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4 février 2021 - 16:13 | Mis à jour : 16:28

Hockey Bas-Saint-Laurent demande l’autorisation de jouer

Front commun pour la pratique du hockey en zone orange 

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Les responsables d’Hockey Bas-Saint-Laurent joignent leur voix à celles de leurs collègues de quatre autres régions du Québec qui passeront en zone orange, le 8 février, afin faire pression sur le gouvernement pour que les jeunes hockeyeurs puissent reprendre la pratique de leur sport favori «le plus rapidement possible». 

Les présidents des associations de hockey mineur du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de l’Abitibi-Témiscamingue et de la Côte-Nord ont tous signé une lettre dans laquelle ils déplorent la décision des autorités sanitaires de ne pas permettre la pratique des sports collectifs intérieurs, comme le hockey, en zone orange. L’initiative a été lancée par le conseil d’administration de Hockey Bas-Saint-Laurent et son président Guylain Raymond.  

En début de semaine, en conférence de presse nationale, François Legault a fait savoir que les jeunes joueurs de hockey allaient à nouveau devoir faire preuve de patience avant de retrouver la glace avec leurs coéquipiers. Une nouvelle qui a «laissé un goût plus qu’amer dans la bouche de milliers de jeunes joueurs, parents, bénévoles qui se sentent oubliés et abandonnés dans cette situation». 

«On croyait qu’on allait nous annoncer une bonne nouvelle, mais ce n’était pas le cas, a regretté M. Raymond qui a reçu des tonnes de messages et d’appels d’insatisfaction après le point de presse du premier ministre. 

Les responsables des associations de hockey mineur concernées demandent au gouvernement de leur faire confiance et rappellent que les restrictions imposées cet automne dans le cadre du plan de retour au jeu de Hockey Québec ont été suivies à la lettre. Certaines associations se sont même montrées plus sévères, à certains moments, afin d’assurer la sécurité et la santé de leurs membres. Au Bas-Saint-Laurent, aucune éclosion n’a été soulevée dans les 450 matchs de hockey disputés, selon le président. 

Guylain Raymond estime qu’il faut rapidement trouver une solution pour permettre aux jeunes athlètes de bouger et de pratiquer leur sport. Il est déçu de constater que les contraintes de la zone orange 2021 sont beaucoup plus restrictives que celles de la zone orange 2020 qui avaient pourtant permis de limiter la propagation du virus. 

«Est-ce que nos jeunes pourraient aller sur la patinoire en jouant 3 contre 3 ou 2 contre 2 en créant de l’espace? C’est ça qu’il faut regarder. Il faut penser à leur santé mentale et physique. Quelles seront les conséquences de tout ça? Il faut sonner la cloche, puisque c’est trop long actuellement», lance-t-il. 

L’homme de hockey rappelle que les joueurs de la région, qu’ils évoluent au sein du hockey scolaire (LHPS) ou du hockey scolaire, ont joué tous ensemble avant le confinement de la période des Fêtes. Il aimerait pouvoir faire la même chose le plus rapidement possible. Actuellement, seuls les athlètes en sport-études sont autorisés à pratiquer sur la glace. Ils doivent respecter différentes consignes, dont le maintien de leur bulle-classe. 

«L’objectif, c’est de permettre à tous les jeunes de jouer. Pensons à eux, mettons-les sur la glace. Si les joueurs de Rivière-du-Loup peuvent seulement jouer ensemble, par exemple, faisons ça, mais mettons nos jeunes sur la glace pour leur santé mentale et physique. Ça devrait être un priorité.»

«Les jeunes se sont montrés conciliants depuis le début, mais ont sent qu'ils sont maintenant besoin d'air pour respirer.»

La lettre sera envoyée à tous les députés des cinq régions, de même qu’au premier ministre, François Legault, à la ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest, au ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, au directeur national de Santé publique, Horacio Arruda, au directeur général de Hockey Québec, Paul Ménard et au président du C.A. de Hockey Québec, Yve Sigouin.
 

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