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13 octobre 2017 - 06:52

Groupe Lebel embauche au Témiscouata à la suite des ouragans

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

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Nous pensions au départ que de forts vents et des pluies abondantes pourraient affecter le Québec à la suite des ouragans survenus dans le sud des États-Unis, dame Nature en a décidé autrement. Ceux-ci ont cependant causé des dommages très importants en sol du pays voisin.

«Le marché est relativement bon, les Américains ont besoin de notre bois d’œuvre», a mentionné Frédéric Lebel, président et chef de la direction du Groupe Lebel.

L’entreprise opère quatre usines au Témiscouata, deux à Squatec, une à Dégelis et une quatrième à Biencourt. «L’une des usines de Squatec est actuellement fermée, nous voulons la remettre en opération et ajouter un quart de travail à celle de Dégelis» a expliqué M. Lebel. 

L’entreprise a donc besoin de travailleurs rapidement, elle a d’ailleurs publié des offres d’emploi dans la dernière édition du journal Info Dimanche. Elle souhaite recruter 12 journaliers et 2 mécaniciens industriels pour sa division de Squatec et d’autres travailleurs pour son usine de Dégelis. À cet endroit, le chef de la direction du Groupe Lebel a précisé que la période de travail pourrait s’étendre jusqu’en décembre. Quant à l’usine de Squatec, les besoins estimés par l’employeur procureraient du travail jusqu’à la saison acéricole du printemps 2018.

Ce n’est pas facile de recruter des employés pour une période d’emploi de quelques mois seulement. «Dans ces conditions, nous vivons nous aussi un problème de recrutement de travailleurs. Nous devons composer avec le fait que nous ne garantissons pas du travail à ’année», a indiqué Frédéric Lebel.

DROIT COMPENSATOIRE

En juin dernier, l'industrie canadienne du bois d'oeuvre a été frappée par une taxe frontalière moyenne d'environ 27 % après que le département du Commerce des Etats-Unis eut annoncé l'ajout d'un droit préliminaire antidumping de 6,87 %, qui s'ajoute à un droit compensatoire de 19,88 %.

«Nous avons un sursis, l’une des deux taxes (19 %) va recommencer en décembre», a noté Frédéric Lebel, un autre élément qui a motivé les dirigeants du Groupe Lebel à aller de l’avant avec une production accrue à ses usines du Témiscouata. Le droit compensatoire annoncé en avril dernier était en vigueur jusqu'à la fin du mois d'aout. Une fois que les autorités américaines auront pris une décision définitive, vers la fin de l'année, les deux tarifs pourraient de nouveau être appliqués en même temps.

«Le problème, c’est la volonté des Américains. Je n’ai pas grand espoir de les voir adoucir leur position. Regardez ce qu’ils ont décidé dans le dossier de Bombardier. Nous allons flotter d’entente en entente de 5 à 10 ans. Le seul point positif, c’est qu’avec des catastrophes naturelles, ils vont avoir besoin de notre bois», a conclu Frédéric Lebel.

GROUPE LEBEL

Le Groupe Lebel œuvre dans le domaine forestier depuis 60 ans. Dans le secteur du bois d’œuvre résineux, l’entreprise possède des usines à Saint-Joseph-de-Kamouraska, Dégelis, deux à Squatec, Biencourt, Price et Cap-Chat. Un bon pourcentage de la production est exporté aux Etats-Unis.

Groupe Lebel est présent dans onze municipalités du Québec, dont son siège social à Rivière-du-Loup, trois de l’Ontario et deux des maritimes. L’entreprise forestière, grâce aux activités de première, deuxième et troisième transformations, emploie aujourd’hui 650 personnes. Elle possède maintenant 10 familles de produits forestiers dans les quincailleries.

 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Une autre raison cest que les gens font leur timbre de chômage dans les Erabliere et après ils ne veulent plus travailler sauf au noir. Les politiciens ne mette pas leur culottes le chômage est rendu un mode de vie et non un aide pour se trouver du travail. Ils reçoivent beaucoup trop également et un jour nos politiciens devront régler ce problème criant.

    Realiste - 2017-10-13 11:58