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21 septembre 2016 - 06:57

Les acériculteurs discutent de leur avenir

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

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Près de 150 acériculteurs ont participé à l’assemblée générale annuelle du Syndicat des producteurs acéricoles du Bas-Saint-Laurent – Gaspésie le 16 septembre dernier au Centre des loisirs de Témiscouata-sur-le-Lac. Ce fut l’occasion pour les membres de parler de leurs préoccupations, des dossiers en cours et de leur avenir.

«Nous attendons les suites du rapport Gagné, il y a encore une épée de Damoclès qui pend au-dessus de nos têtes. Nous avons besoin d’avoir des réponses à nos questions», a mentionné la présidente du Syndicat des producteurs acéricoles du Bas-Saint-Laurent - Gaspésie, Sylvie Laliberté.

Le rapport Gagné proposé au MAPAQ sur la réforme du système actuel de production de sirop d’érable a semé la grogne chez les producteurs acéricoles de la région et de partout au Québec. Commandé par Québec et appuyé par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, le rapport Gagné recommande entre autres de laisser les producteurs faire eux-mêmes leur mise en marché sans passer par la FPAQ.

Les acériculteurs de la région ont également des attentes en regard de la classification du sirop. Ils demandent de réorganiser le processus actuel de classement du sirop d’érable afin que, suite à une contestation, la révision des classements soit réalisée dans un délai maximum de trois semaines. Le président de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ), Serge Beaulieu, ainsi que Simon Trépanier, directeur de la Fédération, étaient d’ailleurs sur place pour faire le point sur différents dossiers.

DE NOUVELLES ENTAILLES

Certains acériculteurs attendent avec impatience une réponse à leur demande d’augmentation d’entailles ou de création de leur érablière. Rappelons que la Régie des marchés agricoles du Québec a autorisé les acériculteurs à effectuer 5 millions d’entailles supplémentaires, une décision très bien reçue par les producteurs de la région. On estime que les acériculteurs québécois pourront ainsi augmenter leur production de 12 %. Quelque 1,8 million de ces entailles seront allouées à de nouvelles entreprises et 3,2 millions à des producteurs qui souhaitent accroitre leur production. L’ajout des 5 millions d’entailles représente des investissements de près de 100 millions de dollars, considérant que le cout d’installation d’une entaille est évalué à 20 $.

Les producteurs acéricoles du Bas-Saint-Laurent avaient 8 400 000 entailles lors de la dernière saison. «Avec un million d’entailles supplémentaires en 2017, on serait content», souligne la présidente du Syndicat. En moyenne par année, les acériculteurs de la région bas-laurentienne produisent 26 millions de livres de sirop d’érable, des retombées économiques de près de 73 millions de dollars. La MRC de Témiscouata est une terre fertile pour l’acériculture. On y retrouve 5 millions d’entailles, soit plus de 60 % des entailles du Bas-Saint-Laurent, ce qui contribue à en faire la deuxième région productrice en importance au Québec.

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3 réactionsCommentaire(s)
  • Honnêtement, je ne comprend pas pourquoi le fait de rebouillir du sirop pour en améliorer la saveur peut être qualifié de mesure extrême ou même douteuse. Pour en arrivé au final à un sirop de qualité et classé selon les normes de la fédération. À Biencourt, oui j'ai reconditionné du sirop, peut-être pendant que d'autres faisaient du ski nautique, mais non je ne considère pas pas avoir fait de la cochonnerie et oui j'ai fait goûter à mes meilleurs amis et aussi à tout le monde qui voulait bien daigner arrêter pour venir voir le résultat final, plutôt que de déblatérer sur internet toute sortes de mensonges sans réellement savoir de quoi ils parlent. Une chose est sûr c'est qu'il ne faut jamais avoir bouilli de sirop d'érable pour penser que l'on peut faire ce travaille torse nu, mais encore faut-il avoir un peut de jugement pour imaginer avoir une goutte de sirop à 216 degrés sur la peau. Moi, pour ma part ce que j'appelle un visage à deux faces, c'est quelqu'un qui est capable de donner son opinion sans être capable de l'assumer en daignant signer son nom.

    Yvan Beaulieu - 2016-09-25 23:21
  • À Biencourt certain font du ski nautique et d'autre bouillent du sirop d'érable. Vous avez entièrement raison M. Thibault, je n'en donnerait même pas à mon pire ennemi. Et ces producteurs sont souvent drapé dans leur vertue à la défense de leur industrie et de l'environnement sur toutes les tribunes possible. C'est ce que nos ancêtres appelaient des visages à 2 faces. Il est justement temps que le ministre intervienne avant d'avoir un cas de santé publique. Un produit alimentaire transformé à 30 degré avec des bouilleurs en torse nu, ce n'est pas ce qui est le plus hygiénique...

    M. Paradis - 2016-09-21 17:33
  • Ajoutons des entailles et contestons le classement, comme ça on pourra bouillir les barils refusés non pas jusqu'en juillet, mais visons le mois de septembre... (notez le sarcasme ici).
    Certains producteurs n'ont aucune fierté pour leur produit et prennent des mesures extrêmes (et douteuse) afin de parvenir à se faire payer du sirop impropre à la consommation. Et ce sont TOUS les producteurs qui supportent ce sirop qui ne sera probablement jamais vendu, parce que soyons réaliste qui voudrait de cette cochonnerie...

    Alain Thibault - 2016-09-21 07:32