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26 avril 2016 - 06:02 | Mis à jour : 08:32

Implantation d'un Bulk Barn : le projet de règlement contesté

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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Rivière-du-Loup – Une cinquantaine de commerçants de Rivière-du-Loup se sont rassemblés à la séance du conseil du 25 avril afin de dénoncer l’adoption d’un projet de règlement visant à permettre la venue de commerces d’alimentation au détail en dézonant un secteur à l’ouest de la rue des Cerisiers.

Tous ont appuyé le propriétaire du commerce Le Vrac, Jean-Louis Lévesque, qui a affirmé avoir le centre-ville «tatoué sur le cœur». «Où était l’urgence de modifier le plan d’urbanisme, surtout que nous sommes en transition vers un nouveau. Cela va affaiblir les règles établies si on sait qu’on peut les modifier», a-t-il soulevé. Les entrepreneurs ont soutenu que l’âme d’une ville réside dans son centre-ville, et ses commerçants locaux.

Une citoyenne a également pris le micro pour évoquer sa peur que Rivière-du-Loup ne devienne aseptisée et semblable a toutes les autres en raison de l’implantation de grandes chaines dans le secteur ouest.

Les conseillers ont pour leur part défendu leur position en évoquant la libre-concurrence qui doit régner en affaires. L’implantation d’un Bulk Barn (commerce de vrac) dans ce secteur allait de pair avec la présence d’un Walmart et d’un IGA, situé tout près.

L’entreprise a bénéficié d’un traitement express afin d’accélérer le processus de changement de réglementation, une situation dénoncée par les gens d’affaires. En déboursant 1 000$, le dossier du Bulk Barn a cheminé plus rapidement entre les mains de l’administration municipale. «Cela défraie les couts pour la publication des avis publics dans les journaux», a expliqué le maire Gaétan Gamache.

Le point d’adoption du projet de changement de réglementation a été rayé de l’ordre du jour, après les nombreux questionnements et commentaires soulevés par quelques entrepreneurs dans la salle. Le conseil se réunira en plénier lundi pour en discuter et décider si ce point sera de retour à l’ordre du jour lors d’une prochaine séance du conseil.

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