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16 juillet 2016 - 10:02

Les moustiques et leurs virus : des dangers à surveiller

En raison des risques qu’ils représentent pour la santé humaine, G.D.G. Environnement s’est vu confier un important mandat de surveillance des moustiques vecteurs de virus par le ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec (MSSS).
 
En plus de constituer une nuisance, il faut se rappeler que les moustiques peuvent être porteurs de certaines maladies. Au Québec, c’est le virus du Nil occidental (VNO) qui arrive en tête de liste. Ce virus est maintenant endémique au Québec et un nombre de cas est rapporté à chaque année chez les animaux, surtout les oiseaux. Chez les humains, bien que dans la majorité des cas, l'infection au VNO est asymptomatique, une atteinte neurologique pouvant entraîner des séquelles permanentes ou la mort est aussi possible chez certains cas.
 
Moins connu et plus rare, le virus de l’encéphalite équine de l’Est (EEE) est également transmis par les moustiques au Québec. Ce virus se propage chez les oiseaux sauvages, relativement tolérants, mais il est mortel pour plusieurs oiseaux domestiques et particulièrement pour les chevaux, que l’on recommande de vacciner. Chez les humains, surtout les enfants, l’infection par l’EEE cause des symptômes neurologiques graves qui peuvent entrainer des séquelles permanentes ou la mort. Notons qu’aucun cas d'EEE n'a été rapporté à ce jour au Québec.
 
Depuis le début de juillet, G.D.G. Environnement a donc déployé tout un réseau de stations de surveillance dans les points chauds pour la propagation du VNO et de l’EEE. « Bien que les premiers jours de grandes chaleurs aient réduit les attaques de moustiques issus des générations printanières, d’autres espèces estivales prennent tranquillement la relève en cette période. Or c’est justement celles dont on doit se méfier », explique Richard Vadeboncoeur, biologiste chez G.D.G. Environnement.
 
Les moustiques capturés sont identifiés et soumis à une détection des virus par la méthode de PCR. Les données recueillies permettent de suivre les populations de moustiques vecteurs et leur taux d’infection par les virus, et donc de connaître l’évolution du risque du VNO et de l’EEE au cours de la saison.
 
MOUSTIQUES TROPICAUX

Dans une vision à log terme, le MSSS a aussi confié à G.D.G. Environnement le mandat de déployer des stations de surveillance dans les principaux sites d’introduction de moustiques tropicaux vecteurs de la dengue, du virus Chikungunya et du virus Zika. Des stations sont actuellement en place à la frontière américaine, au Port de Montréal et à l’Aéroport international Trudeau.
 
Contrairement au VNO et à l’EEE, ces virus sont directement transmis d’un humain à un autre par deux espèces tropicales de moustiques − Aedes aegypti et Aedes albopictus −, sans passer par les animaux, précise Richard Vadeboncoeur. Or depuis quelques années, l’espèce Aedes albopictus a envahi le sud des É.-U. et progressé jusqu’en Nouvelle-Angleterre, à la frontière du Québec. « Le risque de transmission du virus Zika au Québec demeure cependant très faible, puisque la seule présence du moustique vecteur ne suffit pas à déclencher des épidémies », tient-il à préciser.

Pour plus d'information, visitez gdg.ca.
 
 

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