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Le blogue de Richard Levesque

13 septembre 2018 - 05:10

Le Passé disparu

3 Commentaire(s)

Je viens de finir un roman policier, LE PROCÈS BELLAMY, publié aux États Unis en 1927 et traduit plus tard par le Français Maurice-Bernard Endrèbe.  Je vous conseille vivement ce livre si vous êtes nostalgique du « bon français » d'avant 1950...

On y trouve en effet des phrases du genre:  « Nous lûmes un moment, puis nous bavardâmes.  Enfin nous partîmes et allâmes nous réfugier dans le boudoir ».  Bref, plein de verbes au passé simple, à l'imparfait du subjonctif, à ces temps que les écoliers d'antan apprenaient péniblement...  Puis n'utilisaient plus guère!

On parle souvent dans les journaux de « nouvelle grammaire », de « langue simplifiée »...  

Dernièrement, le site de France-culture rapportait que :  « La fédération Wallonie-Bruxelles souhaite modifier les règles du fameux «accord du participe avec l’auxiliaire avoir», jugées complexes et grammaticalement peu pertinentes. Et invite les autres pays francophones à la suivre.  Les puristes hurlent, tous ceux à qui l'écriture inclusive donne de l'urticaire, mais tant pis, je l'avoue, j'ai beaucoup aimé cette tribune dans le Libé du jour nous informant que la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui est une institution au service des Francophones de Bruxelles et de Wallonie, autrement appelée la Communauté française de Belgique, envisage très sérieusement d'instaurer l'invariabilité du participe-passé avec l'auxiliaire « avoir ». Vous savez, employé avec l'auxiliaire avoir, le participe passé doit s'accorder en genre et en nombre avec le complément d'objet direct quand celui-ci le précède, c'est la rentrée des classes, ça tombe bien. Exemple, les crêpes que j'ai mangées é- e – s, mais j'ai mangé les crêpes, mangé - é. Eh bien on simplifierait tout ça. Vous imaginez tous ces enfants – et même ces adultes – qui vont vouloir baiser les pieds des membres de la Fédération Wallonie-Bruxelles ? Pour se justifier, celle-ci rappelle que le temps moyen consacré aux règles actuelles de grammaire est de plus de 70 heures, pour atteindre un niveau qui ne satisfait personne. Pour elle, il serait tellement plus riche de consacrer ce temps à développer du vocabulaire, explorer l'étymologie ou goûter la littérature... »

Je pensais à cet article en finissant de lire LE PROCÈS BELLAMY, et je me demande...  Un participe passé bien accordé a-t-il plus d'importance qu'une concordance des temps qui passait par l'imparfait du subjonctif, le prétérit et autres pareilles bébelles?  La langue évolue comme tout corps vivant.  Vouloir la garder immuable, n'est-ce pas aussi vain que de vouloir garder ouvertes toutes les églises, par exemple?

Quelle langue parleront les Québécois de l'an 2100?

Bon, assez de choses sérieuses, amis lecteurs.  Il reste quelques énigmes non résolues parmi celles que je vous proposais la semaine dernière.  Saurez-vous les « casser » cette semaine?


PREMIER PUITS :
Mon artiste ne commence pas vrai, continue comme un prix et finit par  un comte allemand...

DEUXIÈME PUITS :
Mon premier commence une justification, mes deux suivants forment une ville sud-américaine, ensuite j'y vais familièrement, puis je finis comme le nom d'Édouard, Charles, Gilbert, voire Stéphanie.  Mon tout nous fait rire sans dire un mot.

CINQUIÈME PUITS :
Mon premier est vital ou ne vaut rien.
Mon deuxième est une femelle du Tibet.
Mon dernier marque la surprise ou la terminaison.
Mon tout est bien utile pour éteindre...

SEPTIÈME PUITS :
Mon premier fait répéter, mon deuxième est un logement équin.  Mon troisième est une arme ou un breuvage sans accent.  Mon dernier est un destin plutôt favorable...  Et mon tout est bien apprécié quand on s'achète un nouveau machin.

 

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3 réaction(s)
  • DEUXIÈME PUITS :
    Pour ce qui est des nom d'Édouard, Charles, Gilbert, voire Stéphanie, j'opterais pour O (Gilbert BécAUD), Stéphanie de MonacO, Charles BrunEAU mais aucune idée pour Edouard. Pour le reste, aucune idée.
    Annie - 2018-09-13 09:09
  • On dirait qu’on fait tout, pour faciliter la tâche des élèves pour qu’ils n’aient plus à se forcer pour apprendre. Après la nouvelle graphie des clés, nénufars et des ognons, là on s’en prend aux règles de grammaire. Dans quelques années, quand ils liront des livres comme celui que vous venez de lire, ils vont croire que c’est bourré de fautes…
    Et vos fameux puits qu’on a de la misère noire à creuser.
    Y a que le 7 auquel je crois avoir encore progressé d’une syllabe
    Mon premier fait répéter, hein. Logement équin, stalle. L’arme ou le breuvage sans accent, je crois que ce serait latte. La latte est un sabre de cavalerie, et le latté est latte sans accent.
    Donc, installat…. C’est le destin favorable que je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Ce qui est bien apprécié quand on s’achète un nouveau machin, c’est une installatrice ou un installateur mais...
    Je serais bien curieuse de savoir si pour les deux premiers puits, il faut chercher ou non des noms propres… On peut savoir?

    M. Thériault - 2018-09-13 10:56
  • Mme Thériault, si mes puits ont l'HEUR de vous plaîre (quel destin favorable!), vous aurez trouvé cet "installateur" si utile...
    Annie, effort intéressant, mais... Non. J'avoue que le nom de famille en question n'est pas courant au Québec... Allez, courage et obstination!
    Richard - 2018-09-13 13:45