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29 avril 2018 - 13:05

La région bien représentée aux Olympiades des métiers et des technologies

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Trois étudiants du Pavillon-de-l’Avenir et un étudiant du Cégep de Rivière-du-Loup seront en action lors des prochaines Olympiades québécoises des métiers et des technologies organisées du 2 au 5 mai à Montréal. L’évènement, qui en est à sa 15e année, réunira plus de 300 finalistes sélectionnés dans une trentaine de disciplines. 

Vincent Roussel-Lauzier, Jordan Arsenault-Lapierre et Michel-Alexandre Bastille-Sirois, tous les trois du Centre de formation professionnelle Pavillon-de-l’Avenir, ainsi que Jérémy Bouffard, du Cégep de Rivière-du-Loup, prendront part à cette aventure unique et représenteront les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. 

Inspirées des Jeux olympiques sportifs, les Olympiades des métiers et des technologies ont eu lieu au Québec la première fois en 1992, permettant aux jeunes Québécoises et Québécois inscrits dans un programme de formation professionnelle ou technique de relever le défi de la compétence et d’aspirer à devenir les meilleurs dans leur discipline. L’objectif premier des Olympiades est de valoriser et de promouvoir les métiers spécialisés en offrant des modèles de réussite

Vincent (électromécanique), Jordan (cuisine), Michel-Alexandre (techniques d’usinage) et Jérémy (conception de sites Web) ont été sélectionnés ou approchés par un responsable au sein de leur programme d’études. À Montréal, ils feront face à une épreuve spécifique comprenant certaines contraintes et une limite de temps. 

«En cuisine, nous étions 8 à participer à une journée d’Olympiades amicale, lors de laquelle il fallait cuisiner un filet de porc avec une sauce et des légumes, dont certains étaient imposés. C’était une forme de préparation», raconte Jordan Arsenault-Lapierre. «Ce qui m’intéresse, c’est le côté défi, essayer de me surpasser. Il y a un rush d’adrénaline aussi, c’est comme un sport.» 

Michel-Alexandre abonde dans le même sens : «C’est certain que c’est un beau défi. On y va avec nos forces, tu fais avec ce qu’on te donne et tu t’arranges pour avoir une pièce finie et conforme (…) De mon côté, les pièces qu’on teste présentement sont assez complexes alors il ne devrait pas y avoir de grosses surprises, je sais à quoi m’attendre.»

Chose certaine, tous y voient vraiment une belle expérience, eux qui entameront éventuellement leurs débuts sur le marché du travail. Vincent Roussel-Lauzier a d’ailleurs lui-même approché son enseignant pour savoir si c’était possible d’être de l’aventure. «J’y vais pour participer à bel évènement, apprendre des choses. C’est aussi une belle expérience de vie. Je ne fais pas ça pour gagner, je veux juste avoir du plaisir en faisant de mon mieux», partage-t-il. 

SE PRÉPARER 

Évidemment, chaque participant approche la compétition de façon différente et personnelle. Chacun d'entre eux se prépare à sa manière, que ce soit en révisant des notions vues en classe ultérieurement ou en tentant de trouver de «nouveaux trucs pour sauver du temps». 

Pour Jérémy, la situation est tout autre. Son épreuve de conception de site Web, aux Olympiades, lui demande des efforts particuliers. «Je vais devoir utiliser des technologies que je n’ai personnellement pas beaucoup appris à l’école ou en stage, alors ces temps-ci, la fin de semaine, je me prends plusieurs heures pour regarder ça. C’est stressant, mais je sais où je m’enligne, je devrais m’en sortir», lance-t-il en riant, précisant qu’il avait envie de vivre l’expérience de la compétition. 

Notons que les meilleurs participants aux Olympiades québécoises seront, selon leur domaine, invités à représenter la province aux Olympiades canadiennes, qui se tiendront cette année à Edmonton, en Alberta, du 3 au 6 juin 2018.

 

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