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12 avril 2017 - 10:33

Disparition d’enfant : des premières minutes cruciales

Francois Drouin

Par Francois Drouin, Journaliste

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La disparition d’un enfant est l'une des pires choses qui puissent arriver à un parent. Le temps semble se figer, les secondes, les minutes s’égrènent telles des heures. Mais comme dans le cas d’un accident vasculaire cérébral (AVC), les premiers instants sont cruciaux. Le cas d’une fillette de six ans portée disparue pendant quelques minutes le mercredi 5 avril à Rivière-du-Loup en est un bon exemple.

Les parents d’une jeune fille souffrant de dyspraxie verbale sévère et s'exprimant avec des signes ont perdu sa trace après qu’elle eut quitté la maison. Selon nos informations, la Sûreté du Québec a été avisée à 11 h 01. La fillette était finalement retrouvée à 11 h 13 au service de garde de l’école Joly, soit 12 minutes après le signalement de sa disparition.

Mais dans l’ombre de ces chiffres, un important processus de recherche avait été enclenché. Cette opération exceptionnelle est la même que dans tout cas de disparition d’enfant. Dès l’appel initial, tout le personnel policier, incluant les enquêteurs et les officiers, ainsi que le personnel administratif du poste concerné, est mobilisé.
Aucun moyen n’est épargné, y compris la collaboration avec des équipes de bénévoles ou encore avec les unités de support comme le déploiement d’un poste de commandement, de l’hélicoptère ou d’autres véhicules.

Il faut comprendre que plus le temps passe, plus le travail sur le terrain se complexifie. Il est donc important d’appeler le 911 ou le 310-4141 dès que l’on a un doute. Les policiers l’avouent sans détour, ils préfèrent intervenir sur un cas non fondé que de perdre un enfant.

DISPARITION

Selon le réseau Enfants-Retour, chaque jour au Québec, on dénombre en moyenne 16 disparitions d’enfants. Dans certains cas, il s’agit de fugue et d’enlèvement parental ou non. Dès lors, une série de démarches doivent être entreprises très rapidement par les parents.

En cas de disparition, après avoir fouillé votre maison, assurez-vous que l’enfant ne se trouve pas chez des voisins, des amis ou des membres de la famille. Déterminez s’il manque des vêtements ou des effets personnels. Cela pourrait évoquer une fugue. Rappelons-le, il n’y a aucun délai minimum pour rapporter une disparition et le plus tôt est le mieux.

Tant la Sûreté du Québec que le Réseau Enfants-Retour insistent sur l’importance de fournir un profil précis et à jour de votre enfant. «Idéalement, les parents devraient se faire une fiche descriptive détaillée de chacun de leurs enfants. Une photo, une mèche de cheveux, la couleur des yeux, leur surnom, les particularités familiales comme dans les familles reconstituées, le nom et l’adresse de ses amis, ses endroits de prédilection, ses activités, ça facilite le travail de l’enquêteur, car avec le stress, certains parents peuvent oublier certains détails», précise le sergent Dave Ouellet, coordonnateur local en relation communautaire à la SQ.

Le site Internet de Réseau Enfants-Retour est une mine d’or d’information. De l’exemple d’une fiche signalétique à différents guides, sans oublier les exemples de scénarios «Que ferais-tu?», tout parent aurait intérêt à le consulter. www.reseauenfantsretour.org.

 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Grande reconnaissance à toutes ces personnes qui se mobilisent pour sauver des enfants. Cet article est très pertinent. Merci pour les infos.

    Maman - 2017-04-12 17:16