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30 décembre 2016 - 06:55

Un homme et son chien à travers le Canada pour la santé mentale

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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À 50 ans, Bret Mavriik a opté pour un mode de vie nomade, en sensibilisant la population de tout le Canada au manque de ressources en santé mentale pour les enfants. Peu à peu, son périple s’est transformé en tournée de dénonciation.

«Je m’implique, c’est important, en politique, personne ne fait rien, j’ai décidé d’être le contraire d’un politicien. C’est ma manière concrète d’aider», explique le marcheur.

Depuis septembre 2015, il parcourt le Canada accompagné de sa chienne husky Nymeria. Il a déjà franchi de Toronto à Whistler, et se dirige maintenant vers Terre-Neuve. Si lors de son départ, Bret Mavriik marchait pour amasser de l’argent pour une fondation, dorénavant, il marche seul, au gré des rencontres, et se représente lui-même. «Quand on est passionné à propos de quelque chose, c’est normal de se sentir frustré. Je fais d’intéressantes rencontres et je parle au vrai monde. Je n’ai pas peur de prendre la parole pour les gens qui ne peuvent pas». Il décrie les profits engloutis par des fondations censées venir en aide à la population, et les hauts salaires de leurs dirigeants. Bret Mavriik dénonce également la lenteur de l’action du gouvernement, qui devrait selon lui soutenir davantage les jeunes avec des programmes d’aide en santé mentale.

Les provinces et territoires ont été incapables de s’entendre avec Ottawa, rejetant son offre de transfert de 25 milliards de dollars supplémentaires sur cinq ans pour les soins en santé mentale, et les soins à domicile, le 21 décembre. M. Mavriik déplore la situation. Selon lui, aider les jeunes atteints de problèmes de santé mentale dès qu’ils sont détectés permettrait d’éviter des couts supplémentaires à la société.

En traversant le Canada à pied, il voulait tout d’abord changer de mode de vie, et voir comment elle se déroule dans les plus petites localités, où le rythme est moins effréné que dans les grands centres.

Il a l’intention, au terme de son périple, d’écrire deux livres, dont un portera sur le voyage, et l’autre décrira la situation, et les problèmes dont il a été témoin dans la société.

La Commission de la santé mentale du Canada affirme que le manque d’intérêt et de sensibilisation à propos des problèmes de santé mentale coute 50 milliards de dollars par année au pays en baisse de productivité. 

 

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5 réactionsCommentaire(s)
  • I would like to know him

    Bourlier Emmanuelle - 2016-12-31 05:23
  • Bravo ☺

    Kim - 2016-12-30 17:52
  • Dans un monde où le capitalisme et l'individualisme sont dominants, la souffrance mentale n'a pas sa place! Ce n'est pas sympha comme maladie
    c'est la loi du plus fort! Je vous admire mon cher monsieur! Tant que tu n'as pas vécu cette souffrance de près ou de loin, l'insensibilité de notre société sera de mise!

    frog - 2016-12-30 15:59
  • Bravo Monsieur! En plus que souvent la santé mental n'a pas de classe sociale, elle peut être aussi bien derrière l'itinérance que derrière un complet à cravate. Ayant un frère qui a mis fin a ses jours, j'appuis fortement ce Monsieur, parlons en et n'ayons pas peur d'en parler...

    Charlotte - 2016-12-30 13:29
  • Bravo pour votre détermination Monsieur Mavriik!

    Maxime - 2016-12-30 09:29