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12 septembre 2016 - 15:27 | Mis à jour : 15:51

Un pélican ne passe pas inaperçu à Cacouna

Francois Drouin

Par Francois Drouin, Journaliste

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La présence d’un pélican d’Amérique depuis maintenant plus d’une semaine dans un marais de Cacouna n’est pas passée inaperçue. L’endroit, déjà prisé des ornithologues, est devenu un rendez-vous incontournable pour observer l’inhabituel oiseau.

Le pélican, dont l’amplitude d’une aile à l’autre peut atteindre près de trois mètres (neuf pieds), s’y alimente. Désorienté ou simplement en visite touristique, ce membre de la famille des Pélécanidés fait le bonheur des photographes.

Le photographe Sébastien Dionne n’a pas hésité à se lever avant même les premières lueurs de l’aube pour être en mesure d’immortaliser la rencontre. Ce dernier a eu vent de la présence de l’oiseau rare le 3 septembre dernier.  

«Line Bélanger a signalé sa présence via le groupe Facebook du Club des ornithologues du Bas-Saint-Laurent. Je me suis présenté au marais le lendemain matin dès 5 h, je ne croyais pas que le pélican resterait sur place plus d'une semaine comme c'est le cas.»

Pour réussir ses photos, Sébastien se lève tôt, très tôt. «Généralement, j'arrive au marais avant le lever du soleil. Je profite du lever du jour pour avoir une lumière unique sur mes photos. Ce samedi j'étais là à 5 h 15.»

Pour Jean Soucy, photographe d’expérience et ornithologue de longue date, la rencontre a été des plus enrichissantes. «Je l’ai observé pendant au moins trois heures avec ma lunette d’observation. Il a fait plusieurs allers-retours entre la rive et le marais. C’est quelque chose à voir.» Ce dernier se promettait d’y retourner dès que les grands vents s’estomperaient.

L’oiseau a réuni de nombreux photographes et ornithologues de la région, mais d’ailleurs aussi. «Il y a beaucoup d'échanges par Facebook, sur le groupe du club des ornithologues du Bas-Saint-Laurent. Il est plus rare de se rencontrer en vrai alors samedi j'ai eu le plaisir de rencontrer six d'entre eux qui suivent mon travail, d'autres photographes aussi s'étaient déplacés de Montréal, Québec, de Beloeil, d’Amqui, de Rimouski... Bref, d’un peu partout au Québec», poursuit Sébastien Dionne.

Selon Oiseaux.net, «leur aire de distribution couvre la Colombie-Britannique, l'Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, le sud-ouest de l'Ontario et se poursuit vers le sud jusqu'au nord de la Californie, le Nevada et le Colorado.» L’animal est donc rarement observable en terre québécoise.

 

 

 

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4 réactionsCommentaire(s)
  • il était à notre-dame-du portage il y a quelques semaine

    Eric - 2016-09-13 09:03
  • Et de quoi se nourrit-il dans l'étang?
    Il a l'habitude d'être très gourmand.

    L'aigrette à poil court. - 2016-09-12 21:51
  • J'ai pu l'apercevoir dans la riviere-du-loup en bas de la côte Saint-Jacques la semaine derniere!

    voyageur - 2016-09-12 20:19
  • En fait, il niche principalement dans les priaires canadiennes et américaines. Il se retrouve plus au sud pendant l'hiver, car il migre. Il s'agit d'un oiseau d'une taille impressionnante! J'en ai vu un bonne quantité au Manitoba entre autres. Bien qu'il soit commun là-bas, sa population est en déclin important à cause de la perte des milieux humides, son habitat.
    L'oiseau de Cacouna devrait bientôt retrouver son chemin vers le sud pour passer un hiver plus doux!

    Mireille Poulin
    Go oiseaux!
    L'Isle-Verte

    Mireille Poulin, Go oiseaux! - 2016-09-12 16:13