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6 janvier 2022 - 06:49 | Mis à jour : 09:01

Neige : plus intéressant pour les motoneigistes en s’éloignant du littoral

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

En cette saison hivernale, il n’y a pas que la pandémie qui affecte la pratique du sport de la motoneige, il manque également quelques centimètres de neige au sol pour rendre certains sentiers plus sécuritaires, particulièrement sur le littoral du fleuve Saint-Laurent.

«La TQ5 n’est pas recommandée, les clubs n’ont pas donné le feu vert aux motoneigistes. En fait tout ce qui est près du fleuve, jusqu’à deux ou trois kilomètres, ce n’est pas praticable de façon sécuritaire», a expliqué Jacques Deschênes, administrateur régional pour le Bas-Saint-Laurent de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec.

M. Deschênes a noté qu’il est tombé le double de neige jusqu’à maintenant sur les terres situées plus au sud du Saint-Laurent. «Au bord du fleuve, il faudrait entre 10 et 20 centimètres de neige pour que ce soit sécuritaire, pas seulement pour les motoneigistes, mais aussi pour les personnes qui pourraient aller les secourir au besoin», a mentionné l’administrateur de la Fédération. En tout, le Bas-Saint-Laurent offre de nombreux sentiers aux motoneigistes qui peuvent y effectuer des sorties en boucles allant de 100 à 400 kilomètres.

DE RIVIÈRE-DU-LOUP AU TÉMISCOUATA

Onil Dupont, président du club de motoneige Les Aventuriers de Rivière-du-Loup, abonde dans le même sens. «Il manque un peu de neige aux environs de la ville, nos sentiers sont accessibles dans une proportion de 70 %. La 85 (une ancienne voie ferrée et la piste cyclable Le Petit Témis), les sentiers régionaux 544 et 526 sont ouverts et en bonne condition», a indiqué M. Dupont. 

Le club Les Aventuriers entretient 182 kilomètres de sentiers balisés. En plein cœur de l’hiver, on y voit un bon nombre de touristes. «Ils vont commencer à arriver, des gens se sont informés déjà parce que chez eux, ils n’ont pas suffisamment de neige», a souligné le président.

Onil Dupont souhaite aussi que la pandémie s’atténue : «On essaie de conjuguer avec ça, on a pu garder le chalet ouvert en début de saison (50% de sa capacité) au même titre que les restaurants et le passeport vaccinal y était exigé. Mais là avec les nouvelles mesures sanitaires, il est fermé.» 

«Notre chalet, c’est un relais, un restaurant, ça reste à éclaircir. Les gens peuvent-ils entrer à l’intérieur pour prendre des choses prêtes à manger?» a ajouté M. Dupont. Pour que les motoneigistes puissent avoir notamment accès aux toilettes, le président a souligné que ça prendrait également quelqu’un pour assurer l’hygiène des lieux. Les administrateurs du club de motoneige se donnent quelques jours pour prendre une décision.

Au Club de motoneige du Témiscouata, son président Jean-Eudes Bouchard est très content puisque les 268 kilomètres de sentiers sont tous accessibles. «On a de la neige, pas excessif, mais les sentiers sont très beaux», a-t-il lancé. Le Témiscouata peut également compter sur de nombreux visiteurs dans ses sentiers. D’ailleurs, environ 8 % de ses membres proviennent du Nouveau-Brunswick et du Maine. Ceux-ci doivent se procurer une carte d’accès pour pratiquer leur sport favori en sol québécois.

Ce club témiscouatain n’opère pas de relais pour les motoneigistes, ceux-ci peuvent cependant s’arrêter dans plusieurs lieux publics comme le site du Parc du Mont-Citadelle à Saint-Honoré-de-Témiscouata. À cet endroit, on nous a répondu qu’on analysait également la situation pour savoir si les motoneigistes pourront acheter des repas à emporter et accéder aux toilettes.

Rappelons que l’hiver dernier, les motoneigistes devaient revenir à la maison sans pouvoir s’arrêter dans un relais de motoneige pour se reposer, manger ou faire un peu de social. 
 

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