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11 avril 2016 - 06:56

Témiscouata : plus de wagons pétroliers, plus d'inquiétudes

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

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Témiscouata-sur-le-Lac – Davantage de wagons pétroliers pourraient éventuellement voyager au cœur de certains villages témiscouatains. L’organisme de bassin versant du fleuve Saint-Jean s’en inquiète et souhaite sensibiliser les citoyens et les élus sur le risque que cela représente pour les cours d’eau. 

Selon un article paru le 25 mars dernier dans The Tribune, un quotidien anglophone néo-brunswickois, le Canadien National (CN) envisagerait d’utiliser la voie ferrée qui passe par le Témiscouata, plutôt que celle qui longe la rivière Matapédia, plus à l’est, pour atteindre Chaleur Terminals, un nouveau projet de terminal pétrolier prévu à Belledune, au Nouveau-Brunswick. Le projet serait attendu en 2017. 

« Il est important d’informer les gens de cette réalité. Beaucoup trop de personnes ne connaissent pas encore le dossier, alors qu’il nous concerne tous », a indiqué Michel Grégoire, directeur de l’OBV du fleuve Saint-Jean.  

Au Témiscouata, des centaines wagons pétroliers passent déjà par Pohénégamook et Rivière-Bleue tous les jours, mais leur nombre pourrait considérablement augmenter si le projet de terminal se concrétise et si le CN va de l’avant avec sa décision, rapporte M. Grégoire. Concrètement, on parlerait de 220 wagons-citernes de plus par jour en voyage dans la région. 

L’organisme de bassin versant du fleuve Saint-Jean rappelle d’ailleurs que quatre déraillements sont survenus sur la même voie ferrée qui traverse le Témiscouata, mais de l’autre côté de la frontière au cours du période de 16 mois. Le dernier en date est survenu en avril 2015, près d’Edmundston. 

« Nous nous demandons si la voie ferrée est assez sécuritaire pour accueillir autant de nouveaux wagons chaque jour. Nous ne sommes pas rassurés, la voie ferré longe des cours d’eau importants et passe à proximité des prises d'eau potable de nombreuses municipalités », a mentionné Michel Grégoire.

L’OBV du fleuve Saint-Jean est mandaté, en vertu de la loi sur l’eau, pour mettre en œuvre la gestion intégrée de l’eau dans la zone du bassin versant du fleuve Saint-Jean.

 

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8 réactionsCommentaire(s)
  • Je me demande si un jour ils vont comprendre que ce que nous voulons dans les pipelines, les trais, les camions ou les bateaux, ce n'est pas du pétrole mais du CASH.

    Ne venez pas salir nos lacs et nos plage bâtard, c'est là que nous sommes assis.

    Lucide - 2016-04-17 06:17
  • ben, comme on dit, ils ont tellement pollué leur environnement avec leurs sables bitumineux, qu'ils peuvent pas venir nous dire quoi faire, l'ampleur de cette catastrophe dans l'ouest est colossale, ça se voit de l'espace, ils empoisonnent la terre, la faune , la flore et les peuples qui y vivent, pire ils continuent. Ils auraient pu et ils pourraient installer, construire des équipements pour nettoyer les résidus, mais non, trop gourmands, pourtant c'est pas l'argent qui a manqué. Disons, qu'ils prêchent pas par l'exemple, ils ont vraiment rien à nous montrer, ils sont pas rassurants pantoute.

    marie-johanne - 2016-04-13 12:17
  • Le pétrole sale de l'ouest pollue à tour de bras des cours d'eau coulant vers la mer Arctique et auxquels s'abreuvent les quelques Nations autochtones vivant sur leurs bords.
    Pire, il y tue la faune et les poissons qui nourrissent ces mêmes Indiens.
    Et nous dans l'Est, nous voudrions accommoder le passage de ce même pétrole qui un jour, inexorablement, en fera autant avec nos cours d'eau et notre eau potable?
    Faut être suicidaire pour penser accepter qu'une telle décision puisse se prendre sur notre dos au nom de quelques jobs temporaires.
    Déjà que l'Ouest avec ses gros salaires s'accapare déjà de notre main d'oeuvre dont nous avons tant besoin "chez-nous" pour satisfaire les besoins de nos propres entreprises.

    Observateur - 2016-04-12 14:56
  • la voie ferrée existe , mais il y a des inquiétudes à avoir concernant son entretien, j'ai l'impression qu'il y a de grandes lacunes à cet égard, ce qui est minable. J'ai également vu une photo d'un déraillement récent au N.B. , la voie ferrée en cause était construite dans la bande riveraine du cours d'eau, c'est pas fort, on sait que les bandes riveraines sont instables. Enfin, juste pour dire qu'il semble y avoir un laxisme plus que sérieux à l'égard de la qualité et de la fiabilité de la voie ferrée actuelle, si au moins la voie était inspectée régulièrement, réparée, solidifiée, aménagée convenablement pour du transport lourd et fréquent, et j'irais jusqu'à dire relocalisée sur des terrains solides et stables, ça ferait moins peur. Notre avenir est dans les mains d'amateur qui délirent d'incompétence, on a de l'ouvrage, soyons vigilants

    marie-johanne - 2016-04-12 11:45
  • Fini Pétrolle faut Mettre tous nos effort au moteur électrique Moteur Roues go Hydro

    Mario - 2016-04-11 23:35
  • Belle sensibilation

    Epervier - 2016-04-11 13:55
  • On ne veux pas de transport part bâteau.....
    On ne veux pas de transport part pipline.....
    On ne veux pas de transport part camion....
    On ne veux pas de transport part train.....



    mais qui peux ce passer du pétrole, personne tout est fait de pétrole de nos jours.

    claude gervais haut-mad - 2016-04-11 13:04
  • Les informations menant à ces inquiétudes très ligitimes ont été arrachées
    au promoteurs Trans Canada pipeline lors du PAPE. Énergie Est laissait
    sous entendre que leur projet réduirait la circulation ferroviaire. Il en va ainsi
    pour le transport fluvial d'exportation, on cherche encore un lieu pour un port dans le Bas Saint Laurent Gaspésie.

    Marcel Lemieux - 2016-04-11 08:04