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2 février 2018 - 06:55 | Mis à jour : 08:43

Les Albatros à l’honneur à la ligne bleue de l’Océanic

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Un dicton dans le hockey dit que c’est avec la défensive qu’une équipe remporte les championnats. L’Océanic de Rimouski, l’une des meilleures équipes de la LHJMQ, sera certainement de la lutte pour le titre cette année et elle compte sur le talent de quatre ex-Albatros du Collège Notre-Dame, dont le Pistolois Anthony D’Amours, à la ligne bleue. 

Le programme du Collège Notre-Dame est ainsi à l’honneur, cette saison, sur l’unité défensive de l’équipe de toute une région. Au groupe initial formé de Charles-Édouard D’Astous, Wilson Forest et Anthony D’Amours s’est même joint Jordan Lepage, au début janvier. C’est donc dire que quatre des six défenseurs réguliers de l’équipe ont déjà enfilé le chandail des Albatros. 

«Quand j’ai vu Jordan entrer dans la chambre, c’était le fun de le revoir (…) Avec les attaquants [Jason Imbeault, Dominic Cormier et Ludovic Soucy], ça nous fait un beau petit groupe à être passé par Rivière-du-Loup. On se connaît tous, on a un peu le même parcours, alors ça nous rapproche», souligne D’Amours, précisant avoir joué avec Jordan Lepage à sa première année dans le midget. 

Évidemment, Anthony apprécie le moment et est heureux de constater qu’il aura la chance de continuer sa progression auprès de ses coéquipiers puisqu’ils n’en sont tous pas à leur dernière année à Rimouski. Il remarque cependant avec justesse que s’ils sont avec l’Océanic, c’est qu’ils ont le talent et le potentiel pour y être. Être un petit gars du coin n’offre pas de privilèges.   

«Je vois vraiment cela comme une reconnaissance. Oui, nous venons de la région, mais l’organisation croit en nous en raison de nos performances, des efforts que l’on met et de ce qu’on peut apporter », lance celui qui a la chance d’avoir ses parents dans les estrades à tous les matchs locaux. 

Avec ces mots, le jeune homme de 17 ans, qui en est à sa première année avec l’Océanic, reflète les pensées de son entraineur-chef et directeur général, Serge Beausoleil. «Il n’y a pas de passe-droit. Ces gars-là performent et ils entrent dans les rôles dont on a besoin. On recherche d’abord des joueurs avec un bon sens du hockey, de la vitesse et une bonne force physique. Qu’ils soient de la région, c’est important pour nous, mais ça devient une valeur ajoutée, un cadeau», explique le pilote. 

Serge Beausoleil ne manque d’ailleurs pas d’éloge quand il parle des quatre défenseurs anciens porte-couleurs des Albatros. «D’Astous, c’est notre général, notre pilier. Sa contribution vaut son pesant d’or. De son côté, Forest est un jeune homme qu’on a repêché en 10e ronde, et qui a déjà eu un rôle de second violon pour nous, mais il a progressé énormément et se trouve aujourd’hui dans notre top 4. Pour Anthony, il est fort comme un bœuf. Très réceptif et passionné. Il a beaucoup de valeur à nos yeux et il fait partie de notre avenir.»

ALBATROS 

Les bons mots de l’entraineur se sont évidemment rendus jusqu’aux oreilles des Albatros à Rivière-du-Loup. Les deux organisations sont souvent en contact. Le programme louperivois est reconnu pour former des joueurs qui n’ont pas peur du travail et qui sont prêts pour l’étape suivante.  

«C’est la réputation qu’on souhaite avoir auprès des formations de la LHJMQ, alors c’est valorisant d’entendre cela . Pour nous, c’est un sentiment de fierté de voir qu’ils sont de plus en plus à Rimouski», a mentionné Christian Caron, soulignant que Rouyn-Noranda est aussi une organisation qui vient souvent piger chez les Albatros. 

L’homme de hockey n’est d’ailleurs pas surpris de voir d’anciens porte-couleurs des Albatros bien performer à Rimouski. «Pour moi, c’est évident qu’ils avaient un potentiel. Quand je pense à Anthony, par exemple, je vois un joueur qui crée beaucoup d’espace quand il joue physique.»

MOTIVATION 

L’Océanic de Rimouski compte dans ses rangs aujourd’hui sept ex-Albatros si on ajoute aux quatre défenseurs les attaquants Ludovic Soucy, Jason Imbeault et Dominic Cormier. La plupart sont également originaires du Bas-Saint-Laurent. Pour l’entraineur Serge Beausoleil, c’est une belle richesse, notamment à l’approche des séries. 

«Ces gars-là ont une motivation supplémentaire. Quand la saison se termine et que leurs coéquipiers retournent à la maison, eux restent puisqu’ils sont d’ici. Ils s’en font parler, ils sont fiers. Sur la glace, ils ont la petite dose d’énergie de plus. Pour une organisation, ça vaut de l’or.»

Chose certaine, la pérennité régionale de la ligne bleue de l’Océanic est assurée pour au moins deux autres saisons. Tous les joueurs locaux seront de retour, fort d’une belle expérience cette année. Un scénario qui réjouit Serge Beausoleil. 

 

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