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18 novembre 2015 - 20:04

Stop Oléoduc: Mur social à Saint-Onésime

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Saint-Onésime – TransCanada tenait le 16 novembre dernier une soirée portes ouvertes à Saint-Onésime. L'organisme de vigilance Stop Oléoduc a tenu à y être aussi, pour ajouter une pierre au mur social qu'on veut opposer au projet Oléoduc Énergie Est.

Le 3 juillet 2015, en pleine campagne électorale, Le Devoir publiait une entrevue avec Justin Trudeau sous le titre « Trudeau prédit un mur social ». L'expression a été reprise avec enthousiasme par Stop Oléoduc, dont les membres sont fermement décidés à contrer le projet de TransCanada.

« Nous savons tous qu'il est primordial de tourner le dos aux énergies fossiles, a affirmé Simon Côté, porte-parole de Stop Oléoduc pour le Kamouraska. Le projet Énergie Est est une relique du passé, motivé par des intérêts strictement économiques et qui ne tiennent aucun compte des développements récents en matière d'énergies alternatives. » M. Côté a souligné la rapidité des progrès réalisés, notamment dans le transport des personnes : « On voit de plus en plus de véhicules électriques sur les routes, où serons-nous dans cinq ans? Ne risquons-nous pas d'être amèrement déçus d'avoir cautionné la pollution atmosphérique globale pour satisfaire l'intérêt de quelques personnes? »

ALLERS-RETOURS EST-OUEST

Au-delà des risques de déversement communément associés au transport par oléoduc, Simon Côté a souligné un problème particulier posé par le type de pétrole qui circulera dans l'oléoduc Énergie Est.

Le bitume produit à partir des sables albertains a la consistance du beurre d'arachide. Pour pouvoir être pompé dans l'oléoduc, il doit être dilué à l'aide de solvants, principalement du naphte, issu du gaz naturel.

Selon Simon Côté, on ignore ce qu'il adviendra de ces solvants au moment de charger le pétrole sur les bateaux en direction des marchés d'exportation. « Il y a une possibilité réelle que le bitume soit distillé avant d'être embarqué, pour récupérer les solvants et les réutiliser. Dans ce cas, il faudra les retourner dans l'ouest, et nous n'avons aucune information sur la manière dont le retour de ce produit très toxique et très volatil sera effectué. »

AU-DELÀ DES ATTENTES

On attendait une quarantaine de personnes au kiosque de Stop Oléoduc érigé à côté des bannières de TransCanada. Ce sont finalement plus de 90 personnes qui ont fait défiler le « mur social » entre l'église et le centre municipal de Saint-Onésime, « sans compter les bébés! », s'est réjoui Simon Côté. Chansons, discours et micros ouverts ont animé la soirée.

Cette vigile faisait suite à de nombreuses activités de sensibilisation (pétitions, campagnes d'affichage et autres). Les organisateurs y ont vu une suite logique au message porté par les citoyens depuis l'annonce du tracé de l'oléoduc dans la région.

On se souviendra que la municipalité de Saint-Onésime est devenue le 5 octobre dernier la 70e municipalité au Québec à voter une résolution pour s'opposer au passage de l'oléoduc sur son territoire, tel que rapporté les 10 et 14 octobre dernier sur leplacoteux.com.

Collaboration spéciale : Éliane Vincent, leplacoteux.com

 

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2 réactionsCommentaire(s)
  • Oui, les chances sont fortes pour qu'il renvoie ces diluants par train,au lieu de retourner à vide.

    Jacques Lapointe - 2015-11-23 00:30
  • Bravo à la population du Kamouraska

    André - 2015-11-19 00:27