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8 juin 2016 - 06:46 | Mis à jour : 14:04

Traverser le Canada pour renouer avec la terre et ses habitants

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

En juillet 2015, une femme originaire de la Colombie-Britannique, Dianne Whelan, a entamé une aventure folle de 24 000 km. Elle a décidé de traverser le Canada en marchant, pagayant et roulant le Sentier Transcanadien. Elle était à Rivière-du-Loup, le mardi 7 juin. 

Documentariste et auteure reconnue pour ses histoires tirées de ses voyages dans l’Himalaya et dans le Nord canadien, Dianne Whelan est aujourd’hui au cœur d’un «pèlerinage écologique», comme elle l’aime l’appeler. L’aventure d’une vie, en quelque sorte, qu’elle racontera dans un film et un livre, «500 Days Into the Wild», qu’elle écrit et produit tranquillement, pas à pas. 

«C’est un retour à la terre, celle qui nous unit tous (…) L’essence de mon travail, ce sont les rencontres humaines, la relation entre eux. Je veux m’imprégner de leur culture et de leur vision, d’un océan à l’autre», raconte Mme Whelan, rencontrée au Quality Inn de Rivière-du-Loup où elle a passé la nuit. 

Un lit chaud et une douche ne sont pourtant pas la routine quotidienne de cette femme de 51 ans depuis déjà près d’un an. Plus souvent qu’autrement, elle dort dans les sentiers qu’elle emprunte. «Mais de plus en plus de personnes me suivent et m’aident tout au long du parcours », rassure celle dont l’ennemi numéro 1 est la pluie. «Reste que la solitude ne m’effraie pas, c’est même nécessaire dans mon processus de création. Je ne pourrais pas faire ce voyage sans être confrontée à moi-même.» 

C’est donc essentiellement avec seul un sac de 60 livres sur le dos et d’une caméra qu’elle parcourra le pays tout entier, tâchant de le faire découvrir à ses habitants à travers ses œuvres.   
Partie du Labrador en juillet 2015, l’aventure de Mme Whelan prendra finalement plus de 500 jours. Peut-être le double? Peu importe. « Je suis une tortue, mais le temps n’a pas d’importance. Je veux tout vivre au maximum et profiter. Je suis à un âge où je me dis que nous avons peut-être oublié ce qui est essentiel de connaître et je suis à la recherche de cela », souligne-t-elle, assurant qu’elle a déjà beaucoup changé depuis son départ, si ce n’est que pour sa vision envers les biens matériels. 

PARCOURS

Arrivée à peine de Cabano à vélo au moment de notre visite, Dianne Whelan partira aujourd’hui pour la rive nord du Saint-Laurent. Elle parcourra deux trails à pied dans Charlevoix pour un total de près de 150 km. Une fois arrivée à Baie-St-Paul, elle enfourchera de nouveau son vélo jusqu’à la frontière ontarienne. Au total, elle pagayera aussi près de 7 000 km. « Cette expérience, cette quête, c’est moi, elle me définit. »

Dianne Whelan est équipée de GPS. Celui permet de la suivre tout au long de son aventure. Il est d’ailleurs possible de le faire au www.500daysinthewild.com

 

 

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