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27 août 2017 - 07:32

À la conquête des sommets

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Les passions inspirent et stimulent. Elles créent cette étincelle qui nous pousse à se dépasser. Tout cela, et bien plus encore, c’est ce que transmet la Louperivoise Lucie Dumont quand elle parle de la montagne. Un lieu où elle se sent vivante et qui lui offre des expériences de vie uniques.

Il y a déjà 25 ans que cette enseignante d’anglais au secondaire, aujourd’hui à la retraite, a découvert cette façon de voyager, d’en apprendre davantage sur elle-même, mais aussi sur le monde et ses communautés. Conquise, elle n’a jamais arrêté. En fait, elle est incapable de s’en passer.

Joueuse de tennis, Lucie Dumont a été initiée aux randonnées en montagne par Claude Duguay, lui-même grand passionné de plein air louperivois. De ses propres mots, elle est à cette époque tombée amoureuse de l’homme, mais aussi de son terrain de jeu.  

«La montagne, c’est beau, c’est simple. Elle nous force à être nous-mêmes, à être humbles», raconte-t-elle avec l’énergie qu’on lui connaît. «Quand on réalise une ascension, il y a ce plaisir, cette satisfaction, d’accomplir quelque chose. Un pas à la fois, comme dans la vie, on grimpe. La montagne nous fait déguster nos efforts.»

Des pays de l’Amérique latine au Népal, en passant par les États-Unis et l’Afrique, Lucie Dumont en a vu des sommets. Elle les a gravis, aussi. Qu’il s’agisse de l’Aconcagua en Argentine, du Cotopaxi en Équateur ou du Kilimandjaro en Tanzanie, les hauts cols ne l’ont jamais rebuté. «La montagne enseigne la patience et la persévérance», croit-elle.

GUIDE

C’est d’ailleurs au Kilimandjaro que Lucie Dumont a passé les dernières semaines. Le 15 juillet dernier, elle est partie dans une nouvelle aventure de guide, sa première plus au plus haut sommet d’Afrique. Elle y est allée pour assister un petit groupe de Québécois au cœur de ses mythiques 5895 mètres. Le récit fait rêver.

«Le groupe était vraiment génial, alors c’était une belle ascension de cinq jours. On a même atteint le sommet deux jours de suite!», raconte-t-elle avec le sourire. «Le Kilimandjaro est accessible, alors c’était une très belle expérience de groupe que nous avons conclu en safari dans deux parcs nationaux exceptionnels.»

Mme Dumont et son conjoint, qui était au Groenland au même moment, sont tous les deux guides pour Karavaniers, une entreprise de voyages d’aventure. On leur propose des périples un peu partout sur la planète. Il y a quelques mois à peine, elle était au Népal avec un autre groupe.

«Être guide, c’est une expérience humaine tellement enrichissante. Dans les groupes, il y a beaucoup d’authenticité et de simplicité. Ensemble, on partage un défi et une réussite. C’est se dire souvent "Wow, quelle chance qu’on a de pouvoir être en santé et de vivre ça"», explique-t-elle.

Pour Lucie Dumont, la richesse des rencontres avec les participants et les communautés locales n’ont pas de prix. C’est cela aussi qui la garde aussi passionnée et attachée au défi qu’est l’ascension d’une montagne. «Les moments magiques se succèdent, c’est fantastique.»

«MON EVEREST»

En plus de ses aventures, Lucie Dumont est reconnue dans la région pour être la femme derrière Chaine de Vie, une initiative qui souhaite éduquer les jeunes sur la question du don d’organes. Un projet qui a aussi d’étonnants parallèles avec la montagne et les défis qu’elle offre.

«Chaine de Vie, c’est mon Everest. Le combat des greffés, c’est un peu comme l’ascension d’une montagne. C’est difficile et on a besoin des autres. C’est une belle preuve de solidarité humaine», illustre-t-elle. 

Plusieurs projets sont à venir pour Chaine de vie. Parmi ceux-ci, notons l’organisation de l’évènement «Grimpons pour la vie» les 14 et 15 octobre. Partout en province, 14 monts seront conquis pour la cause.

 

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