étranger, il se porte bien et n’éprouve aucun symptôme. Cette directive du gouvernement du Québec a été émise en tant que consigne d'isolation obligatoire par Premier Tech à ses employés.

À L’ÉTRANGER

M. Bélanger affirme que l’entreprise a vu la pandémie de COVID-19 se dérouler sous ses yeux graduellement, en raison de ses activités en Asie et en Europe. Les déplacements intercontinentaux ont été limités par Premier Tech pour aider à réduire les risques de propagation. «Il n’y a plus personne qui peut voyager à moins d’être autorisé par les équipes de direction dans le cadre d’une demande expresse d’un client qui veut maintenir ses activités. Il n’y a plus aucun déplacement intercontinental, c’est arrêté déjà depuis longtemps. Il reste un peu d’intracontinental, en Amérique du Nord. À l’intérieur des pays, tout ce qui est trains et transports en commun, c’est arrêté, même les avions, sauf pour une demande expresse d’un client. Depuis une dizaine de jours, les déplacements sont au strict minimum, sinon interdits dans certaines situations. Même entre nos bureaux, on travaille à distance», ajoute M. Bélanger.

En sortie de crise présentement, les activités économiques reprennent graduellement en Chine, alors qu’elle a enregistré une deuxième journée consécutive sans nouveau cas local de COVID-19. «La Chine est retournée à pleine vitesse. Elle a atterri rapidement dans ses mesures et dans son activité économique. Elle est repartie aussi vite qu’elle est atterrie», ajoute Jean Bélanger. En Asie du Sud-Est, il observe une période de flottement, mais selon lui, «ils ne sont pas encore sortis de la zone de turbulence». Toujours selon M. Bélanger, le pays de l’Europe qui connait le plus de perturbation pour son entreprise est la France, puisque l’incertitude a gagné la population. En Allemagne, en Angleterre, en Hollande et au Portugal, la situation de Premier Tech est semblable à celle vécue au Canada. Les opérations continuent à environ 75 à 80 % de sa pleine capacité et l’entreprise est en mesure de maintenir le personnel au travail pour faire tourner l’économie.

En Amérique du Nord, Premier Tech est à 80 à 85% de ses activités habituelles. La situation demande plus de coordination puisque les gestionnaires doivent jongler avec du personnel en quarantaine, des absences de parents qui doivent rester avec leurs enfants et d’autres employés qui font du télétravail. «Tout ça fait qu’il y a moins de fluidité dans l’action, mais ça nous permet d’éviter des fermetures d’usines ou des mises à pied», complète-t-il.

Pour le moment, un seul cas de la COVID-19 a été répertorié au Bas-Saint-Laurent. Il a été diagnostiqué chez l'un des employés de Premier Tech, qui se porte bien présentement. Cette personne n'aurait pas contracté le virus dans le cadre de ses fonctions et elle se trouve présentement en isolement à la maison, d'après la Direction de la santé publique du CISSS du Bas-Saint-Laurent. 

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