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5 juillet 2017 - 11:58

Collecte des bacs bruns : 40% des citoyens toujours réticents

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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Mise en place en 2015, la collecte des bacs bruns à Rivière-du-Loup pourrait se porter mieux, selon les différents intervenants impliqués à la Ville et à la Société d’économie mixte d’énergie renouvelable (SÉMER). Sur 6 500 bacs résidentiels distribués, 60% y ont participé.

L’usine de biométhanisation a reçu dans la dernière année 40% des matières qu’elle pourrait contenir, soit 10 000 tonnes sur une capacité de 25 000. C’est pourquoi une grande opération de sensibilisation et de séduction a été mise en place afin d’encourager les Louperivois à faire leur part dans la collecte des matières organiques. «L’usine de biométhanisation est fonctionnelle et produit du gaz de qualité. Pour le purifier et le liquéfier, nous avons besoin de plus de volume de matière. Nous avons des problèmes à aller chercher les matières résidentielles. Pour que l’usine fonctionne, tous les citoyens doivent participer», explique Serge Forest, directeur de la SÉMER. Déjà, une trentaine de commerçants y contribuent.

Présentement, les matières organiques traitées à l’usine comprennent entre 65 % et 70 % de méthane. Pour en faire du gaz naturel liquéfié (GNL) destiné à la vente comme carburant pour les camions de transport, elles doivent être traitées pour en contenir 97%, ce que la SÉMER croit réalisable. «Nous produisons actuellement 350 mètres cubes par heure de gaz. Il faudrait se rendre à 450 mètres cubes pour arriver à générer du GNL», précise M. Forest.

CRUE DES EAUX

Une autre épine dans le pied de la collecte s’est ajoutée ce printemps. Au lieu d’enfouissement technique (LET), trop d’eau s’est accumulée dans les cellules en raison de la fonte des neiges et des pluies fortes. «Cette eau doit être captée et traitée avant de quitter le LET. Elle dépassait notre capacité et nous l’avons accumulée. Nous sommes présentement à la traiter pour reprendre le dessus», explique Éric Côté, directeur de l’environnement et du développement durable à la Ville de Rivière-du-Loup.

Résultat : les puits de captage du gaz ont été inondés. Habituellement, le lieu d’enfouissement générait environ 400 mètres cubes par heure, sa capacité est maintenant réduite entre 200 et 250 mètres cubes. Un mur d’argile sera construit, avec l’accord du ministère de l’Environnement, afin d’empêcher qu’un tel évènement ne se reproduise.

À partir de 2020, le gouvernement du Québec ne permettra plus l’enfouissement des matières organiques. Rappelons que le contrat de construction de l’usine de biométhanisation de Rivière-du-Loup, s’élevant à environ 24,8 M$ a été confié à Terix-Envirogaz, en 2014. La MRC et la Ville de Rivière-du-Loup sont également partenaires de ce projet.

COLLECTE

Voici quelques matières qui doivent se retrouver dans votre bac brun lors de la collecte. Il est recommandé d’utiliser des sacs compostables ou des sacs en papier pour les amasser.

Les fruits et légumes, viandes et volailles cuites, os, charcuteries, poissons et fruits de mer, œufs et coquilles, produits laitiers, pâtes, pains, céréales, riz, essuie-tout, marc de café, thé, tisane, gâteaux, condiments, etc.

Sont refusés les carcasses d’animaux, os de boucherie, coquillages et carapaces, matières recyclables (qui doivent aller dans le bac bleu) et la pellicule plastique. Il est possible d’en savoir plus en visitant le www.collectequicarbure.com.

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3 réactionsCommentaire(s)
  • Nos dirigeants ne sont pas toujours les meilleurs et n'écoutent pas assez la population .C'est la même chose avec nos gouvernements ,que voulez- vous à un moment donné les gens vont se tanner de payer pour rien et alors on verra ce qui se passera

    Découragée - 2017-07-06 11:45
  • Oui mais, 250m cube qui vient du site d'enfouissement + 350m cube qui vient des citoyen et autres participant ça fait 600m3/heures ça. On est pas capable encore de maîtriser l'usine et on mets ça sur la faute des citoyens. Haha!!! Yen a qui protègent leurs fesses.

    Pays libre - 2017-07-05 21:24
  • Tout le monde savaient au départ que cette usine était un puit sans fond. Des millions dollars investis pour faire du gaz au lieu de faire le choix du compost comme les autres. Plus vite elle fermera et mieux se sera pour les contribuables et l'environnement. Les décideurs ont fait le mauvais choix et maintenant ils essaient de nous faire porter le blâme comme ils le font habituellement.

    Dégoûté - 2017-07-05 18:23