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27 avril 2017 - 06:02

Attachement et éducation, un lien indissociable

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Le congrès de l’AQIFGA qui a eu lieu du 20 au 21 avril à l’Hôtel Universel de Rivière-du-Loup a débuté en force avec une première conférence offerte par le psychopédagogue Richard Robillard.

Depuis plus de 40 ans, il oeuvre dans le milieu de l’éducation en tant qu’enseignant au primaire, au secondaire, comme directeur d’école et conseiller pédagogique, puis en tant que consultant en psychopédagogie auprès des adultes, enfants et adolescents. «Il arrive que certains élèves soient des ‘’mal partis’’. C’est souvent le cas des élèves en formation générale des adultes. Leurs parents ne peuvent pas leur offrir un environnement sécuritaire d’apprentissage. J’ai aussi été un mal parti, avec une mère dépressive et un père alcoolique et violent. On doit leur faire comprendre que ce n’est pas parce que tu commences comme cela, tu vas finir mal parti», explique-t-il.

Il a évoqué l’importance du lien d’attachement entre l’élève et l’enseignant, qui permet d’aller plus loin dans les apprentissages. «Le triangle qui doit être appliqué est formé de l’empathie, la bienveillance et la fermeté. Ces éléments amènent un sentiment de sécurité et d’attachement chez l’élève», explique M. Robillard. Il a évoqué que pour certains enfants, leur mère et leur père biologique ne sont pas les mêmes personnes que leurs parents affectifs. Alors qu’il enseignait au secondaire à Montréal, il a séparé, avec l’aide d’un collègue, deux clans qui avaient eu l’idée de se battre dans la cour d’école. «On a dit vous voulez vous battre, parfait ! Ça va être sur un terrain de basket en 3 contre 3. On a eu les meilleures équipes de basket ces années là», se rappelle-t-il.

L’intervention positive auprès de ces élèves les amène à croire en eux, et en leur propre réussite. «Lorsqu’on n’a pas les outils nécessaires à notre motivation, elle doit venir de l’extérieur. Pour moi, c’est venu de professeurs au secondaire qui ont cru en mon potentiel et qui m’ont fourni la motivation. Ça ne peut pas venir de toi si tu n’as jamais appris à le faire», a-t-il raconté. Parfois, les élèves en formation générale des adultes peuvent présenter des comportements inappropriés. «Derrière cela il y a de la souffrance, crée en raison du stress et d’un manque de maturité», a-t-il complété. Richard Robillard insiste, il y a une histoire derrière chaque adulte devant les enseignants, il ne faut pas l’oublier.

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