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22 juin 2016 - 06:34 | Mis à jour : 09:43

ZIP de Cacouna : la chasse aux projets s’enclenche

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

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Trois mois après avoir fait l’annonce de la création des 16 zones industrialo-portuaires (ZIP), le député ministre Jean d’Amour était à Cacouna, ce mardi 21 juin, pour officialiser celle qui s’installera dans sa circonscription. S’enclenche maintenant une chasse aux projets. 

Tout comme cela a été le cas pour les autres zones industrialo-portuaires, le gouvernement s’engage à financer jusqu’à 70 % des dépenses associées à la réalisation du plan de développement de la ZIP, et ce, jusqu’à concurrence de 125 000 $. Ce plan sera réalisé par un comité local, formé par les villes de Cacouna et de Rivière-du-Loup, de la MRC de Rivière-du-Loup, de la Chambre de commerce, de ministères et éventuellement des représentants du secteur privé. 

« Le comité a déjà commencé à se réunir. La zone est définie, alors dans les prochaines semaines, on va rechercher les projets d’entreprises, les projets de navigation (…)  On veut aller plus loin qu’on n’est jamais allé à Cacouna. Il n’est pas dit qu’on allait tout régler demain matin, mais on a décidé collectivement qu’on voulait y arriver », a affirmé Jean D’Amour. 

PROJETS

Au Québec, 19 projets ont déjà été déposés dans les autres zones industrialo-portuaires, mais aucun à Cacouna. « Je suis confiant que ça va venir. Le port de Cacouna n’est pas le plus connu au Québec, ni le plus développé, alors on part de loin. On va se donner quelques mois pour y arriver », a-t-il ajouté. 

Selon lui le dossier de rampe « ro-ro », une infrastructure permettant le chargement de camions-remorques sur des bateaux, doit être une priorité du côté du port de Gros-Cacouna. Ce projet pourrait même être admissible à l’aide financière du gouvernement. Le problème actuel, c’est la difficulté à trouver des armateurs (promoteurs) intéressés. 

« De notre côté, on a tout fait. Le projet est monté, mais il manque un armateur. On les a tous rencontrés à Montréal. Reste que c’est exigeant de mobiliser un navire, ça coûte cher… Est-ce que le volume est là? L’étude de marché dit que oui, mais il manque des gros morceaux », a déclaré Gilles D’Amours, président de la Commission régionale du port de mer de Gros-Cacouna. « On s’en vient à la croisée des chemins. La Commission a tout fait ce qu’elle a pu pour mobiliser les promoteurs. On a hâte de voir le gouvernement du Québec se positionner là-dedans. »

FORUM

Par ailleurs, au cours des prochains mois, Jean D’Amour souhaite organiser un forum sur l’avenir du port de mer de Gros-Cacouna. « Je veux mettre au tour de la table des experts du monde maritime, des experts du monde des affaires aussi (…)  Le monde maritime, c’est un petit monde et je veux qu’on en fasse partie. C’est tous pour un pour développer Cacouna », a-t-il soutenu.  

AIDE FINANCIÈRE 

Le plan d'action 2015-2020 de la Stratégie maritime du Québec dispose d'une enveloppe de 300 millions de dollars pour soutenir des projets d'investissements privés dans les zones industrialo-portuaires. Un montant 200 millions de dollars est également prévu par le ministère des Transports pour appuyer les projets d'infrastructures portuaires et intermodales consacrés au transport des marchandises. Mardi, une nouvelle enveloppe de 200 M$ a été abordée pour l’aide à la logistique. « L’argent est disponible maintenant, bougeons », a conclu le ministre.

 

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