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22 juin 2016 - 12:01 | Mis à jour : 15:23

Une porcherie est la proie des flammes à Notre-Dame-des-Neiges

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

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Pas moins de 200 porcs auraient péri dans un violent incendie qui a ravagé une porcherie située sur le 3e rang Est à Notre-Dame-des-Neiges vers 10 h 30 mercredi matin. Une quarantaine de pompiers ont combattu le feu.

À l'arrivée des sapeurs, l'embrasement du bâtiment était généralisé. Le directeur du Service incendie de Trois-Pistoles, Pascal Rousseau, a dû faire preuve de prudence, alors qu'un réservoir de propane de 400 litres était situé tout près de l'ardant brasier. 

«Le réservoir risquait d’exploser, alors on a commencé à faire du combat offensif jusqu’au moment où la chaleur était trop intense. Nous nous sommes ensuite retirés et avons laissé la chaleur redescendre (...) Vers 13 h 15, l'incendie était maitrisé et on se préparait à effectuer le déblai», a brièvement commenté M. Rousseau.

De nombreuses bêtes ont péri en raison du brasier, mais d'autres ont été sauvées. Certaines d'entre elles avaient été déménagées dans la journée de mardi, alors que quelques autres ont réussi à sortir au début de l'incendie. «Le bâtiment est une perte totale. Pour le moment, rien ne laisse croire qu'il s'agit d'un incendie criminel. Une enquête concernant les causes sera effectuée dans les heures à venir», a précisé le porte-parole de la SQ, Claude Doiron. Personne n'a été blessé.

Le propriétaire de la porcherie est le directeur général de la Coopérative agricole Agriscar de Trois-Pistoles, Marco Dumais. Il y a un mois, ce dernier avait acheté la ferme à Marco Jean qui est resté à titre d'employé. C'est celui-ci qui a contacté les services d'urgence parce qu'il voyait de la fumée au loin alors qu'il travaillait un peu plus loin dans un champ.

« Quand je suis arrivé sur les lieux, il était déjà trop tard (…) J’ai été propriétaire pendant plusieurs années, alors c’est certain que ça m’affecte, mais on ne peut rien y faire. On ne peut que constater les faits », a-t-il déclaré, émotif. 

Les casernes de Trois-Pistoles, Saint-Éloi, Saint-Jean-de-Dieu et Saint-Mathieu ont été appelées en entraide. La maison du propriétaire, tout comme celle qui se trouve juste de la côté de la rue ont été évacuées. Vers 13 h 30, par précaution, les résidents ne pouvaient toujours pas y remettre les pieds. 

Le 3e rang a été fermé à a circulation pendant plusieurs heures. 

Collaboration : François Drouin

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