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8 novembre 2011 - 09:58

Desserte policière: un débat émotif

Francois Drouin

Par Francois Drouin, Journaliste

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Rivière-du-Loup – L’émotion semble prendre de plus en plus le pas dans le débat concernant le transfert de la desserte policière et de l’intégration du Service de la sécurité publique à la Sûreté du Québec. En entrevue avec le journaliste Stéphane Tremblay de CIMT, le maire de Rivière-du-Loup, Michel Morin, n’a pas hésité à reprocher aux policiers municipaux de « refuser de répondre à des appels, (de) refuser de patrouiller. » Il n’en fallait pas plus pour embraser le débat.

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Surtout que quelques heures plus tard,  les deux parties présentes devant la Commission des relations du travail à Québec ont entériné un document stipulant que la Ville reconnaissait qu’en aucun temps les policiers n’ont cessé de répondre aux appels d’urgence. Une reconnaissance qui s’inscrit en complète opposition des affirmations du maire Michel Morin.

Le président de la Fraternité des policiers et des policières de Rivière-du-Loup, Frédéric Fortin s’est insurgé de l’attitude du maire Morin. « C’est bas de gamme! », s’est-il exclamé. Il a soutenu que minimalement, des excuses aux policiers se devaient d’être formulées.

C’est qu'à la suite de la diffusion des affirmations du maire, les représentants de la Ville ont signé en fin de soirée lundi, quelques heures après le reportage de CIMT, un document où à l’article 5 où il est inscrit « L’Employeur retire sa demande d’intervention du 3 novembre 2011.

La signature de ce document, qui devrait être entériné sous peu par le commissaire, une simple formalité selon la Fraternité, a engendré son lot de réactions. Les policiers ont crié à la désinformation.

L’un d’eux désirant conserver l’anonymat a reproché au maire de vouloir créer un effet de panique et de volontairement induire la population en erreur. « Quand j'ai entendu ça, ça m'a levé le cœur. C'est notre intégrité, notre professionnalisme. C'est immoral pour ne pas dire pire », a commenté un autre policier.

En réaction ce matin, l’animateur de radio Daniel St-Pierre a soutenu que Michel Morin devait « ou bien s’excuser, reconnaitre son tort ou démissionner. » Une position qui rejoint celle du candidat Daniel Vocelle qui brigue le poste de conseiller dans le district de St-Patrice.

Si le transfert des policiers municipaux à la SQ s’est d’abord fait comme un débat d’idées, force est d’admettre que l’émotion semble avoir pris le dessus.

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