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21 mars 2018 - 11:37 | Mis à jour : 15:48

Les propriétaires de la Villa des Basques mettent les pendules à l’heure

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

Ghislain Dorion, actionnaire majoritaire de l’entreprise maintenant propriétaire de la Villa des Basques de Trois-Pistoles, et Sophie Drolet, copropriétaire, ont tenu à donner l’heure juste à la suite d’un reportage de la télévision CIMT qui incluait le témoignage d'une ex-employée, Cathy Dumont.

«La dame qui était avec le journaliste, Mme Cathy Dumont, était employée ici et a remis sa démission. Mme Dumont a fait des gestes ici qui, pour le CISSS, étaient compromettants et ils nous ont demandé de la licencier, de la congédier. C’était des plaintes que l’on avait du CISSS et il y a eu des signalements qui ont été faits à la Sûreté du Québec. C’est en enquête présentement. (…) C’est Mme Dumont qui est en cause là-dedans, des allégations de violence envers une résidente. Nous, on n’avait pas le choix d’agir parce que notre priorité c’est la sécurité des résidents», a mentionné M. Dorion. Contactée par Info Dimanche, la Sûreté du Québec a refusé de confirmer s’il y avait une plainte.

«Ce qu’elle mentionne dans le reportage, c’est que des gens paieraient un an d’avance ici. Je ne connais pas un endroit, pas une résidence, pas un immeuble à revenus, peu importe de quoi l’on parle qui est en location, qui paie un an à l’avance, c’est complètement farfelu d’avoir dit quelque chose comme ça. Dans certains cas, il y a des gens qui vont donner des chèques postdatés et qui peuvent être annulés n’importe quand. Ensuite, il y a eu des allégations qu’elle disait  que l’on aurait, soit Mme Drolet ou moi, des antécédents criminels. Je peux vous affirmer que c’est 100 % faux. D’ailleurs le CISSS nous a enquêté, ils enquêtent tout le temps. Comme propriétaire, j’ai absolument rien à me reprocher», a poursuivi le président de l’entreprise. Ils sont d’ailleurs en réflexion quand à la possibilité de prendre un recours pour diffamation.

VISITE DU CISSS

Mme Drolet est également propriétaire de la résidence pour ainés Le Couvent à Trois-Pistoles. Les parents de M. Dorion ont œuvré dans le domaine. Tous les deux sont résidents de la région de Québec et viennent régulièrement à Trois-Pistoles pour veiller à la bonne marche de la Villa des Basques. Le vendredi 16 mars, leur nouvelle résidence pour retraités a reçu la visite d’employés du CISSS du Bas-Saint-Laurent pour une inspection qui faisait notamment suite à des plaintes et dans le cadre du processus de certification régulier.

Gino Beaudoin, directeur de la qualité, de l’évaluation, de la performance et de l’éthique clinique au CISSS du Bas-Saint-Laurent, a expliqué à Info Dimanche que le processus de renouvèlement de la certification avait été amorcé avec l’ancien propriétaire, Daniel Lessard, puisque la date d’échéance était en décembre 2017. À la suite d’une vente également, le CISSS effectue des vérifications pour accorder la certification aux nouveaux propriétaires.

«Nous avons reçu des plaintes au cours des dernières semaines et nous travaillons en étroite collaboration avec les exploitants», a mentionné M. Beaudoin, qui ne pouvait pas préciser la teneur de ces plaintes. «Il n’y a pas d’éléments majeurs et la sécurité n’est pas compromise», a-t-il ajouté. Le processus d’analyse et la rédaction du rapport devraient prendre environ un mois.

Les propriétaires veulent faire preuve de transparence dans leur relation avec le CISSS. «C’est bien qu’ils soient ici, s’il y a des corrections à faire, on va être les premiers à le faire. Nous comme nouveaux administrateurs, on paie pour les erreurs du passé, le laisser-aller qui a eu lieu», a indiqué M. Dorion. «On veut avoir la certification, on veut qu’ils nous aident», a poursuivi Mme Drolet.

«Il manquait des suivis pour que nous, en tant que gestionnaires, pouvions travailler avec des outils et être plus rigoureux pour être vraiment capable de desservir avec efficacité les résidents. C’est important que les résidents aient le plus possible de préposés dans leur rôle et non pas des préposés à faire des choses qui ne servent pas aux résidents», a pour sa part expliqué Mme Drolet.

Dans l’immédiat, les nouveaux propriétaires travaillent sur la gestion urgente. Ghislain Dorion se donne un an pour rendre la Villa des Basques conforme à leurs attentes. Ils devront notamment réaliser un investissement important pour mettre aux normes la résidence pour le renouvèlement de l’accréditation de ressource intermédiaire.

Cette résidence pour personnes âgées autonomes ou en perte d’autonomie compte 106 chambres pour 42 employés. «On veut changer l’atmosphère qui existait ici, avec l’ancien propriétaire. La grosse majorité, 90 % des préposés sont heureux d’être ici, ils sont très bien. Ils aiment les résidents et ça parait, les gens nous le disent», a conclu M. Dorion.

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