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10 novembre 2017 - 12:17 | Mis à jour : 13:42

Pornographie juvénile : deux ans d'emprisonnement pour Charles Roy

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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Le Louperivois Charles Roy, accusé de production, de distribution et de possession de pornographie juvénile pendant une longue période de 15 ans a été condamné le 10 novembre à purger une peine de deux ans d’emprisonnement assortie d’une probation de deux ans également.

Arrêté en avril 2016 dans son logement de la rue Lafontaine, le contrevenant âgé de 61 ans a immédiatement collaboré avec les policiers et les enquêteurs de la Sûreté du Québec. Il leur a offert une déclaration incriminante d’une durée de près de trois heures lors de son interrogatoire. De plus, près de 540 documents numériques de pornographie juvénile avaient été découverts chez lui, tout comme des VHS et des DVD. 

«Il connaissait son problème et a continué à consulter des sites sur le ''dark web'' et a conseillé d’autres utilisateurs sur les manières à utiliser pour ne pas se faire prendre», a expliqué Me Lili-Ann Laforest du ministère public. Charles Roy a plaidé coupable à huit chefs d'accusation relatifs à la pornographie juvénile le 29 aout dernier. 

Selon les rapports de deux experts, M. Roy s’est montré ouvert aux thérapies et serait perméable à ce type de traitement. Il a d’ailleurs déjà commencé à rencontrer un psychologue sans attendre que cette démarche ne lui soit imposée par la cour.

«Il a reconnu la gravité des textes qu’il a composés qui sont insupportables, je ne serais pas capable d'en faire la lecture, et les photos explicites qui montrent des bébés jusqu’à des jeunes âgés de 15 ans», a complété Me Laforest.

Pendant sa probation d’une durée de 2 ans, il lui serait interdit de se trouver seul en présence d’enfants de moins de 16 ans. Il lui sera aussi interdit d’utiliser Internet et d’occuper un emploi ou un travail bénévole auprès de jeunes, et ce à perpétuité.

L’avocat de la défense, Me Claude Simard, a évoqué que l’arrestation de son client avait été perçue comme une délivrance. «Il a avoué une certaine satisfaction d’avoir été pris. Cela signifiait la fin de sa double vie.» Il a souligné également que M. Roy n’avait pas filmé ni agressé d’enfants comme le suggère le chef d’accusation de production de pornographie juvénile. Il a plutôt stocké et échangé des photos, en plus de publier des textes destinés à des lecteurs sur le «dark web».

Charles Roy s’est adressé à la juge de la Cour du Québec Luce Kennedy et a affirmé « regretter profondément d’avoir contribué au problème des viols et des agressions envers les enfants ». La magistrate estime que la peine d’emprisonnement de deux ans est appropriée pour cet individu sans antécédent judiciaire. Elle également rappelé que dès le début, M. Roy désirait plaider coupable aux huit chefs d’accusation déposés contre lui.

Charles Roy a quitté la salle de cour avec un sac noir contenant ses effets personnels en remerciant les avocats et la juge et a pris le chemin de la détention pour les deux prochaines années. 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Roy sans antécédents..pourtant cela a duré 15 ans...........
    Combien de jeunes de nôtre région et ailleurs ouf,

    Lulu - 2017-11-11 12:48