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7 février 2018 - 06:59 | Mis à jour : 9 février 2018 - 10:16

La pilule abortive bientôt disponible à Rivière-du-Loup

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Bien que le ministre de la Santé Gaétan Barrette ait annoncé l’accès gratuit à la pilule abortive le 15 décembre 2017, elle n’est disponible que depuis le 15 janvier au Bas-Saint-Laurent. Depuis cette annonce, l’avortement médical a été dispensé à trois reprises à la clinique de planning des naissances de Rimouski.

«Nous avons commencé à offrir la pilule abortive à Rimouski et elle sera accessible pour les femmes de Rivière-du-Loup au cours des prochaines semaines», affirme Jocelyn Bérubé, médecin responsable de la clinique de Rimouski. Du côté de la clinique de planning de Rivière-du-Loup, on assure que le traitement est disponible pour les femmes qui le désirent, mais aucun cas clinique ne s'est encore présenté.

La pilule RU-486, commercialisée sous le nom Myfegymiso par la compagnie Celopharma, n’était plus disponible en raison de la demande des autres provinces. Le fournisseur s’est vu incapable d’en distribuer selon les délais prévus afin d’approvisionner tout le Québec. Cinq provinces canadiennes se sont engagées à rendre disponible cette pilule abortive, soit l’Alberta, l’Ontario, le Manitoba, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick.

Elle est prescrite aux femmes dont la grossesse est de neuf semaines ou moins (- de 63 jours). Lorsqu’une femme se présente aux cliniques de planning pour un avortement, on lui présente les deux options qui s’offrent à elle et leurs implications. «Elle a une évaluation psychosociale puisque sa décision doit être claire. Dans les deux cas, tant pour l’avortement chirurgical que médical, ce sont les mêmes examens de préparation», précise M. Bérubé.

Une prise de sang est effectuée avant le début de la médication, puis la femme est suivie par des prises de sang subséquentes après 7 jours et 14 jours pour quantifier la diminution des hormones.

«Si elles ont diminué d’au moins 80 %, ce sera considéré comme une intervention réussie. Le risque d’échec se situe entre 1 à 5 %. Les chances de réussite diminuent avec l’avancement de la grossesse», explique le médecin responsable.

La pilule abortive est remboursée en vertu du Programme d’accès universel gratuit à l’interruption volontaire de grossesse médicamenteuse dispensé par la Régie de l’assurance maladie du Québec. Le cout des échographies requises est également couvert par ce programme. Contrairement à la «pilule du lendemain» accessible en pharmacie, un contraceptif d’urgence qui peut être administré jusqu’à 5 jours après un rapport sexuel non protégé, la pilule abortive est prescrite par un médecin pour interrompre une grossesse confirmée médicalement. 

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