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2 novembre 2019 - 11:00

Où caser la caserne?

À moins d’un deuxième lien, une caserne sur Témiscouata n’est vraiment pas l’idée du siècle. C’est une erreur de compter sur 58 % de pompiers dans Saint-Ludger, car ce n’est pas une garantie à long terme, ni un critère valable pour instaurer un tel service. Il faut compter que certains iront s’installer proche de la centrale où qu’elle soit. Il est toujours plus facile de déménager un pompier que de déménager une caserne. On n’installe pas une banque dans un CHSLD pour éviter de déplacer les personnes âgées, pourquoi installerait-on une caserne proche des pompiers, ils n’ont qu’à s’installer proche de la caserne.

Une chose est sure, c’est que le pont de Saint-Luger est un sérieux obstacle à la rapidité d’intervention, il met donc 75 % de la ville hors de portée rapide, en obligeant les véhicules à négocier leur passage de cet étranglement et du centre-ville aussi, le plus souvent.

On doit s’éloigner le moins possible du centre de gravité des interventions statistiquement établies (Sainte-Anne et Lafontaine), et rester équidistant de tous les quartiers. Donc, ne pas pénaliser des secteurs en les éloignant de la caserne, comme on le ferait dans ce cas du Parc Cartier surtout.

Il existe un espace, en arrière du Canadian Tire, de Tanguay et du Shaker, qui, après l’ouverture de rues débouchant sur des Cerisiers mais aussi sur Hôtel de ville, permettrait l’accès à des voies plus rapides comme : boulevard Armand-Thériault, des Marguerites, Hôtel de ville (en modifiant les feux et l’accès à ce boulevard), et Fraser. De plus, ce secteur est assez éloigné des résidences pour ne pas trop nuire à leur quiétude.

Quant au zonage, ce n’est qu’une formalité administrative très malléable lorsque le besoin se fait sentir, comme ici.

Ce n’est qu’une option parmi d’autres, mais prenons le temps de bien penser à toutes les options. Après tout, il n’y a pas le feu dans la cabane.

 

Gilbert Blachon

Rivière-du-Loup

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