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3 mai 2016 - 06:55

Gérard Deltell et Bernard Généreux discuteront de l’aide médicale à mourir

Francois Drouin

Par Francois Drouin, Journaliste

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(Montmagny) Le projet de loi C-14, la loi fédérale d’aide à mourir, dont la constitutionnalité est contestée par le Barreau du Québec, attise les passions d’un océan à l’autre du pays.

Dans le but d’échanger avec ses électeurs, le député fédéral de Montmagny―L’Islet―Kamouraska―Rivière-du-Loup Bernard Généreux a invité son collègue Gérard Deltell à participer à un échange-discussions au sujet de l’aide médicale à mourir (AMM).

«J’aurais voulu rencontrer tous les pôles de ma circonscription, mais nous sommes trop pressés par le temps. Nous devons être de retour en Chambre dès le dimanche, mais je tenais à échanger avec des gens d’ici. C’est pourquoi la rencontre aura lieu à Montmagny. C’est un projet de loi important et je reviens ici expressément pour cette rencontre», a souligné M. Généreux.

 Ce dernier rappelle que son collègue conservateur, à l’époque où il était député de la Coalition avenir Québec (CAQ), a participé au débat québécois de l’aide médicale à mourir. M. Deltell a ensuite été membre du Comité mixte spécial sur l’Aide médicale à mourir et a par la suite présenté un rapport dissident en compagnie de trois collègues.

Dans ce rapport dissident, cinq préoccupations, basées sur l’expérience québécoise, ont été soulevées face au rapport du comité mixte présenté en février. Il s’agit de prodiguer les soins uniquement aux gens majeurs, ne pas les autoriser aux personnes souffrant de maladie mentale, protéger la conscience des médecins, obtenir le consentement à la fin de la vie et améliorer les soins palliatifs.

Quant à la nécessité d’adopter une telle loi sur l’aide médicale à mourir, formulée dans l’Arrêt Carter de la Cour suprême du Canada en février 2015, Bernard Généreux concède que le débat n’en est plus là. S’il souligne qu’il pourra voter librement, il se dit conscient qu’il s’agit d’un dossier très délicat.

 «Mais je préfère une loi imparfaite à un vide juridique. De toute façon on n’a pas le choix. Mais il faut protéger les enfants, les moins de 18 ans, il faut aussi protéger les gens atteints de maladies mentales. Beaucoup de gens ont mis de l’eau dans leur vin», souligne-t-il.

Le projet de loi C-14 est actuellement en deuxième lecture. Le Parlement a jusqu’au 6 juin pour se doter d’une législation donnant ainsi suite à la décision rendue par la Cour Suprême du Canada. Rappelons qu’une loi provinciale valide, la Loi concernant les soins de fin de vie, encadre déjà l'aide médicale à mourir au Québec.

L’activité a lieu  à Montmagny le vendredi 6 mai de 18 h à 20 h à la salle 302, au troisième étage de l’édifice Amable-Bélanger au 6, rue St-Jean-Baptiste Est. Les places sont limitées.

 

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